Safagri 2020, une autre ambition

La ministre de la Production, de l’Irrigation et des Équipements Agricoles, Mme Ruth Madjidian Padja, le Secrétaire Général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), Djimet Adoum et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA), Amir Adoudou Artine ont annoncé ce vendredi 31 janvier que le second Salon Africain de l’Agriculture (SAFAGRI) se déroulera bien à N’Djaména.

Photo : Neil Palmer (CIAT) / Flickr CC

Les trois têtes de proue du comité d’organisation du SAFAGRI (Salon Africain de l’Agriculture), Mme Ruth Madjidian Padja (gouvernement), Djimet Adoum (CILSS) et Amir Adoudou Artine (CCIAMA) ont annoncé ce vendredi 31 janvier à N’Djaména les dates de la rencontre des agriculteurs africains. Elle devrait se tenir du 10 au 19 avril 2020 dans la capitale tchadienne.

L’utilisation du conditionnel prévaut car selon les explication de Djimet Adoum, Secrétaire général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel CILSS  : « Il faut encore confirmer ces dates avec les plus hautes autorités du pays ». La concordance de calendrier sera compliqué à trouver étant donné que l’édition 2020 sera couplée au sommet des Premières dames des pays du Sahel.

Au titre des ambitions, le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont très élevées. L’objectif à long terme du SAFAGRI est « d’avoir la présence des 54 pays africains à terme, car nous souhaitons que le SAFAGRI soit l’évènement de référence pour le secteur agricole en Afrique » a expliqué Amir Adoudou Artine. Mais en attendant cette unanimité continentale, « on souhaite au moins avoir le présence du Nigéria voisin » qui est un des grands acteurs de l’économie africaine a complété Djimet Adoum.

Ces velléités d’expansion sont en accord avec un des deux thèmes choisis cette année : « Préparer l’entrée en vigueur de la ZLECA (Zone de libre échange continentale africaine)« . En effet, la participation active du Nigéria au SAFAGRI 2020 et aux suivantes éditions donnerait une exposition médiatique nécessaire à ces rencontres encore trop francophones, lui accorderait cette crédibilité dont elle aura besoin pour se pérenniser et enfin serait (avec la présence du Nigéria) un terrain idéal de discussions sur le développement du futur proche de la ZLECA.

La ZLECA, qui en ce début d’année 2020, compte 29 pays ratificateurs sur 54 possibles. L’intégration économique de l’Afrique est en avance sur sa feuille de route car les observateurs avaient annoncé que la période de ratification par tous les signataires prendrait au moins 3 ans. Voici qu’en moins d’un an, plus de 50% des Etats ont validé le principe.

Le second thème est moins politique (ou plus d’ordre structurel), il s’agit de la « Stratégie de financement des chaînes de valeurs ». Il rejoint indirectement les débats à mener sur la ZLECA, car qui dit maîtrise de la chaîne de valeurs, dit compétitivité. Et c’est une lapalissade que d’affirmer que nos acteurs africains en manquent cruellement… Ce qui fait dire à certains spécialistes, tel que l’agro-économiste Jacques Berthelot, que la ZLECA ne fera que creuser le fossé qui existe entre les multinationales et les acteurs africains (de l’agriculture et du négoce).

Voilà ce qu’écrivait Berthelot dans un court rapport intitulé La folie suicidaire de la ZLECA et publié sur le site de l’association humanitaire SOL- Alternative Agroécologique et Solidaire le 7 novembre 2016.

« Loin de favoriser l’intégration régionale du continent [la ZLEC] ne pourra que le désintégrer fortement en ouvrant largement les portes aux firmes multinationales qui sont déjà largement présentes dans la plupart des pays et qui concentreront leurs activités dans ceux qui sont les plus compétitifs en exportant vers les autres. »

Les enjeux des débats sur la préparation de l’entrée en vigueur de la ZLEC prévus lors du prochain SAFAGRI revêtent une dimension qui va bien au-delà de l’unique secteur agricole.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Google : une capitalisation boursière à 1 000 milliards

A l’instar d’Amazon, Apple et Microsoft, Alphabet, la maison mère de Google, atteindra officiellement les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière le 03 février prochain, date de l’annonce de ses résultats 2019.

Siège de Google à Mountaine View en Californie.

Avant de lire l’article de Siècle digital, essayons de comprendre ce qu’est une capitalisation boursière.

La capitalisation boursière correspond au prix qu’il faudrait payer s’il était possible de racheter toutes les actions d’une société à leur cours de marché actuel. Cependant ce prix dépend du volume de demande pour cette action. Ainsi lorsqu’un investisseur désire acquérir une grande quantité d’actions d’une société et a fortiori 100 %, il doit généralement payer plus que le cours du marché pour inciter les actionnaires actuels à lui vendre leurs actions.

Si l’on se fie à cette définition Wikipedia, c’est la demande qui fixe ce montant de capitalisation boursière. Si une demande effective de rachat d’Alphabet arrivait aujourd’hui sur la table de Sundar Pichai, PDG du groupe installé à Mountain View.

Les GAFAM sont les cinq sociétés les plus importantes des États-Unis, seul Facebook est à la traîne avec une capitalisation boursière tout de même raisonnable de 631 milliards de dollars. Lire la suite de l’article de Siècle Digital ici…

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Le MPS et les quatre éléments

Une organisation populaire qui souhaite dynamiser, moderniser et rendre plus bankable son image auprès d’une cible très large doit axer sa réflexion sur quatre éléments majeures de ce qui fait une bonne stratégie.

Voici quelques recommandations sur ce que pourrait entamer le MPS. Non pas que ce soit la panacée en la matière, mais ces pistes de réflexion serviront à dégager une ligne stratégique claire (avec ses codes, ses rythmes, ses moments, etc).

les digressions du planner stratégique

Quels sont ces quatre éléments RE-fondateurs ?

Le logo

Le cœur de l’identité visuelle du parti ne peut changer. Ne doit changer. Car il constitue son ADN depuis 1990. Il est connu dans tous les recoins (même les plus isolés) du pays.

Une légère évolution ? Je serais tenté de dire oui. Mais en fait, non. Sauf événement imprévisible, le logo du MPS restera tel quel. On ne badine pas avec un tel capital image.

Le positionnement

Tout d’abord il faut être prêt à moderniser (je n’utilise pas expressément le mot changement, qui peut souvent être perçu comme une agression face aux habitudes tenaces) l’ensemble de sa structure. Cela doit intervenir dans un cadre général. On ne modernise pas son image si les méthodes organisationnelles et de travail ne sont pas en phase. Il en va de même pour un changement de modus operandi qui ne serait pas accompagné par une image en cohérence.

logo pour la campagne
Exemple : logo unique qui serait utilisé par tous les candidats du parti et donnerait une unicité qui reflète la cohésion .

Ces modifications cosmétiques sont le point de départ pour un positionnement affiné, dans le sens marketing du terme.

Le(s) message(s)

Il faut les renouveler, les réinventer afin de parler aux différentes cibles. La qualité d’un message mainstream, au delà de l’information qu’il véhicule, est sa ‘duplicabilité’ : langue, support, période, contexte, média. Il doit répondre à cette équation complexe.

Les outils de communication

Peaufiner sa stratégie hybride est indispensable pour qui veut communiquer aujourd’hui (et demain).

Les rassemblements populaires et l’objet publicitaire Au MPS on connaît ! Pas besoins de révolutionner grand chose à ce niveau. Même si en se donnant un peu la peine, on peut apporter de la plus-value à certaines réunions afin d’enrichir la panoplie d’outils de com’ dont doit se doter le parti (voir par ailleurs).

Les supports imprimés. Il faut les uniformiser, afin de les rendre cohérents entre eux et ainsi optimiser la portée des messages et de leur enracinement dans les esprits.

Les médias. En période de campagne, le parti utilise principalement la radio, la télévision et l’affichage. Mais est-ce qu’un parti ne doit vivre que durant ces périodes ?

Médias électroniques. C’est le point faible du parti qui devra se doter d’une vrai plateforme digital responsive si elle veut toucher toutes ses cibles.

Le numérique et le traditionnel devront être complémentaires, afin de ne pas couper l’univers médiatique du parti en deux. C’est dans cette subtilité que réside un plan juste en communication hybride.

Au final, la combinaison de ces quatre éléments participe à construire une stratégie formalisée (une vision partagée et un regard apprêté pour le court, le moyen et le long terme).

Le Tchad étant au centre des enjeux sécuritaires dans le Sahel et le Président Déby un acteur principal de ces enjeux, les élections à venir, ainsi que les mois qui les précèdent, seront plus médiatisés que jamais . Il faut donc que le MPS se dote des meilleurs atouts pour confirmer son rang de parti central mais également refléter une image moderne et organisée de la politique tchadienne. Oui, l’image. Toujours l’image.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Le MPS en ordre de marche

Réunis fin décembre autour du Président la République, les membres du nouveau bureau politique du MPS ont reçu les ultimes conseils et les dernières consignes avant les élections législatives et régionales prévues au courant de cette année 2020. 

Les élections législatives sont bel et bien dans les tuyaux. La réunion privée entre le Président de la République et les 131 membres du bureau politique du MPS (Mouvement patriotique du salut) de ce samedi 28 décembre 2019 en est, si besoin en était, la preuve.

Telle une dernière Cène, les acteurs de l’organe « législatif » du MPS ont reçu les derniers conseils et les ultimes consignes du chef. Cette probable dernière rencontre avant les échéances électorales n’était pas du tout religieuse (pas christique donc), elle était politique.

Le Président de la République tout d’abord, et le Secrétaire Général du MPS ensuite ont donné le ton pour les semaines à venir.

Le patron de la mouvance présidentielle a fixé le cap et en phase avec ses propos du 3 novembre dernier lors du 8ème congrès extraordinaire du MPS, il appelle ses troupes à resserrer les rangs et à prendre les échéances électorales à venir avec le plus grand sérieux afin de ne pas se faire surprendre.

Aujourd’hui majoritaire, le MPS doit garder à l’esprit que la victoire n’est pas acquise.

La composition de l’actuelle Assemblée nationale

Le MPS totalise 110 sièges sur 188. En plus des 6 occupés par son allié, le RDNT (Rassemblement national de démocrates tchadiens), la majorité présidentielle  pèse 61,7% des voix. La majorité des 2/3 (66%) n’est pas atteinte mais la mouvance « baministe » a toujours pu compter sur les votes des indépendants qui ont tous une forte tendance MPS.

La composition de l'actuelle Assemblée nationale avec une majorité PS

Panorama des forces en présence.

Les dangers de perdre cette confortable majorité, même s’ils existent, ne sont pas si effrayants que ça quand on regarde l’adversité qu’il y a en face.

Le principal parti d’opposition, l’UNDR (Union nationale pour la démocratie et le renouveau) de Saleh Kebzabo, ne pourra faire mieux que ses 11 sièges actuels. Tout simplement car il n’a aucune assise régionale en dehors de ses « fiefs » traditionnels. Les défaites à répétition semblent avoir essoufflées cette formation qui n’arrive pas à se renouveler, à trouver un nouveau leadership, à se trouver une nouvelle identité gagnante.

Même cas de figure pour les deux autres partis d’opposition représentés actuellement dans l’hémicycle du palais de la Démocratie de Gassi : l’URD (Union pour le renouveau et la démocratie) de Romadoumngar Félix Nialbé et le FAR (Fédération, Action pour la république) de Ngarlejy Yoroungar. Aucune représentation sur l’ensemble du territoire, ce qui au final, plombera forcément les résultats.

Des candidats indépendants attireront peut-être sur eux la lumière médiatique, mais ne pourront faire vaciller le MPS sur le terrain de la représentativité populaire. Je pense à Succès Masra, le leader de la communauté digitale Les Transformateurs, et quelques unes de ses têtes de proue. Nous pourrons également voir des accords se conclure entre ces derniers et un parti d’opposition pour intégrer quelques noms dans les listes de leurs candidats.

Si les troupes du MPS et leurs alliés sont disciplinés, sérieux dans le travail en amont des différentes campagnes et soudés, ces consultations populaires ne devraient être qu’une simple formalité. Je terminerai en reprenant cette conclusion d’Idriss Deby Itno : “soyez de bons perdants si vous perdez, de bons gagnants si vous gagnez.“.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

A l’action !

« Au service de la jeunesse tchadienne »

Profession de foi politique de Chérif Adoudou Artine

Au delà de la critique ex nihilo, qui est très souvent improductive, il y a l’action.

Le quadragénaire tchadien que je suis s’est posé la question de savoir comment passer du statut de simple observateur critique à celui de citoyen engagé pour son pays.

La réponse a été limpide. Elle est devant moi.

A l’instar de mon défunt père, Adoudou Artine Adil, et de mon frère, Amir Adoudou Artine, qui à travers leurs activités dans le monde des affaires et de la politique ont marqué leurs communautés, leur entourage professionnel et leurs familles, je me dois, si je veux agir, leur emboiter le pas. Durant 50 ans pour Adoudou Artine Adil et depuis plus de 15 ans pour Amir Adoudou Artine, ils ont sillonné le Tchad, ils ont côtoyé leurs compatriotes et ont essayé d’apporter des réponses aux attentes sociales, culturelles et économiques des femmes et des hommes qu’ils rencontraient. J’ai eu la chance de côtoyer au plus près ces deux hommes volontaires, visionnaires, travailleurs et patriotes. Leur exemple ne peut qu’être une inspiration.

Mon engagement politique n’est pas que militant. Il s’agit d’un engagement citoyen à travers la politique dans le sens ou je partage les attentes de mes compatriotes. En tant que Tchadien, leurs doutes et leurs espérances sont aussi les miens.

Je m’engage en politique pour apporter mon point de vue, ma vision et ma capacité de travail pour l’épanouissent de tous les Tchadiens en me fondant sur les préceptes d’une social-démocratie africaine.

Le Tchad appartient aux jeunes

Je souhaite qu’au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) nous réapprenions à parler à la jeunesse tchadienne afin de lui céder cette place prioritaire qu’est la sienne. Elle le mérite par sa vivacité, par son énergie, par son ingéniosité, par sa résilience à toute épreuve et surtout par son poids démographique. Nos compatriotes âgés de moins de 35 ans représentent 80,3% de la population tchadienne estimée en 2017 à 15 016 773*.

Le MPS, parti frondeur, parti libérateur, parti fondateur doit présenter un plan d’avenir à la jeunesse tchadienne et des politiques adaptées aux mutations que nous vivront. Ce plan doit être réaliste, mesurable et réalisable dans des délais raisonnables. Le MPS en a les moyens car il regorge de ressources qualifiées, expérimentées et connaissant ce pays sur le bout des doigts. Je me joins à ces femmes et à ces hommes pour relever les défis qui nous attendent pour l’avenir de notre population.

Nous devons donc nous adresser aux jeunes de manière franche et dans le respect qui s’impose car ce pays leur appartient. Nous devons par conséquent préparer ce pays pour que leurs rêves voient le jour sur le territoire tchadien, que leur avenir se dessine dans les 1 284 000 km de notre pays. Et non pas à chercher, par dépit, à se construire un avenir ailleurs.

Je souhaite qu’au terme de la décennie 2020 – 2030, quand un jeune tchadien quittera son pays, ce sera pour enrichir ses connaissances académiques, renforcer son réseau professionnel, faire briller l’image du Tchad à l’étranger ou juste pour ses loisirs.

Je m’engage pour une action politique « Au service de la jeunesse tchadienne ».

Chérif Adoudou Artine

 

 

 

 

 

 

*Source : https://fr.countryeconomy.com/demographie/structure-population/tchad

Le budget 2020 détaillé

Le projet de budget 2020 sera soumis au vote des députés ce vendredi 27 décembre 2019. Il s’élève cette année à 1 209, 6 milliards de francs CFA. Comment a-t-il évolué ? Comment sera-t-il financé ? Que financera-t-il ? A quel hauteur ? Que représentent les charges de la dette de l’Etat ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans une analyse minutieuse du projet de budget 2020.

Le projet de budget 2020 du Tchad a été présenté le lundi 9 décembre dernier lors d’un Conseil des ministres restreint. Après présentation et amendements éventuelles à la Commission Finances, Budget et Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, il devrait, selon toute vraisemblance, être adopté dans ses grandes lignes ce vendredi 27 décembre par les députés.

Après des baisses consécutives depuis 2015, le budget de notre pays enregistrera peut-être sa deuxième hausse en 6 ans.

Que peut-on (que doit-on) retenir de ce budget qui se chiffre à 1 209,6 milliards de francs CFA ?

Tout d’abord que ce projet de budget de 1 209,6 milliards représente les ressources prévisionnelles de l’Etat.

Les ressources sont composées de :

  • Recettes fiscales pour une prévision de                     707 474 594 256 francs
  • Dons, legs et transferts d’autres budgets public      163 665 000 000 francs
  • Autres recettes                                                              338 537 030 234 francs

Ce qui nous donne donc le total cité plus haut.

Les ‘’Autres recettes’’ sont par exemple celles perçues par les services des cartes d’identité, des passeports, des cartes grises de véhicule, du contrôle technique, etc.

Malgré une hausse prévue de son budget, le Tchad fait figure de petit pouçet au sein de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Loin derrière le Cameroun et juste devant la RCA. Mais il faut quand même signaler que le budget du Cameroun ne se calcule pas sur les mêmes bases que le budget tchadien. Yaoundé intègre dans le sien les recettes de certaines entités décentralisées. Tandis que chez nous le calcul se fait uniquement sur l’administration centrale.

 

Notre analyse portera sur les charges de l’Etat. Ce que coûte le train de vie des différents ministères et institutions financés par l’argent public (qui provient principalement des différents taxes et impôts que chacun d’entre nous paye et des différentes recettes que nous faisons rentrer dans les caisses de l’Etat).

Ces dépenses représentent 1 052,7 milliards. Soit 87,3 % des recettes escomptées par le projet de Loi des Finances présenté au début du mois. Les 12,7 points (soit 157 milliards) serviront à financer en partie les charges de la trésorerie notamment l’amortissement de la dette publique qui se chiffre à 273 milliards selon les chiffres du ministères des Finances et du Budget.

Quel est notre top 5 des dépenses budgétaires ?

Disséquons ce budget des dépenses qui s’élève à 1 052,7 milliards de francs CFA

Quel ministère pèse le plus dans ce projet de budget au niveau des dépenses ?

Avant d’évoquer cela, parlons de la nomenclature des postes budgétaires dans un tel projet de budget.

Les dépenses publiques sont subdivisées en 6 parties, chacune d’entre elles représente une nature de dépenses pour le budget du ministère (ou pour le budget global).

Charge 1 : Charges financières de la dette

Charge 2 : Dépenses du personnel

Charge 3 : Dépenses des biens et services

Charge 5 : Dépenses de transferts

Charge 6 : Dépenses d’investissements

Définition

Les dépenses de transfert

Je pense que c’est la seule charge qui nécessite une explication afin de bien saisir son rôle et ce qu’elle recouvre.

Les dépenses de transferts sont composées des subventions aux établissements publics (hôpitaux, écoles, police, agences), sociétés publiques (SNE, STE,…) et collectivités autonomes, des contributions aux organismes internationaux et nationaux, des prises de participation, etc.

Le top 5 de ce budget composé de 33 lignes budgétaires (ministère/institutions) ?

Numéro 1 du classement : Education

Budget : 153 542 125 000 francs CFA (14,59 % du budget des charges de l’Etat)

Il est le résultat du cumul de 3 ministères

  • Le ministère de l’Education nationale et de la Promotion civique
  • Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Le ministère de la Formation professionnelle et des Petits métiers

La ventilation de dépenses est la suivante

Le personnel pèse deux tiers des 153 milliards de l’Education.

Numéro 2 du classement : Défense

Budget : 145 948 557 francs CFA (13,86 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation de ses dépenses est la suivante

Les dépenses de personnel pèsent pour 77% du la manne attribuée au fonctionnement de ce département.

Numéro 3 du classement : Dépenses communes

Budget : 130 572 660 000 francs CFA (12,40 % du budget des charges de l’Etat)

Définition

Les dépenses communes

Partie intégrante du budget général, le budget des dépenses communes est constitué de l’ensemble des dépenses qui ne peuvent être imputées sur les budgets des départements ministériels ou institutions. Ladite section permet aussi à faire de la régulation budgétaire. Ce budget s’inscrit dans le cadre plus global des dépenses du budget général.

La ventilation des dépenses communes

On constate que les fonds destinés à soutenir les entités publiques ou privées représentent 78 % sur les 130 milliards.

Numéro 4 dans le classement : Santé publique

Budget : 91 063 882 000 (8,65 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation des dépenses

Le département de la Santé dépense 40% de son budget aux investissements (infrastructures, équipements, formation, etc).

Numéro 5 dans le classement : Infrastructures et Transports

Budget : 88 631 527 000 (8,42 % du budget des charges de l’Etat)

Ventilation des dépenses

Où l’on constate que les dépenses d’investissements représentent la quasi-totalité du budget.

Etant donné que le poste budgétaire des dépenses communes est venu s’immiscer dans notre top five, voici notre cinquième département ministériel le plus riche…

Numéro 6 dans le classement, mais numéro 5 dans les faits : Finances publiques

Budget : 86 580 921 000 (8,22 % du budget des charges de l’Etat)

Eclairage

On constate que la charge financière de la dette publique, imputée à ce département, représente 70% de ses dépenses.

Pourquoi est-ce que ces 62 milliards ne sont pas affectées aux dépenses communes ?

« Parce qu’elle est administrée par la Direction en charge de la gestion de la Dette publique qui est au sein du ministère des Finances et du Budget » nous explique Abakar Billal, spécialiste en Finances publiques.

Le quintette de tête de ce projet de ‘’budget dépenses’’ est composé des départements suivants :

  1. Education (trois ministères regroupés),
  2. Défense,
  3. Santé publique,
  4. Infrastructures & Transports
  5. Finances

Un classement somme toute logique…

Pour conclure

Voici le tableau complet des dépenses dans lequel vous trouvez tous les ministères et institutions concernés.

33 lignes budgétaires initiales regroupées en 31.

Un budget marqué par une grande disparité :

  • 3 départements disposent de budgets supérieurs à 100 milliards.
  • 5 départements disposent de budgets compris entre 50 et 100 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 10 et 50 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 1 et 10 milliards.
  • 3 institutions disposent de budgets inférieurs à 1 milliard.

Les dépenses courantes du budget total sont principalement dévolues aux salaires des fonctionnaires et autres travailleurs contractuels de l’Etat à hauteur de 35% du budget de dépenses (1, 058,6 milliard). Avec 32% du budget, les dépenses d’investissements viennent en deuxième position.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Garde à vue, gare à vous !

L’inspection générale d’Etat est en train de traquer la mauvaise gestion de l’argent public. Ses recommandations sont craintes jusqu’aux plus hauts niveaux de l’appareil administratif. Kalzeubé en est la preuve. Retour sur une semaine durant laquelle l’actualité judiciaire a été au centre de toutes les discussions…avec aussi l’affaire Ibédou.

Interpelé le jour de la fête de la liberté et de la démocratie, le ministre d’Etat, ministre Secrétaire Général à la Présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet fait les frais d’une enquête menée par l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur fond de compensation immobilière. Il est passé en deux jours de la case Présidence à la case prison en passant par la case garde à vue.
L’ancien PM sous écrou, qui sera le suivant ? C’est la question que tout le monde se pose car selon des bruits de couloir « une liste de douze noms » aurait été établie par les équipes dirigées par Ahmat Mahamat Zagalo, Inspecteur général d’Etat à la tête de l’IGE, créée en 2015/16 et rattachée à la Présidence de la République. Héritière de plusieurs organes d’Etat dans le but de « contrôler à posteriori la gestion administrative et matérielle des biens de l’Etat », elle succède dans ce rôle de « tracker » de la mauvaise gestion de l’argent public à la Commission Bartichret (dirigée par le Président de la Cours suprême de l’époque, Ahmed Barticheret) en 2005, au ministère du Contrôle d’Etat (qui a changé de nom à trois reprises) et enfin à la très redoutée Opération Cobra en 2012 après la fusion des ministères du Contrôle d’Etat et de celui de la Justice voulue par Abdoulaye Sabre.
Après le SG de la présidence, des bruits ont couru sur Twitter qu’en à une convocation d’Issa Doubragne, ministre de l’Economie et de la Panification du développement qui a été épinglé par une note de recommandations de cette même IGE en date du 19 novembre courant. Mais cette information a été très vite infirmée, notamment par un fact checking de Tchadinfos.com. Quoi qu’il en soit, nous devrions entendre parler de l’IGE d’ici la fin du mois de décembre. Les réjouissances de fin d’année ne seront pas agréables pour tout le monde.

Captures d’écran

Le lundi 2 décembre 2019, Mahamat-Nour Ahmat Ibédou, Secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), a aussi été convoqué par la Police judiciaire. Ce jour étant le prolongement du férié de la veille, le diplômé de l’Ecole Nationale du Trésor Public de Noisiel (France) s’est rendu au commissariat le mardi 3 décembre pour répondre aux policiers suite à une plainte pour diffamation déposée par Bakhit Bahar Itno. Ce dernier a été accusé par un communiqué de la CTDDH d’avoir enlevé et torturé un groupe de femmes en novembre dernier.
Une garde à vue plus tard, voilà que le SG de la CTDDH se trouve confronté à une autre accusation beaucoup plus grave : meurtre et de complicité de meurtre. Selon les avocats de ce dernier, les fonctionnaires de police ont voulu lui faire signer une déposition qui n’était pas la sienne. Après 48 h en GAV, il a été transféré à la maison d’arrêt d’Amssinéné dans le nord de N’Djaména.
Des captures d’écran reprenant des échanges entre l’acteur de la société civile et un certain Malick Ibet Ibrahim, accusé du meurtre d’une adolescente en 2015, ont suffit à le garder derrière les barreaux. Dans cet échange ont apprend que M. Ibedou souhaite soustraire M. Ibrahim des mains de la justice tchadienne en lui faisant quitter le Tchad.
Mais qu’en est-il de la véracité de ces copies et de leur contenu ? C’est à ce niveau que toutes les discussions s’arrêtent. Et c’est à ce niveau que toutes les discussions doivent tourner. Pour confondre M. Ibédou il aurait fallu prouver l’authenticité du contenu de ces messages. Cela passe par chercher à savoir si les adresses des deux concernés n’ont pas été piratées ou si ces copies ne sont que l’œuvre d’une personne maîtrisant un tant soit peu un logiciel de graphisme… Il existe une multitude d’outils pour clarifier ce genre de situations. La justice, quant à elle, dispose également de textes qui lui permettent d’envoyer des demandes d’authentification avec expertise très pointue. Et ce, jusqu’à Google.
Les personnes en charge de l’affaire peuvent et doivent passer au crible ces « preuves » afin d’avancer dans cette affaire qui cristallise la société tchadienne.

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Visit Rwanda

Le Rwanda a signé un partenariat de 3 ans avec le Paris Saint Germain. L’accord prévoit la promotion de la destination Rwanda sur le maillot du club de la capital française. Détails d’un accord estimé à 40 millions de dollars.

Après le club londonien d’Arsenal, c’est au tour de Paris, via son club flambeau, le Paris Saint Germain d’arborer sur son maillot le très laconique « Visit Rwanda ».

Pour un montant estimé entre 30 et 40 millions de dollars sur 3 ans à partir de la saison 2020-2021, le Rwanda s’est offert un des clubs les plus en vue du moment grâce à l’exposition de sa ville hôte, grâce à ses stars et grâce à ses riches propriétaires qataris.

Avec notre regard tout tchadien on pourrait croire que ce montant est exorbitant. Mais exorbitant par rapport à quoi ? Parce que si on regarde ce qu’à rapporté sur le plan touristique le contrat de sponsoring avec le club londonien d’Arsenal, ces opérations peuvent faire figure de jack pot pour le Rwanda.

La preuve en infographie :

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Chérif newZ

Votre condensé d’actualité tchadienne…et plus

Les médicaments de la rue tuent

Le ministre sur la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, a, via un communiqué publié ce dimanche 14 juillet 2019, appelé la population à la vigilance quant à la consommation d’un produit pharmaceutique « dénommé Fradol ». Cette communication du ministère fait suite à une perte de connaissance d’un malade survenue durant le week-end.

Le ministère rappelle aussi que ce traitement « de provenance inconnue ne figure pas sur la liste nationale des médicaments essentiels. »

Un sachet de Fradol, le médicament à l’origine de la perte de connaissance d’un patient.

Plus de VPN au Tchad

C’était l’évènement du week end. Le Président de la République a instruit les services compétents pour lever les restrictions sur les réseaux sociaux ce samedi 13 juillet 2019 lors de la clôture du Forum Tchad Numérique.

Les internautes tchadiens étaient en fête suite à cette annonce. Ils se libèrent ainsi de leur(s) VPN (applications qui leur permettaient de contourner la censure sur les réseaux sociaux imposée au Tchad depuis le mois de mars 2017) et vont diminuer leurs coûts de connexion.

Can 2019

La finale de la Coupe d’Afrique des nations opposera le Sénégal à l’Algérie.

Au terme des deux demies-finale jouées ce dimanche 14 juillet, les Sénégalais se sont imposés face au Tunisiens après prolongation sur la plus petite des marges, 1 but à 0; et les Algériens sont venus à bout du Nigéria, 2 buts à 1.

La finale entre Lions de la Téranga et les Fennecs se jouera au Caire le vendredi 19 juillet à 20 heures.

Mercredi 17 juillet, Tunisiens et Nigérians tenteront de monter sur le podium en remportant le match pour la troisième place.

Facebook condamné à 5 milliards $

Le réseau social crée par Marck Zuckerberg négocie actuellement le règlement d’une amende de 5 milliards de dollars infligée par la Federal Trade Commission (FTC), le régulateur du commerce aux Etats-unis. Cette somme imposée à Facebook fait suite aux failles de sécurité dans la protection de la vie privée des utilisateurs du réseau. Le montant dont devra s’acquitter probablement Facebook représente 9% de son chiffre d’affaires de l’année 2018.

Africanews a été vendue

La chaîne d’info continue, Africanews, a été vendue par le groupe américano-européen EuronewsNBC au magnat malgache de la banque et de l’immobilier, Ylias Akbaraly, à la tête de la holding Sipromad. L’acquisition de la chaîne basée à Brazzaville par Sipromad est estimée à 20 millions de dollars. L’opération devrait être officialisée à la fin du mois de juillet 2019.

A$AP Rocky risque 6 ans de prison

Le rappeur new-yorkais, A$AP Rocky, est détenu en prison depuis le 5 juillet 2019 à Stockholm, en Suède. Il s’est rendu dans le nord de l’Europe dans le cadre d’un festival de rap, le Hip-Hop Smash. Suite à un échange avec des fans qui a tourné en pugilat, il a été convoqué par la police suédoise après son concert du vendredi 5 juillet et est incarcéré depuis cette date.

Il sera maintenu en détention durant au moins deux semaines, le temps de l’enquête, et risque, selon le média en ligne TMZ, jusqu’à 6 ans de prison.

Pour plus de détails sur l’affaire, on vous conseille de lire le billet du site Le black et la plume.

Excellente journée à toutes et à tous.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé.

Chérif Newz

Votre condensé d’actualité tchadienne…et plus !

Aché Cohélo au CPA de Macron

La réalisatrice Aché Coélo intègre le Conseil pour l’Afrique (CPA) initié par Emmanuel Macron pour « bâtir une nouvelle relation entre l’Afrique et la France ».

La femme de 33 ans rejoint dans ce think tank une autre de nos compatriotes, Vanessa Moungar, membre de ce conseil depuis sa création en août 2017.

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Aché « Kakou » Cohélo
Crédit photo : Aché Cohélo

Menace de grève à Djarmaya

La principale cellule syndicale représentant les salariés de la raffinerie de Djarmaya menace d’aller en grève. Ella transmis ce mardi 9 juillet un préavis de grève à la direction générale.

Selon Tchadinfos.com, les travailleurs syndiqués souhaitent que leur board réponde aux revendications suivantes :

  • Signature et l’application immédiate et sans délai de la convention collective d’entreprise de la Société de raffinage de N’Djamena
  • Augmentation sans conditions et sans exceptions des grades aux employés n’ayant pas bénéficié des « dons de grades
  • Déblocage immédiat et sans conditions des avancements systématiques annuels de certains agents suspendus depuis 2012
  • Rappel de salaires de certains agents.

Rappelons que c’est la raffinerie de Djamrmaya qui fournit la ville de N’Djaména en carburant et en gaz.

« Tchad, pays inégalitaire »

Le Tchad est le pays le plus inégalitaire du Sahel selon un rapport de l’ONG britannique OXFAM présenté ce jeudi 10 juillet à N’Djaména.

L’un des points saillants de ce rapport indique qu’au Tchad, « 10% des plus riches détiennent une part du revenu brut national deux fois plus importante que les 40% les plus pauvres ». Plus de détails ici.

CAN 2019

On connait désormais le dernier carré de la CAN 2019.

Après le Sénégal et Le Nigéria jeudi soir, les Algériens et les Tunisiens ont décroché leur billet pour les demies finales.

Au bout du suspens, les Fenecs sont venus à bout de la Côte d’Ivoire. Ils se qualifient après une séance de tirs au but remportée 4 à 3 ( 1-1 au bout du temps réglementaire et des prolongations).

La Tunisie quant à elle st venue à bout de la surprenante équipe de Madagascar sur le score sévère de 3 buts à 0.

Bonne journée à toutes et à tous.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé