Entre débats, key-notes, campus, rdv pros et la Sunday, je vous raconte mon expérience des Adicomdays 2019 qui se sont déroulés les 22 et 23 mars 2019 à Abidjan. Suivez-moi aux confins du professionnalisme et de la passion…

« Ce type d’évènement permet de crédibiliser notre métier, la marketing digital. » Cette phrase prononcée par Mbépongo Dédy Bilamba, brand manager de KFC Côte d’Ivoire, lors du campus marques qui s’est déroulé samedi 22 au Orange Fab à Abidjan, suffit à elle seule pour justifier l’existence des Adicomdays (Africa Digtal Communication Days). La 3ème édition de ces rencontres africaines s’est tenue les 22 et 23 mars dans la capitale ivoirienne avec aux manettes les co-fondateurs, Kahi Lumumba (de l‘agence Totem Experience) et Sophia El Hajaj-Gnassounou. Tels des métronomes, ils ont proposé une première journée équilibrée et complémentaire sous le thème général « Les communautés (en ligne) prennent le pouvoir ». Les majors d’Internet (Google et Facebook) ont animé dans la matinée des key-notes (mi-stratégie, mi-promotion) avec un intérêt certain pour le continent africain. Twitter et Instagram n’étaient pas en reste avec (aussi) des key-notes qui avaient pour objectif de prouver l’intérêt de ces médias pour le marketing et l’influence.

Des débats se sont ensuite tenus entre différents acteurs africains. Nous sommes passés du global au local en somme… avec Steve Wallace, en charge de la communication digitale à la présidence du Bénin, Mounia Tokpanou, campaign manager de Air France West Africa, Dédy Bilamba, brand manager de KFC Côte d’ivoire et le community manager Chedjou Kadem. Ils ont partagé leurs expériences respectives de marques. Le moins que l’on puisse dire est que le contexte et l’adaptation à ce dernier est primordiale pour « créer, animer et engager une communauté en ligne. »

Mon coup de cœur

Y a-t-il opposition entre médias traditionnels et pure players ? Ou comment passer de médias traditionnels à pure players. Ce débat a été riche et instructif. Habib Bamba, directeur de la transformation, du digital et des médias d’Orange Côte d’ivoire, a expliqué l’intérêt qu’une marque telle qu’Orange a à développer des outils et des produits digitaux. « Cela fait partie de notre ADN » a-t-il expliqué si ma mémoire ne me fait pas défaut. David Gueye, directeur adjoint du numérique de TV5 Monde, qui présentait les enjeux de l’application mobile de la chaine internationale, était dans ce débat l’exemple tangible d’un média traditionnel qui a enclenché sa mue numérique. Comme quoi rien n’est figé… et surtout rien n’est opposé. Cela va dans le sens de l’exemple donné par Philippe Perdrix, dirigeant de l’agence de Relations presse 35° Nord, quand il a évoqué le journal l’Equipe qui a vu ses ventes physiques fidélisées grâce à l’application mise en ligne et ses articles vendus à l’unité.

Un échanges entre professionnels qui a tenu toutes ses promesses à travers les arguments des uns et des autres. Conclusions ? Aucune opposition entre ‘’brick and mortar’’ et ‘’pure players’’. Tout n’est qu’une question de complémentarité et de stratégies.

Cette séquence qui aura durée plus d’une heure sur une question de fond dans l’évolution des médias, avec des intervenants de haut vol, devant 600 personnes intéressées, voire passionnées et des partenaires de poids est ce qui caractérise (et devra caractériser dans les années à venir) les Adicomdays et qui fera qu’ils s’ancrent comme l’évènement incontournable des professionnels africains de la communication et du marketing. Un must, car je ne pense pas qu’un tel label existe en Afrique francophone (et ailleurs ?)…

J’ai raté la Sunday

Samedi, les campus qui complétaient les Adicomdays 2019 ont apporté encore plus de coffre à nos rencontres abidjanaises. Simultanément sur trois sites, les organisateurs ont proposé un campus marques (le plus couru) au Orange Fab, un campus étudiants (sans doute le plus utile des trois, car destiné aux futurs professionnels) qui s’est déroulé au CME Bingerville de la Compagnie ivoirienne d’électricité et enfin un campus influenceurs au sein de l’impressionnant et tout neuf Orange digital academy.

Je souhaitais participer aux Adicomdays par curiosité mais aussi pour m’imprégner de ce qui se fait de mieux en la matière, pour profiter des meilleurs insights et pour réseauter. A tous les niveaux, j’ai été servi ! Tout d’abord par Abidjan qui, comparée à nos villes du Sahel, est un autre monde. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Londres…mais c’est Abidjan. Et c’est suffisant. Car cette ville respire. A travers ses médias (de plus en plus nombreux) et son show bizz, par sa géographie caractérisée par ces lacets d’eau qui l’entrecoupent de partout et surtout par « cette gentillesse toute ouest-africaine » comme l’a décrite une amie. Ensuite j’ai pu rencontrer des profils aussi nombreux que différents : des corporates, des indépendants, des débutants, des curieux, des artistes, … « Aucune connexion n’est de trop !» ponctuait une de mes rencontres au moment où nous échangions nos cartes de visites.

J’ai malheureusement raté la Sunday, une fête à ciel ouvert qui se déroule de 15h à 22h et qui réunit les millennials branchés d’Abidjan. Et pour cause, j’avais un lunch avec la queen des médias sociaux, Paola Audrey et deux rendez-vous avec des graphistes dans la soirée. Le travail a pris le dessus sur le reste. L’année prochaine peut-être pour la Sunday.

En bonus

Il y a eu vendredi soir les Adicom awards, qui récompensaient les meilleurs influenceurs dans sept catégories (tech, voyage. Impact social, food, humour, beauté et jeune talent).  Je vais me prendre au jeu et décerner moi aussi mes awards (les Chérif’s adicom awards ?) des meilleurs speakers :

Numéro 3 :

Adrian Ciesielsky de l’agence Ad-Dynamo pour son campus sur Twitter, mais aussi pour ses basket brandéees avec l’oiseau bleu.

 

 

 

 

 

 

Numéro 2 :

Christian Dzellat de NOFI (Noir et fier) pour sa gouaille et son côté militant qui dénotait quelque peut dans cette atmosphère très professionnelle où tout le monde se congratulait.

 

 

 

 

Numéro 1:

Nicolas Kern, influence marketing expert, pour sa brillante key-note sur « Comment générer de l’influence via Instagram. »

 

 

 

 

 

 

Et vous participants des Adicomdays 2019, qui avez-vous préféré, à part Sophia et Kahi ?

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

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