#OthersChadiansLivesMatter

L’Afrique, par la voix et les clics de sa jeunesse, soutient le mouvement militant #BlackLivesMatter. Par solidarité, par empathie, par indignation. Mais elle oublie au passage de s’indigner contre son propre racisme endogène et les dérives de ses forces de l’ordre. Et si les leaders de la jeunesse africaine se servaient des leçons apprises de ce mouvement outre Atlantique pour s’organiser afin de sensibiliser sur certains de ses propres maux ?

Le mouvement citoyen #NoLimit pronait le  »Vivre ensemble ». Une initiative à encourager pour lancer un mouvement militant pour lutter contre les violences policières et le racisme endogène ? Crédit : Toumaï Web Média

Mardi matin lorsque je me suis connecté à mon Instagram j’ai cru durant une petite heure que la carte mère de mon téléphone était abîmée. Tous les postes étaient noirs. Noirs avec de temps en temps des slogans. J’ai donc désinstallé mon application et les installer à nouveau quelques instants après… réflexe bidon pour remettre les choses à flot en fait.

Et puis en lisant un article sur mashable.com

J’ai appris que ces carrés noirs étaient le résultat du BlackOutTuesday. Un boycotte assez particulier initié ce mardi 2 juin 2020 notamment par Jamila Thomas, directrice marketing d’Atlantic Record (maison de disque américaine) sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming. Cette action, comme beaucoup d’autres, dénonce le racisme contre la communauté noire aux États-Unis.

Ce #BlackOutTuesday est une émanation du plus ancien et plus vaste #BlackLivesMatter.

Tandis que les émeutes et les protestations occupent la Une des journaux du monde entier, la jeunesse africaine s’est elle aussi immiscée dans le mouvement en relayant les messages pour un plus grand respect de la vie des afro-américains et tout en s’employant à adopter les codes du boycotte. La solidarité, l’empathie, l’indignation… c’est tout a fait normal.

Mais au-delà des symboles et du fait que la mort de Georges Floyd nous touche tous, je souhaite que ce mouvement puisse aider à mettre en lumière certains maux qui minent les sociétés africaines en général et tchadienne en particulier. Car je pense qu’il est nécessaire de le rappeler, le mouvement militant américain Blaclk Lives Matter se mobilise contre la violence et le racisme contre les afro-américains aux Etats-Unis. Et non contre les violences et les différentes formes de racisme endogènes perpétrées par des noir d’Afrique à l’encontre d’autres noirs d’Afrique. Et par recentrage… non pas des actes perpétrés par des noirs du Tchad à l’encontre d’autres noirs du Tchad. Vous voyez ou je veux en venir ?

Insultes ethniques

Les protestations qui se tiennent actuellement aux USA coïncident avec un micro événement qui ne concerne que les internautes tchadiens : un déferlement de haine par postes Facebook interposés basé sur les origines ethniques. Une attitude qui dénote avec les scènes d’union de blancs, de noirs, de latinos, d’Amérindiens que l’on a vu sur nos chaînes de télé ou nos feed réseaux sociaux. Et pourtant bon nombre de jeunes tchadiens prônent les valeurs d’unité, de respect et d’ouverture du hashtag #BlackLivesMatter.

Le deuxième fait important du mouvement de contestation américaine est le clouage au pilori de sa police. Dans le même esprit, nos jeunes du continent et nos jeunes tchadiens ont embrassé et relayé ces dénonciations. Tout en oubliant de le faire pour les forces de l’ordre qui sont aux coins des rues de N’Djaména, de Kinshassa, de Lagos ou d’Abidjan. Ces hommes en uniformes qui rackettent, qui torturent et qui se comportent comme de petits dictateurs face à une population désarmée.

J’interpelle par conséquent tous les leaders de la jeunesse tchadienne pour lancer un mouvement militant apolitique avec pour seul objectif de lutter contre les dérives policières et le tribalisme. #OthersChadiansLivesMatter La vie des autres tchadiens (autres que nous) comptent.

Qu’attendez-vous pour lancer avec autant d’énergie que celle dont vous avez fait preuve pour soutenir le hashtag américain, notre propre hashtag revendicatif ?

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Course contre la montre à l’Education nationale

Sur fond de Covid-19, une stratégie de reprise des cours afin d’assurer une année scolaire complète a été soumise par le ministère en charge de l’Éducation au Comité de gestion de crise sanitaire ce mercredi 3 juin. Pendant ce temps, la tenue (ou pas) des épreuves du bac n’a toujours pas été évoquée.

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique est en train de se creuser les méninges pour éviter une année blanche. C’est tout à son honneur.

Il defendra sa stratégie face au Comité de crise
Aboubakar Assidik Tchorouma, ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique. Crédit : Tchadinfos

Depuis le 19 mars 2020, date du premier cas de coronavirus enregistré au Tchad, des milliers d’élèves sont déscolarisés malgré eux. Cette décision de laisser nos enfants à la maison, même si elle se comprend eu égard à l’urgence sanitaire, était un peu discutable. Ces écoliers que l’on a éloigné de l’école retrouvaient de toute manière à la maison leurs parents…qui eux sont allés sur leur lieu de travail. Même si on dit très souvent que les enfants sont immunisés, cette décision différenciée entre les adultes et leurs rejetons nous a laissé pantois. Presque moqueurs.

Ensuite les responsables de l’école tchadienne ont proposé des solutions de cours en ligne ou télédiffusés. Mais la fracture qui existe au Tchad entre les élèves rendait de facto ces solutions 2.0 discriminantes. Elle n’ont logiquement pas eu l’engouement escompté. Partant de là, chaque école a adopté sa solution.

Si certaines écoles ont pu avancer dans les cours, ce n’est pas le cas partout.

Dans notre pays, une règle stipule qu’il faut 900 heures enseignées pour valider une année scolaire. 675 d’entre elles ont été effectuées au 19 mars dernier, date de la suspension des cours. Le gap de 225 heures devra être comblé si nous ne voulons pas risquer une année blanche. Et afin de ne pas arriver à cette issue, qui serait regrettable à plusieurs titres, les têtes pensantes de l’Éducation nationale proposent quatre scénarii d’évitement…

Ces quatre cas de figure ont été compilés dans un document succinct de 7 pages, intitulé ‘’Scanarii et stratégies de reprise des activités pédagogiques au titre de l’année scolaire 2019-2020’’.

Les trois premiers cas de figure sont principalement des propositions de dates pour la tenue des examens suivants :

  • Les concours d’entrée dans les filières techniques ;
  • Les épreuves du Brevet d’enseignement fondamental ;
  • Le brevet de technicien, celui d’études professionnelles et le diplôme de fin formation professionnelle.

Dans le 1er cas de figure, le début des examens pour les diplômes ou accessions cités est prévu pour le 27 juin 2020.

Le second cas de figure prévoit un début des épreuves le 4 juillet 2020.

Dans les deux cas, les délais de reprise me paraissent très courts.

Le troisième scénario semble plus plausible. Il fixe la date des premières examens au 18 juillet 2020.

A la lecture de ces trois propositions, je me demande si les 225 heures manquantes pourront être enseignées d’ici le 27 juin, le 4 juillet ou le 18 juillet, dates des premiers examens prévus dans le chronogramme du ministère respectivement aux scénarii 1, 2 et 3.

Le quatrième scénario consiste lui a continuer l’année scolaire 2019-2020, quitte à empiéter sur le début de l’année scolaire suivante. Des adaptations seront alors de rigueur pour équilibrer le calendrier en 2021. Les épreuves seront alors étalées entre le 28 octobre et le 28 novembre 2020.

Vu le retard accusé pour présenter ces propositions, vu la démobilisation du corps professoral et vu que la saison des pluies ne tardera pas à pointer son nez, cette quatrième proposition semble être la plus appropriée.

Le ministère a remis officiellement sa copie  ce mercredi 3 juin 2020 au Comité de gestion de crise sanitaire. Ce dernier statuera en adoptant un des quatre schémas ou en rejetant le tout.

Et le baccalauréat dans tout ça me direz-vous ?

Le diplôme phare qui marque la fin des études secondaires ne dépend pas du ministre de l’Éducation nationale et de la promotion civique mais il est géré conjointement par le ministère de l’Enseignement supérieur et l’ONECS, l’Office national des examens et concours du supérieur.

En ce qui concerne le bac, c’est encore le flou.

La rédaction de tchadinfos a souhaité entrer en contact avec ces deux entités afin de savoir quelles dispositions ont été prises pour la tenue des épreuves du bac. Mais voilà, Junior Békoutou, le journaliste en charge des questions d’éducation auprès du site d’information, s’est vu opposer une fin de non-recevoir.

Peut-on considérer ce refus de communiquer comme un aveu d’impréparation des épreuves du bac ?

Est-ce que la stratégie du ministère de l’éducation nationale, qui reste à valider par le comité de crise, est pertinente ?

Et surtout permettra-t-elle de sauver l’année scolaire, d’éviter l’année blanche ?

Des questions, toujours des questions…alors que c’est de réponses qu’ont besoin parents inquiets et élèves abandonnés.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Edito : Quel est le problème de la SNE ?

La SNE (Société nationale d’électricité) est la cible de toutes les critiques. Forcément, avec des températures avoisinant les 45 degrés depuis deux mois, tous les yeux sont rivés sur elle. Mais plus pour des remontrances que des demandes de résultats, car tous les Tchadiens savent que cette entité publique qui monopolise le marché de l’énergie est incapable pour le moment de répondre à leurs besoins. Pourquoi cette faillite dans un secteur clé que l’on peut qualifier de régalien ? Essayons de comprendre ce qui ne va pas au sein de la plus obscure des sociétés d’État.

Le Directeur Général de la SNE doit-il être nommé par la Président de République ? Qu’en est-il de son indépendance ? Crédit : SNE

« 60 milliards de francs CFA par an à raison de 11 citernes de carburant par jour, et toujours pas d’électricité. » rappelait ostentatoirement la page officielle de la Présidence de la République après une réunion de crise sur la moribonde Société nationale d’électricité qui s’est tenue le 23 avril dernier autour du Président Idriss Déby Itno. Lors de cette rencontre, une série de décisions ont été prises afin de résoudre définitivement la crise énergétique qui prévaut au Tchad.

Un mois après, qu’est ce qui a changé ?

Et bien « Non Monsieur le Président de la république, la Société nationale d’électricité, la fameuse SNE, n’a toujours pas changé ses mauvaises pratiques »

C’est en ces termes forts, factuels et ciblés qu’une tribune signée par Wal Moussa Achitéla, publiée ce lundi sur les pages de Tchadinfos, décrit la dure réalité que vivent les habitants de N’Djaména, sevrés d’électricité. Privés de loisirs simples. Privés de ce qui devrait être une normalité dans une capitale en 2020.

Souvenez-vous, le 24 septembre 2018, Idriss Déby Itno effectuait une visite inopinée à la Direction Générale de la SNE. Le long et sérieux entretien qu’il a eu avec le board exécutif de l’époque pouvait laisser présager une amélioration des services facturés très chers par la société d’État. Mais rien n’y fit. Comme une histoire qui se répète, elle a continué son inexorable descente aux enfers.

Que peut-on tirer comme conclusion de cette situation de faillite généralisée ?

De deux choses l’une :

Tout d’abord nous sommes en droit de nous demander si les lobbies qui ont infiltré la Société nationale d’électricité, selon les dires et la rumeur, ont une parole et une main mise sur la SNE plus puissantes que les décisions présidentielles et gouvernementales ?

Comment pourrait-il en être autrement quand on voit la bouillie dans laquelle se trouve la SNE ? Arriérés de dettes de plus de 2 milliards pour un seul de ses prestataires, aucun résultat malgré les subventions de l’État tchadien. Aidée mais endettée, voici en quelque sorte résumée la situation de l’entreprise d’État la plus obscure. Excusez le jeu de mots.

Ensuite les spécialistes se poseront la question de savoir si cette SNE s’est dotée d’un plan de projection à court, à moyen et à long terme. Parce qu’aujourd’hui, structurellement elle ne peut tenir la cadence… la ville grandissant, la population croissant.

Sous-équipée ou mal équipée ? C’est selon…

La SNE ne pourra jamais répondre à la demande si elle n’investit pas à grande échelle dans ses infrastructures et dans la formation de ses salariés. La seule manière pour elle de se libérer de ce management de rafistolage qui consiste à réparer des équipements en bout de vie, à commander des pièces de rechange en urgence ou à réquisitionner des installations à l’arrêt.

Outre les équipement et le niveau général des collaborateurs, il y aussi et surtout un autre enjeu primordial : optimiser les méthodes d’exploitation. Car c’est à l’aune de ses services, au jour le jour, au contact  du consommateur que la SNE pourra redorer son blason.

Nous disions donc, de deux chose l’une : soit les ratés de la SNE sont dues à sa gestion opaque et à ses ramifications supposées douteuses , soit ses ratés sont dus à son déficit structurel et à son manque de vision ?

Et si c’était les deux ?

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Chacun de nous doit être un rempart

Le Chef de l’État, Idriss Déby Itno, s’est exprimé ce mardi sur la menace coronavirus. Même si son intervention est loin d’avoir répondu aux attentes, cette prise de parole du 1er décideur tchadien était nécessaire pour alerter sur le danger de cette pandémie.

Le Président de la République Idriss Déby Itno (Photo : Vincent Fournier / JA)

‘’Mes chers compatriotes, face à l’adversité nous devons être vigilants, disciplinés, solidaires, et unis. Je suis convaincu que le peuple tchadien, qui a traversé tant d’épreuves, saura sans nul doute se montrer fort face à la pandémie. Que Dieu bénisse le Tchad. Vive la république.’’

C’est avec cet appel à l’unité nationale que le Chef de l’État, SEM Idriss Déby Itno, a conclu son allocution à la nation ce mardi 24 mars à la mi-journée, intervention dictée par la pandémie du coronavirus qui menace le Tchad.

Durant précisément onze minutes sur les ondes de la Radiodiffusion nationale tchadienne (RNT), le Président de la République s’est prêté à un exercice qualifié par les observateurs tchadiens de ‘’discours tenu dans un cadre exceptionnel’’, comme pour marquer la stature de l’homme et répondre aux espoirs fondés en lui par ses compatriotes durant cette période trouble.

Ceux qui s’attendaient à des décisions fortes, à l’instar de celles prises par Macky Sall, Président de la République sénégalaise, la veille, seront déçus. Pas d’annonce formelle d’aide à l’économie, ni de confinement total donc, mais une prise de parole nécessaire.

En sa qualité de leader de la nation, Idriss Déby Itno, a rappelé à ses compatriote l’importance du danger qui nous guette actuellement. Sa voix de chef a contredit ce que beaucoup de Tchadiens, dans une inconscience totale, faisaient circuler depuis presque deux semaines sur le Coronavirus. Une prise de parole hautement utile pour que la nation tout entière comprenne la période dans laquelle nous nous apprêtons à entrer, une période de doutes, une période de dangers, certainement ponctuée de deuils. L’heure est grave et il fallait que le premier responsable de notre pays intervienne afin que nous restions éveillés et alertes face au Coronavirus et éviter de se laisser aller à des divagations de tout ordre.

Un impératif absolue

Après avoir rappelé les mesures prises en fin de semaine dernière par la Cellule de veille et de sécurité sanitaire (organe dirigé par Kalzeubé Payimi Deubet (ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République)), qui gère la crise au niveau national, Idriss Déby Itno a égrainé, afin qu’elles soient bien entendues par tous, les règles élémentaires d’hygiène car ‘’chacun de nous doit être un rempart face à ce virus et il s’agit à l’évidence d’un impératif absolue’’.

L’occupant du Palais rose a également détaillé le financement ‘’par nos ressources propres et la contribution de la solidarité internationale’’ du budget du plan de contingence de 15 milliards de Francs CFA pour lutter contre le virus Corona.

Dans la seconde partie de son intervention, le Chef de l’État s’est attardé sur 5 points :

Confinement

« Si les circonstances l’exigent, nous serons appelés à prendre des mesures plus rigoureuses, tendant au confinement total.»

Attendu par beaucoup, il n’ a finalement pas été instauré. L’État n’ayant rien prévu pour aider les populations, il était illusoire de penser qu’Idriss Déby Itno prendrait cette décision aux antipodes des réalités de la plupart des Tchadiens. »

Augmentation des prix sur le marché

Les commerçants ‘’subissent des dommages incalculables suite à l’arrêt conjoncturel de leurs activités. Je voudrais  cependant déplorer le comportement de certains commerçants véreux qui se livrent à une pratique inadmissible en augmentant illégalement les denrées de premières nécessités. J’instruis fermement les services compétents à l’effet de traquer et de traduire en justice tous les commerçants mus par l’appât du gain facile.’’

La presse en ligne rapporte depuis deux jours certaines informations faisant état de l’augmentation du prix du transport, des denrées de premières nécessités. Le PR met en garde ceux qui voudraient profiter de ce ralentissement pour spéculer. Sera-t-il entendu ? Et surtout la traque annoncée sera-t-elle effective ?

Enseignement

‘’Le gouvernement est fortement préoccupé par la fermeture des établissements d’enseignement. Nous mesurons pleinement les effet d’une crise d’un longue période d’inactivité sur le calendrier scolaire (…) C’est pourquoi les ministres concernés sont instruits à l’effet de réfléchir et de proposer un scénario réaliste et adapté pour permettre à nos enfants d’achever leur année académique dans de bonnes conditions lorsque la situation sera rétablie.’’

Le Chef de l’État ne souhaite pas faire planer les risques d’une année blanche dans les différents niveaux d’enseignement. Il se pourrait donc que l’année scolaire (primaire et secondaire) empiète sur les mois de juillet et d’août. L’enseignement supérieur étant lui déjà coutumier de ces années académiques à rallonge.

Corps médical

‘’Fidèles à leur serment et à leur vocation, les médecins, infirmiers, ambulanciers, secouristes de la Croix rouge du Tchad, bref, tout le corps médical, s’investissent au quotidien afin d’assurer la sécurité sanitaire de tous. Je salue ce sacrifice éminemment patriotique qui mérite la reconnaissance de la nation tout entière. Nous devons tous, à cet égard, être à la hauteur des engagements de l’ensemble de nos dignes acteurs de la santé en appliquant les différentes mesures préconisées.’’

Travaillant dans des conditions difficiles et avec des moyens dérisoires, le corps médical mérite, pour le chef de l’État, une attention particulière. Les blouses blanches seront dans l’œil du cyclone si le virus se propage comme dans les autres pays. Idriss Déby n’est pas sans l’ignoré en parlant de corps avec beaucoup de déférence.

Réseaux sociaux

‘’Nous notons, hélas, que les réseaux sociaux au lieu de diffuser des informations de bonnes sources authentiques et vérifiées s’adonnent à la désinformation et à la manipulation semant ainsi le doute et la panique. Je mets en garde tous ceux qui se livrent à cette pratique criminelle.’’

La prolifération des fakenews sera, suite à ces propos du Président de la République, fortement réprimé par les forces de l’ordre. Nous espérons que cette misse en garde dissuadera les internautes mal intentionnés à diffuser tout ce qu’ils ont sous la main.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé`

 

COVID-19 : N’Djaména ferme son aéroport

Les actions de prévention contre le virus corona s’accentuent. Ce lundi en début de soirée, la Présidence la République a annoncée de nouvelles mesures.

Dans un communiqué relayé sur sa page Facebook, la Présidence la République du Tchad a annoncé six nouvelles mesures.

La présidence de la République du Tchad à N’Djaména

Le communiqué en question a été signé par Kalzeubé Payimi Deubet, Minsitre d’Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République. Il est daté du 14 mars 2020 mais n’a été posté sur la page Facebook de l’institution que ce lundi 16 mars à 19 heures.

Voici les mesures telles que reprises dans le communiqué

1-La fermeture des aéroports du Tchad à toutes les compagnies aériennes à l’exception des cargos pour une période de deux semaines pour compter de jeudi 19 mars 2020 à 00 Heure, Par conséquent, il est demandé à tous les tchadiens résidents à l’étranger et désirant regagner le pays de le faire dans le délai requis. Par contre, les frontières terrestres restent ouvertes en dehors de celles du Soudan et de la République centrafricaine ;
2- Le contrôle sanitaire systématique aux portes des frontières nationales et la mise en quarantaine des cas suspects ;
3-L’interdiction de regroupement de plus de cinquante personnes ainsi que les forums et les grandes rencontres prévus au Tchad et impliquant les étrangers ;
4- La limitation stricte des déplacements en dehors des camps de réfugiés ;
5- Le contrôle sanitaire strict sur toute l’étendue du territoire ;
6-Les responsables administratifs, techniques, traditionnels et religieux sont instruits à l’effet de mener des activités d’information et de sensibilisation auprès de toutes les couches des populations.

La communication se termine en précisant qu’aucun cas de coronavirus n’a été enregistré au Tchad jusqu’à présent.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Un talkshow taillé sur mesure

Talents d’Ici, « La première émission tchadienne 100% jeune », a été postée sur You Tube par Naïr Abakar. Ce programme souhaite donner l’occasion aux Tchadiens de s’exprimer sur l’entrepreneuriat, la citoyenneté et la culture .

Ayant grandi devant Antoine de Caunes, Philippe Gildas et les late show américains, je me suis souvent imaginé en anchorman de ces talk show généralistes qui transpirent la culture, l’actualité, le trendy et la déconne.

Dimanche soir je reçois un message WhatsApp de Nair Abakar qui me présente son nouveau projet en ces mots : « C’est une émission 100% tchadienne, 100% jeune, faite par les jeunes et pour les jeunes ».  Notre « serial » entrepreneur a le sens de la répartie.

Car quand on s’attarde sur sa courte mais riche trajectoire professionnelle, ce golden-boy tchadien du marketing social a toujours su, tel un funambule, surfer sur un fil conducteur de mots forts, c’est ça avoir le sens de la formule. Utiliser des mots simples, mais qui touchent une cible en quête de #RoleModel. Oui, #RoleModel, Costume de leader d’opinion que je pensais un peu trop grand pour lui à l’époque, mais qu’il a pourtant su tailler à sa mesure ; et ce depuis sa première grosse opération, le Salon international de l’étudiant africain en 2016.

Le format en question

Le programme concocté par Tiya Productions s’intitule Talents d’Ici. Un plateau très coloré qui reçoit des « jeunes » pour parler d’entrepreneuriat, de citoyenneté et de culture…avec une tranche humoristique sur la fin. Talents d’ici est un concept sur mesure pour donner un résonance supplémentaire aux actions citoyennes que l’actuel directeur général adjoint de l’Adetic (Agence de développement des technologies de l’information et de la communication) mène depuis quelques années avec sa plateforme « Citoyens sans frontières ».

Petite parenthèse

Jeune. Je déteste ce vocable car il inclus tout. Je pose la question à Naïr : « Est-ce que quand tu parles de jeunes tu as la même définition que les Editions du Lombard qui présentaient le magazine Tintin comme « le journal des jeunes de 7 à 77 ans », ou alors il y a une barrière d’âge. Si barrière d’âge il y a, quelle est-elle ? »

Marius Ab’ras, l’animateur du talk, est égale à lui-même : dynamique, chambreur et exubérant. Il donne un vrai ton, une signature singulière à l’émission. Mais est-ce que ce sera suffisant ? Car je trouve le format 20 minutes beaucoup trop long pour une émission entertainment sur le net.

Vingt minutes en télé pour un programme du genre c’est parfait. Mais 20 minutes pour un talkshow généraliste sur le net, c’est une éternité.

Quelle solution proposes-tu Chérif ?

Le format court, plus approprié à Internet. A l’exemple de Tarmac, un média culturel lancé par la chaîne belge RTBF, Talents d’Ici pourrait proposer des capsules courtes et ainsi assurer une périodicité plus récurrente afin d’occuper le terrain, générer du clic et au final gagner de l’argent.

La page d’accueil Instagram de Tarmac.be

Naïr Abakar souhaite se servir de cette première édition pour trouver des diffuseurs télé. On pense biens sûr à Télé Tchad et à Electron TV. Mais il ne faut pas se limiter au Tchad. Car je suis persuadé que si le concept est un affiné, un chouia recentré « Afrique » et bien marqueté, il pourrait intéresser des chaînes telles que A+ ou TV5 Monde Afrique.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Le MPS à la croisée des chemins

A l’aune de ses trente années d’existence, qu’il célébrera à Mongo dans la province du Guéra ce mercredi 11 mars 2020, le Mouvement patriotique du Salut doit amorcer sa mue afin d’embrasser un monde qui change pour demeurer le parti de gouvernement qu’il a toujours été.

Ce mercredi 11 mars 2020 le MPS fêtera ses 30 ans d’existence dans la ville de Mongo (Province du Guéra). 30 ans (à dix mois près) de pouvoir qui ont donné au parti de Bamina une étiquette de parti de gouvernement. Trois décennies. Trois périodes :

1990 – 2001, l’apprentissage du multipartisme.

2002-2014, l’ancrage populaire.

2015 à nos jours, à la croisée des chemins.

Penchons-nous sur cette dernière période, celle qui nous concerne.

Mahamat Zene Bada, Secrétaire général du MPS Photo : Vincent Fournier/JA

En confortant Mahamat Zene Bada lors du congrès extraordinaire de novembre 2019, le principal partie politique tchadien s’est rassuré en s’appuyant sur ses bases. Le Secrétaire Général étant un homme sur lequel peut s’appuyer le Président de la République Idriss Déby Itno pour resserrer les rangs et afin de mettre de l’ordre dans la maison en ces temps de tiraillements internes, de fronde sociale (jeunes, étudiants, fonctionnaires, corps judiciaire), de repli identitaire (une petite heure sur Facebook permet de s’en rendre compte), le tout conjugué à une relance économique en filigrane qui n’a pas encore de réels effets sur la population.

Le citoyen est un JRI 2.0

Mais au-delà de rassembler ses troupes, le MPS doit embrasser, faire siens les changements d’une époque, celle de la troisième révolution anthropologique de l’histoire de l’humanité. Au contraire de la deuxième révolution anthropologique (l’imprimerie au 15ème siècle), qui s’est déroulée dans une Europe triomphante ; celle que nous vivons n’est pas limité dans un espace géographique. Les schémas démocratiques qui ont rythmé la vie des démocraties occidentales volent en éclat, car le citoyen n’est plus celui à qui ont sert une dose d’information deux fois par jour et qui, dans la plupart des cas, s’en contente. Le citoyen d’aujourd’hui, qu’il soit Américain, Africain, Tchadien, est un JRI (Journaliste reporter d’images) d’un nouveau genre ayant en permanence une bibliothèque entre les mains, difficile donc de la gruger. Difficile également de le faire taire car il évolue en communauté. Bridez-en un, ce sont cent autres qui prendront le relais ; des homonuméricus comme aimait les appeler le philosophe Michel Serres.

Il ne faut donc pas que le MPS soit en déphasage avec cette nouvelle norme. Le parti doit, au delà d’une réflexion profonde sur son discours traditionnel, sur ses thèmes de prédilections (paix et unité) se détacher des recettes qui ont fait son succès et qui, sans doute, en apporteront d’autres. La dialectique du MPS doit désormais passer par des choix politiques de séduction afin de ne pas être en déphasage avec ce qui se passe dans les rues de N’Djaména, de Moundou, de Faya, etc.

Des politiques audacieuses

L’homogénéité du Bureau politique national (BPN), même si sa représentation féminine augmente, n’augure pas de grands changements. Mais le chambardement n’est pas pour tout de suite. Comme signalé plus haut, Il faut solidifier les bases. Mai parallèlement le MPS doit se doter de cercles de réflexions composés d’une ossature différente de son bureau politique. Un apport d’idées et de solutions issues d’horizons hétérogènes. Si cette voie de consultations n’est pas empruntée, le MPS laissera le terrain aux autres, ceux-là même qui promettent monts et merveilles sans avoir le gouvernail du pays. Le MPS quant à lui, gouvernera, certes, mais ne sera pas ce parti représentatif du pouvoir qu’il a entre les mains. Pour refléter l’image du grand parti qu’il est, la formation politique d’Idriss Déby Itno doit parler au Millennials, adopter leur langage, répondre à leurs attentes (formation et emploi). En somme leur offrir des perspectives en adoptant des politiques audacieuses. Loin du dogmatisme, Loin des idéologies. Loin des clivages partisans. Mais juste du pragmatisme et du bon sens (politique ?).

Mahamat Zene Bada, en animal politique aguerri (que l’on compare souvent à un cygne qui renait de ses cendres), en fin stratège, en leader éclairé doit s’ouvrir, consulter, offrir de nouvelles perspectives (à son parti et à ses concitoyens).

Aujourd’hui, à l’aune de son 30ème anniversaire, le MPS est à la croisée des chemins. A lui de choisir la voie de l’inclusion sociale à travers des plans taillés sur mesure pour 70% de la population. Alors, la rue tchadienne, si frondeuse, toujours acerbe, en permanence critique, fera elle-même la promotion du bilan social du MPS dans quelques années.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Safagri 2020, une autre ambition

La ministre de la Production, de l’Irrigation et des Équipements Agricoles, Mme Ruth Madjidian Padja, le Secrétaire Général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), Djimet Adoum et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA), Amir Adoudou Artine ont annoncé ce vendredi 31 janvier que le second Salon Africain de l’Agriculture (SAFAGRI) se déroulera bien à N’Djaména.

Photo : Neil Palmer (CIAT) / Flickr CC

Les trois têtes de proue du comité d’organisation du SAFAGRI (Salon Africain de l’Agriculture), Mme Ruth Madjidian Padja (gouvernement), Djimet Adoum (CILSS) et Amir Adoudou Artine (CCIAMA) ont annoncé ce vendredi 31 janvier à N’Djaména les dates de la rencontre des agriculteurs africains. Elle devrait se tenir du 10 au 19 avril 2020 dans la capitale tchadienne.

L’utilisation du conditionnel prévaut car selon les explication de Djimet Adoum, Secrétaire général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel CILSS  : « Il faut encore confirmer ces dates avec les plus hautes autorités du pays ». La concordance de calendrier sera compliqué à trouver étant donné que l’édition 2020 sera couplée au sommet des Premières dames des pays du Sahel.

Au titre des ambitions, le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont très élevées. L’objectif à long terme du SAFAGRI est « d’avoir la présence des 54 pays africains à terme, car nous souhaitons que le SAFAGRI soit l’évènement de référence pour le secteur agricole en Afrique » a expliqué Amir Adoudou Artine. Mais en attendant cette unanimité continentale, « on souhaite au moins avoir le présence du Nigéria voisin » qui est un des grands acteurs de l’économie africaine a complété Djimet Adoum.

Ces velléités d’expansion sont en accord avec un des deux thèmes choisis cette année : « Préparer l’entrée en vigueur de la ZLECA (Zone de libre échange continentale africaine)« . En effet, la participation active du Nigéria au SAFAGRI 2020 et aux suivantes éditions donnerait une exposition médiatique nécessaire à ces rencontres encore trop francophones, lui accorderait cette crédibilité dont elle aura besoin pour se pérenniser et enfin serait (avec la présence du Nigéria) un terrain idéal de discussions sur le développement du futur proche de la ZLECA.

La ZLECA, qui en ce début d’année 2020, compte 29 pays ratificateurs sur 54 possibles. L’intégration économique de l’Afrique est en avance sur sa feuille de route car les observateurs avaient annoncé que la période de ratification par tous les signataires prendrait au moins 3 ans. Voici qu’en moins d’un an, plus de 50% des Etats ont validé le principe.

Le second thème est moins politique (ou plus d’ordre structurel), il s’agit de la « Stratégie de financement des chaînes de valeurs ». Il rejoint indirectement les débats à mener sur la ZLECA, car qui dit maîtrise de la chaîne de valeurs, dit compétitivité. Et c’est une lapalissade que d’affirmer que nos acteurs africains en manquent cruellement… Ce qui fait dire à certains spécialistes, tel que l’agro-économiste Jacques Berthelot, que la ZLECA ne fera que creuser le fossé qui existe entre les multinationales et les acteurs africains (de l’agriculture et du négoce).

Voilà ce qu’écrivait Berthelot dans un court rapport intitulé La folie suicidaire de la ZLECA et publié sur le site de l’association humanitaire SOL- Alternative Agroécologique et Solidaire le 7 novembre 2016.

« Loin de favoriser l’intégration régionale du continent [la ZLEC] ne pourra que le désintégrer fortement en ouvrant largement les portes aux firmes multinationales qui sont déjà largement présentes dans la plupart des pays et qui concentreront leurs activités dans ceux qui sont les plus compétitifs en exportant vers les autres. »

Les enjeux des débats sur la préparation de l’entrée en vigueur de la ZLEC prévus lors du prochain SAFAGRI revêtent une dimension qui va bien au-delà de l’unique secteur agricole.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Google : une capitalisation boursière à 1 000 milliards

A l’instar d’Amazon, Apple et Microsoft, Alphabet, la maison mère de Google, atteindra officiellement les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière le 03 février prochain, date de l’annonce de ses résultats 2019.

Siège de Google à Mountaine View en Californie.

Avant de lire l’article de Siècle digital, essayons de comprendre ce qu’est une capitalisation boursière.

La capitalisation boursière correspond au prix qu’il faudrait payer s’il était possible de racheter toutes les actions d’une société à leur cours de marché actuel. Cependant ce prix dépend du volume de demande pour cette action. Ainsi lorsqu’un investisseur désire acquérir une grande quantité d’actions d’une société et a fortiori 100 %, il doit généralement payer plus que le cours du marché pour inciter les actionnaires actuels à lui vendre leurs actions.

Si l’on se fie à cette définition Wikipedia, c’est la demande qui fixe ce montant de capitalisation boursière. Si une demande effective de rachat d’Alphabet arrivait aujourd’hui sur la table de Sundar Pichai, PDG du groupe installé à Mountain View.

Les GAFAM sont les cinq sociétés les plus importantes des États-Unis, seul Facebook est à la traîne avec une capitalisation boursière tout de même raisonnable de 631 milliards de dollars. Lire la suite de l’article de Siècle Digital ici…

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Le MPS et les quatre éléments

Une organisation populaire qui souhaite dynamiser, moderniser et rendre plus bankable son image auprès d’une cible très large doit axer sa réflexion sur quatre éléments majeures de ce qui fait une bonne stratégie.

Voici quelques recommandations sur ce que pourrait entamer le MPS. Non pas que ce soit la panacée en la matière, mais ces pistes de réflexion serviront à dégager une ligne stratégique claire (avec ses codes, ses rythmes, ses moments, etc).

les digressions du planner stratégique

Quels sont ces quatre éléments RE-fondateurs ?

Le logo

Le cœur de l’identité visuelle du parti ne peut changer. Ne doit changer. Car il constitue son ADN depuis 1990. Il est connu dans tous les recoins (même les plus isolés) du pays.

Une légère évolution ? Je serais tenté de dire oui. Mais en fait, non. Sauf événement imprévisible, le logo du MPS restera tel quel. On ne badine pas avec un tel capital image.

Le positionnement

Tout d’abord il faut être prêt à moderniser (je n’utilise pas expressément le mot changement, qui peut souvent être perçu comme une agression face aux habitudes tenaces) l’ensemble de sa structure. Cela doit intervenir dans un cadre général. On ne modernise pas son image si les méthodes organisationnelles et de travail ne sont pas en phase. Il en va de même pour un changement de modus operandi qui ne serait pas accompagné par une image en cohérence.

logo pour la campagne
Exemple : logo unique qui serait utilisé par tous les candidats du parti et donnerait une unicité qui reflète la cohésion .

Ces modifications cosmétiques sont le point de départ pour un positionnement affiné, dans le sens marketing du terme.

Le(s) message(s)

Il faut les renouveler, les réinventer afin de parler aux différentes cibles. La qualité d’un message mainstream, au delà de l’information qu’il véhicule, est sa ‘duplicabilité’ : langue, support, période, contexte, média. Il doit répondre à cette équation complexe.

Les outils de communication

Peaufiner sa stratégie hybride est indispensable pour qui veut communiquer aujourd’hui (et demain).

Les rassemblements populaires et l’objet publicitaire Au MPS on connaît ! Pas besoins de révolutionner grand chose à ce niveau. Même si en se donnant un peu la peine, on peut apporter de la plus-value à certaines réunions afin d’enrichir la panoplie d’outils de com’ dont doit se doter le parti (voir par ailleurs).

Les supports imprimés. Il faut les uniformiser, afin de les rendre cohérents entre eux et ainsi optimiser la portée des messages et de leur enracinement dans les esprits.

Les médias. En période de campagne, le parti utilise principalement la radio, la télévision et l’affichage. Mais est-ce qu’un parti ne doit vivre que durant ces périodes ?

Médias électroniques. C’est le point faible du parti qui devra se doter d’une vrai plateforme digital responsive si elle veut toucher toutes ses cibles.

Le numérique et le traditionnel devront être complémentaires, afin de ne pas couper l’univers médiatique du parti en deux. C’est dans cette subtilité que réside un plan juste en communication hybride.

Au final, la combinaison de ces quatre éléments participe à construire une stratégie formalisée (une vision partagée et un regard apprêté pour le court, le moyen et le long terme).

Le Tchad étant au centre des enjeux sécuritaires dans le Sahel et le Président Déby un acteur principal de ces enjeux, les élections à venir, ainsi que les mois qui les précèdent, seront plus médiatisés que jamais . Il faut donc que le MPS se dote des meilleurs atouts pour confirmer son rang de parti central mais également refléter une image moderne et organisée de la politique tchadienne. Oui, l’image. Toujours l’image.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé