Le Fonap, une réponse adéquate au chômage ?

A Travers le FONAP (Fonds national d’appui à la formation professionnelle), le ministère de la Jeunesse et des Sports se pose en catalyseur de l’initiative entrepreneuriale des jeunes. Le Fonds créé depuis 1993 a été toiletté afin de proposer des formations et des mises à niveau en fonction des besoins de chaque de chaque secteur professionnel.

Dans la conjoncture économique actuelle, être jeune et à la recherche d’un emploi n’est pas chose facile. L’entrepreneuriat peut par conséquent jouer un rôle important pour faciliter le développement d’un secteur d’activité et la création d’emplois.

Si les jeunes se mettent souvent à leur compte parce qu’ils ne trouvent pas d’embauche, l’entrepreneuriat peut leur insuffler des compétences précieuses telles que les capacités de réflexion critique, de prise de décision, de management, de travail d’équipe et d’innovation, qui  leur serviront tout au long de leur vie. C’est pourquoi le gouvernement tchadien a mis en place des Fonds en faveur de l’entreprenariat des jeunes d’un montant de 30 milliards de FCFA.

le Ministère de la Jeunesse et des Sports quant à lui, propose des projets concourant à l’insertion sociale et économique, pour faciliter la création d’emplois via le Fonap (Fonds national d’appui à la formation professionnelle).

L’antichambre de l’entreprenariat

Une des caractéristiques de la population tchadienne est qu’elle est majoritairement jeune. Elle est constituée en grande partie de personnes âgées de moins de 15 ans, soit 53,3% de l’ensemble des habitants du pays.  42,5% ont entre 15 et 59 ans et 4,2% ont plus de 60 ans d’après les données de 2018 consécutives à une enquête sur le consommation et le secteur informel au Tchad (ECOSIT 4).

Des jeunes femmes acquièrent une formation électricité dans un centre du HCR, un des partenaires institutionnels du FONAP. Photo : Tchadinfos

Au vu  de l’énorme potentiel entrepreneurial des jeunes, il est impératif que les pouvoirs publics, praticiens et décideurs concentrent davantage leur attention sur les problèmes auxquels se heurtent les jeunes qui lancent et développent une entreprise, et qu’en même temps ils encouragent des programmes et politiques susceptibles de libérer le potentiel de ces derniers. Il existe une multitude des départements qui assurent la tutelle de la jeunesse et cela complexifie la mise en œuvre de certaines politiques en faveur des jeunes et compromet les résultats escomptés, compte tenu du manque de coordination. Il faut mettre de l’ordre dans tout ça.

Une réponse ? le Fonap

Disposant d’Antennes régionales à Sarh, Moundou, Abéché, Amdjarass et à Bol et servant de relais entre ses services et les opérateurs économiques des localités où elles sont implantées, le Fonap, joue pleinement ce rôle de catalyseur de l’entrepreunariat jeune.

Créé en 1993 dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif de pilotage de la stratégie Éducation-Formation-Emploi,le Fonds est un établissement public spécialisé doté de la personnalité juridique. Il a pour principales missions de financer et promouvoir la formation professionnelle continue, de perfectionnement et d’apprentissage.

Le Fonap dispose de 7 centres de formation partenaires ; 4 unités d’appui à la formation professionnelle mise en place au sein de 4 organisations professionnelles (élevage, bâtiment, artisanat, patronat).

Cet outil est en première ligne dans le cadre des politiques mises en place par le gouvernement afin de combler le déficit de formation et de résorber le chômage.

Chérif Adoudou Artine

 

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