A l’action !

« Au service de la jeunesse tchadienne »

Profession de foi politique de Chérif Adoudou Artine

Au delà de la critique ex nihilo, qui est très souvent improductive, il y a l’action.

Le quadragénaire tchadien que je suis s’est posé la question de savoir comment passer du statut de simple observateur critique à celui de citoyen engagé pour son pays.

La réponse a été limpide. Elle est devant moi.

A l’instar de mon défunt père, Adoudou Artine Adil, et de mon frère, Amir Adoudou Artine, qui à travers leurs activités dans le monde des affaires et de la politique ont marqué leurs communautés, leur entourage professionnel et leurs familles, je me dois, si je veux agir, leur emboiter le pas. Durant 50 ans pour Adoudou Artine Adil et depuis plus de 15 ans pour Amir Adoudou Artine, ils ont sillonné le Tchad, ils ont côtoyé leurs compatriotes et ont essayé d’apporter des réponses aux attentes sociales, culturelles et économiques des femmes et des hommes qu’ils rencontraient. J’ai eu la chance de côtoyer au plus près ces deux hommes volontaires, visionnaires, travailleurs et patriotes. Leur exemple ne peut qu’être une inspiration.

Mon engagement politique n’est pas que militant. Il s’agit d’un engagement citoyen à travers la politique dans le sens ou je partage les attentes de mes compatriotes. En tant que Tchadien, leurs doutes et leurs espérances sont aussi les miens.

Je m’engage en politique pour apporter mon point de vue, ma vision et ma capacité de travail pour l’épanouissent de tous les Tchadiens en me fondant sur les préceptes d’une social-démocratie africaine.

Le Tchad appartient aux jeunes

Je souhaite qu’au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) nous réapprenions à parler à la jeunesse tchadienne afin de lui céder cette place prioritaire qu’est la sienne. Elle le mérite par sa vivacité, par son énergie, par son ingéniosité, par sa résilience à toute épreuve et surtout par son poids démographique. Nos compatriotes âgés de moins de 35 ans représentent 80,3% de la population tchadienne estimée en 2017 à 15 016 773*.

Le MPS, parti frondeur, parti libérateur, parti fondateur doit présenter un plan d’avenir à la jeunesse tchadienne et des politiques adaptées aux mutations que nous vivront. Ce plan doit être réaliste, mesurable et réalisable dans des délais raisonnables. Le MPS en a les moyens car il regorge de ressources qualifiées, expérimentées et connaissant ce pays sur le bout des doigts. Je me joins à ces femmes et à ces hommes pour relever les défis qui nous attendent pour l’avenir de notre population.

Nous devons donc nous adresser aux jeunes de manière franche et dans le respect qui s’impose car ce pays leur appartient. Nous devons par conséquent préparer ce pays pour que leurs rêves voient le jour sur le territoire tchadien, que leur avenir se dessine dans les 1 284 000 km de notre pays. Et non pas à chercher, par dépit, à se construire un avenir ailleurs.

Je souhaite qu’au terme de la décennie 2020 – 2030, quand un jeune tchadien quittera son pays, ce sera pour enrichir ses connaissances académiques, renforcer son réseau professionnel, faire briller l’image du Tchad à l’étranger ou juste pour ses loisirs.

Je m’engage pour une action politique « Au service de la jeunesse tchadienne ».

Chérif Adoudou Artine

 

 

 

 

 

 

*Source : https://fr.countryeconomy.com/demographie/structure-population/tchad

Le budget 2020 détaillé

Le projet de budget 2020 sera soumis au vote des députés ce vendredi 27 décembre 2019. Il s’élève cette année à 1 209, 6 milliards de francs CFA. Comment a-t-il évolué ? Comment sera-t-il financé ? Que financera-t-il ? A quel hauteur ? Que représentent les charges de la dette de l’Etat ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans une analyse minutieuse du projet de budget 2020.

Le projet de budget 2020 du Tchad a été présenté le lundi 9 décembre dernier lors d’un Conseil des ministres restreint. Après présentation et amendements éventuelles à la Commission Finances, Budget et Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, il devrait, selon toute vraisemblance, être adopté dans ses grandes lignes ce vendredi 27 décembre par les députés.

Après des baisses consécutives depuis 2015, le budget de notre pays enregistrera peut-être sa deuxième hausse en 6 ans.

Que peut-on (que doit-on) retenir de ce budget qui se chiffre à 1 209,6 milliards de francs CFA ?

Tout d’abord que ce projet de budget de 1 209,6 milliards représente les ressources prévisionnelles de l’Etat.

Les ressources sont composées de :

  • Recettes fiscales pour une prévision de                     707 474 594 256 francs
  • Dons, legs et transferts d’autres budgets public      163 665 000 000 francs
  • Autres recettes                                                              338 537 030 234 francs

Ce qui nous donne donc le total cité plus haut.

Les ‘’Autres recettes’’ sont par exemple celles perçues par les services des cartes d’identité, des passeports, des cartes grises de véhicule, du contrôle technique, etc.

Malgré une hausse prévue de son budget, le Tchad fait figure de petit pouçet au sein de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Loin derrière le Cameroun et juste devant la RCA. Mais il faut quand même signaler que le budget du Cameroun ne se calcule pas sur les mêmes bases que le budget tchadien. Yaoundé intègre dans le sien les recettes de certaines entités décentralisées. Tandis que chez nous le calcul se fait uniquement sur l’administration centrale.

 

Notre analyse portera sur les charges de l’Etat. Ce que coûte le train de vie des différents ministères et institutions financés par l’argent public (qui provient principalement des différents taxes et impôts que chacun d’entre nous paye et des différentes recettes que nous faisons rentrer dans les caisses de l’Etat).

Ces dépenses représentent 1 052,7 milliards. Soit 87,3 % des recettes escomptées par le projet de Loi des Finances présenté au début du mois. Les 12,7 points (soit 157 milliards) serviront à financer en partie les charges de la trésorerie notamment l’amortissement de la dette publique qui se chiffre à 273 milliards selon les chiffres du ministères des Finances et du Budget.

Quel est notre top 5 des dépenses budgétaires ?

Disséquons ce budget des dépenses qui s’élève à 1 052,7 milliards de francs CFA

Quel ministère pèse le plus dans ce projet de budget au niveau des dépenses ?

Avant d’évoquer cela, parlons de la nomenclature des postes budgétaires dans un tel projet de budget.

Les dépenses publiques sont subdivisées en 6 parties, chacune d’entre elles représente une nature de dépenses pour le budget du ministère (ou pour le budget global).

Charge 1 : Charges financières de la dette

Charge 2 : Dépenses du personnel

Charge 3 : Dépenses des biens et services

Charge 5 : Dépenses de transferts

Charge 6 : Dépenses d’investissements

Définition

Les dépenses de transfert

Je pense que c’est la seule charge qui nécessite une explication afin de bien saisir son rôle et ce qu’elle recouvre.

Les dépenses de transferts sont composées des subventions aux établissements publics (hôpitaux, écoles, police, agences), sociétés publiques (SNE, STE,…) et collectivités autonomes, des contributions aux organismes internationaux et nationaux, des prises de participation, etc.

Le top 5 de ce budget composé de 33 lignes budgétaires (ministère/institutions) ?

Numéro 1 du classement : Education

Budget : 153 542 125 000 francs CFA (14,59 % du budget des charges de l’Etat)

Il est le résultat du cumul de 3 ministères

  • Le ministère de l’Education nationale et de la Promotion civique
  • Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Le ministère de la Formation professionnelle et des Petits métiers

La ventilation de dépenses est la suivante

Le personnel pèse deux tiers des 153 milliards de l’Education.

Numéro 2 du classement : Défense

Budget : 145 948 557 francs CFA (13,86 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation de ses dépenses est la suivante

Les dépenses de personnel pèsent pour 77% du la manne attribuée au fonctionnement de ce département.

Numéro 3 du classement : Dépenses communes

Budget : 130 572 660 000 francs CFA (12,40 % du budget des charges de l’Etat)

Définition

Les dépenses communes

Partie intégrante du budget général, le budget des dépenses communes est constitué de l’ensemble des dépenses qui ne peuvent être imputées sur les budgets des départements ministériels ou institutions. Ladite section permet aussi à faire de la régulation budgétaire. Ce budget s’inscrit dans le cadre plus global des dépenses du budget général.

La ventilation des dépenses communes

On constate que les fonds destinés à soutenir les entités publiques ou privées représentent 78 % sur les 130 milliards.

Numéro 4 dans le classement : Santé publique

Budget : 91 063 882 000 (8,65 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation des dépenses

Le département de la Santé dépense 40% de son budget aux investissements (infrastructures, équipements, formation, etc).

Numéro 5 dans le classement : Infrastructures et Transports

Budget : 88 631 527 000 (8,42 % du budget des charges de l’Etat)

Ventilation des dépenses

Où l’on constate que les dépenses d’investissements représentent la quasi-totalité du budget.

Etant donné que le poste budgétaire des dépenses communes est venu s’immiscer dans notre top five, voici notre cinquième département ministériel le plus riche…

Numéro 6 dans le classement, mais numéro 5 dans les faits : Finances publiques

Budget : 86 580 921 000 (8,22 % du budget des charges de l’Etat)

Eclairage

On constate que la charge financière de la dette publique, imputée à ce département, représente 70% de ses dépenses.

Pourquoi est-ce que ces 62 milliards ne sont pas affectées aux dépenses communes ?

« Parce qu’elle est administrée par la Direction en charge de la gestion de la Dette publique qui est au sein du ministère des Finances et du Budget » nous explique Abakar Billal, spécialiste en Finances publiques.

Le quintette de tête de ce projet de ‘’budget dépenses’’ est composé des départements suivants :

  1. Education (trois ministères regroupés),
  2. Défense,
  3. Santé publique,
  4. Infrastructures & Transports
  5. Finances

Un classement somme toute logique…

Pour conclure

Voici le tableau complet des dépenses dans lequel vous trouvez tous les ministères et institutions concernés.

33 lignes budgétaires initiales regroupées en 31.

Un budget marqué par une grande disparité :

  • 3 départements disposent de budgets supérieurs à 100 milliards.
  • 5 départements disposent de budgets compris entre 50 et 100 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 10 et 50 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 1 et 10 milliards.
  • 3 institutions disposent de budgets inférieurs à 1 milliard.

Les dépenses courantes du budget total sont principalement dévolues aux salaires des fonctionnaires et autres travailleurs contractuels de l’Etat à hauteur de 35% du budget de dépenses (1, 058,6 milliard). Avec 32% du budget, les dépenses d’investissements viennent en deuxième position.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Garde à vue, gare à vous !

L’inspection générale d’Etat est en train de traquer la mauvaise gestion de l’argent public. Ses recommandations sont craintes jusqu’aux plus hauts niveaux de l’appareil administratif. Kalzeubé en est la preuve. Retour sur une semaine durant laquelle l’actualité judiciaire a été au centre de toutes les discussions…avec aussi l’affaire Ibédou.

Interpelé le jour de la fête de la liberté et de la démocratie, le ministre d’Etat, ministre Secrétaire Général à la Présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet fait les frais d’une enquête menée par l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur fond de compensation immobilière. Il est passé en deux jours de la case Présidence à la case prison en passant par la case garde à vue.
L’ancien PM sous écrou, qui sera le suivant ? C’est la question que tout le monde se pose car selon des bruits de couloir « une liste de douze noms » aurait été établie par les équipes dirigées par Ahmat Mahamat Zagalo, Inspecteur général d’Etat à la tête de l’IGE, créée en 2015/16 et rattachée à la Présidence de la République. Héritière de plusieurs organes d’Etat dans le but de « contrôler à posteriori la gestion administrative et matérielle des biens de l’Etat », elle succède dans ce rôle de « tracker » de la mauvaise gestion de l’argent public à la Commission Bartichret (dirigée par le Président de la Cours suprême de l’époque, Ahmed Barticheret) en 2005, au ministère du Contrôle d’Etat (qui a changé de nom à trois reprises) et enfin à la très redoutée Opération Cobra en 2012 après la fusion des ministères du Contrôle d’Etat et de celui de la Justice voulue par Abdoulaye Sabre.
Après le SG de la présidence, des bruits ont couru sur Twitter qu’en à une convocation d’Issa Doubragne, ministre de l’Economie et de la Panification du développement qui a été épinglé par une note de recommandations de cette même IGE en date du 19 novembre courant. Mais cette information a été très vite infirmée, notamment par un fact checking de Tchadinfos.com. Quoi qu’il en soit, nous devrions entendre parler de l’IGE d’ici la fin du mois de décembre. Les réjouissances de fin d’année ne seront pas agréables pour tout le monde.

Captures d’écran

Le lundi 2 décembre 2019, Mahamat-Nour Ahmat Ibédou, Secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), a aussi été convoqué par la Police judiciaire. Ce jour étant le prolongement du férié de la veille, le diplômé de l’Ecole Nationale du Trésor Public de Noisiel (France) s’est rendu au commissariat le mardi 3 décembre pour répondre aux policiers suite à une plainte pour diffamation déposée par Bakhit Bahar Itno. Ce dernier a été accusé par un communiqué de la CTDDH d’avoir enlevé et torturé un groupe de femmes en novembre dernier.
Une garde à vue plus tard, voilà que le SG de la CTDDH se trouve confronté à une autre accusation beaucoup plus grave : meurtre et de complicité de meurtre. Selon les avocats de ce dernier, les fonctionnaires de police ont voulu lui faire signer une déposition qui n’était pas la sienne. Après 48 h en GAV, il a été transféré à la maison d’arrêt d’Amssinéné dans le nord de N’Djaména.
Des captures d’écran reprenant des échanges entre l’acteur de la société civile et un certain Malick Ibet Ibrahim, accusé du meurtre d’une adolescente en 2015, ont suffit à le garder derrière les barreaux. Dans cet échange ont apprend que M. Ibedou souhaite soustraire M. Ibrahim des mains de la justice tchadienne en lui faisant quitter le Tchad.
Mais qu’en est-il de la véracité de ces copies et de leur contenu ? C’est à ce niveau que toutes les discussions s’arrêtent. Et c’est à ce niveau que toutes les discussions doivent tourner. Pour confondre M. Ibédou il aurait fallu prouver l’authenticité du contenu de ces messages. Cela passe par chercher à savoir si les adresses des deux concernés n’ont pas été piratées ou si ces copies ne sont que l’œuvre d’une personne maîtrisant un tant soit peu un logiciel de graphisme… Il existe une multitude d’outils pour clarifier ce genre de situations. La justice, quant à elle, dispose également de textes qui lui permettent d’envoyer des demandes d’authentification avec expertise très pointue. Et ce, jusqu’à Google.
Les personnes en charge de l’affaire peuvent et doivent passer au crible ces « preuves » afin d’avancer dans cette affaire qui cristallise la société tchadienne.

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Visit Rwanda

Le Rwanda a signé un partenariat de 3 ans avec le Paris Saint Germain. L’accord prévoit la promotion de la destination Rwanda sur le maillot du club de la capital française. Détails d’un accord estimé à 40 millions de dollars.

Après le club londonien d’Arsenal, c’est au tour de Paris, via son club flambeau, le Paris Saint Germain d’arborer sur son maillot le très laconique « Visit Rwanda ».

Pour un montant estimé entre 30 et 40 millions de dollars sur 3 ans à partir de la saison 2020-2021, le Rwanda s’est offert un des clubs les plus en vue du moment grâce à l’exposition de sa ville hôte, grâce à ses stars et grâce à ses riches propriétaires qataris.

Avec notre regard tout tchadien on pourrait croire que ce montant est exorbitant. Mais exorbitant par rapport à quoi ? Parce que si on regarde ce qu’à rapporté sur le plan touristique le contrat de sponsoring avec le club londonien d’Arsenal, ces opérations peuvent faire figure de jack pot pour le Rwanda.

La preuve en infographie :

Cherif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé