Suite à l’analyse de cherifadoudou.com qui ciblait les enjeux pour dynamiser les TIC au Tchad, nous avons reçu une réponse de Youssouf Terri, doctorant en droit public, que nous publions car elle complète le propos initial.

Youssouf Terri est l’auteur de l’essai Principe de loyauté en droit public à l’aune du numérique.

Un article pertinent qui vient à point nommé ; c’est-à-dire au moment où on s’apprête déjà à organiser le Forum Tchad numérique.

Cependant j’aurais aimé que l’on implique davantage les acteurs privés et la société civile (s’il en existe) pour mieux réussir à identifier les perspectives. Bien sûr que les opérations de vulgarisation doivent continuer, car les citoyens et les fonctionnaires sont au cœur des réformes liées aux Tic. Mais, j’ai rencontré des fonctionnaires travaillant dans le secteur du TIC qui ne connaissent pas ce que ce qu’est une signature électronique. Par ailleurs dans le cadre de mes recherches, presque tous les tchadiens lambdas que j’ai interrogé n’ont jamais entendu parler de la digitalisation de l’admInistration. Les textes adoptés (loi sur la cybercriminalité, etc.) ne sont pas non plus vulgarisés.

« Les TIC sont un luxe »

Les avantages des TIC ne sont pas suffisamment démontrés aux citoyens ni aux pouvoirs politiques. Il y a sur ce plan, un sérieux déficit de communication. Ce qui, tout naturellement, engendrent des sceptiques qui pérorent toujours les mêmes rengaines, du genre « il y a d’autres priorités » ou encore « les TIC sont un luxe improductif ». A ceux-là je leur dis tout simplement que les Tic ne constituent pas un problème découplé des autres problèmes dits prioritaires. Elles sont plutôt en interaction avec ces derniers. Les technologies utilisées de façon adéquates apportent des réponses concrètes et efficaces à ces problèmes urgents. Que ce soit dans le domaine de la modernisation des activités agricoles, de l’aménagement du territoire, de la santé, de l’élevage, de l’accès à l’eau, à l’électricité et bien d’autres. Il y a donc une interaction dynamique entre technologies de l’information et de la communication et le développement, entendu ici comme l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Sans parler des ressources que l’usage des Tic peut générer (avec la vente de noms de domaines, par ex. ) et qui pourront être réinjectées dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture…

Youssouf Terri

3 commentaires

  1. Bien sûr que aujourd’hui le monde de digitalization a Occupé une place importante dans notre vie de tous les jours et germe des externalité bien position et beaucoup plus négative dans le sens où l’on ne connaît pas les bien fondés de ces externalités positives qui nous permettent d’avoir les bonnes manières de l’exploiter dans la mesure du possible.
    J’invite monsieur Terri comme il est le mieux informé d’essayer de multiples des conférence-débats dans les lieux publics accompagnés de nous jeunes qui aussi œuvres dans le même sens pour mobiliser nos populations et le gouvernement afin que ceux derniers puissent profiter de la digitalization que de la laisser nous détruire.

  2. Le constant est réel mais Qu’allons-nous nous faire pour booster les consommateurs(fonctionnaires,salariés, etc) pour vulgariser ce TIC.

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