Affaire de l’étudiant tchadien détenu en Inde. Suite…

 » (…) nous n’allons pas nous décourager. Nous allons appuyer les efforts appropriés visant à trouver une solution au cas de notre compatriote. »

Chérif Mahamat Zene,

ministre des Affaires étrangères du Tchad

Compte Facebook de Béchir Issa Hamidi

Le Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine, de la Coopération Internationale et de la Diaspora, Chérif Mahamat Zene s’est prononcé sur cette affaire au cours d’un entretien accordé à la Presse nationale, ce midi (ndlr lundi 21 janvier 2019)

« L’étudiant tchadien YOUSSOUF ALLAMINE TAHIR a été arrêté le 05 février 2015 à la frontière entre l’Inde et le Népal. Informé, le Consul honoraire du Tchad à New Delhi a contacté par une note le Ministère indien des Affaires étrangères le 9 mars 2015 et a demandé la libération et le rapatriement de l’étudiant au Tchad. Le 10 mars, le Ministère indien des Affaires étrangères a contacté, à son tour, le gouvernement de l’état fédéré d’Uttar Pradesh qui lui a fait savoir que le cas de l’étudiant tchadien relève de la justice de cet Etat, puisque plusieurs chefs d’accusation, notamment falsification et détention de faux documents pèsent sur lui. Ces éléments ont été portés à l’attention du Consulat le 27 mars 2015 par le Ministère indien. Lire la suite ici (compte Facebook de Bechir Issa Hamidi).

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

TIC et politique ne font pas bon ménage ?

Qui sera le prochain ministre des TIC au Tchad ? La personnalité qui succèdera  à Mme Alix Naimbaye devra comprendre les codes et les enjeux de l’économie numérique et les appliquer dans un contexte difficile, tant sociologiquement que structurellement. Elle devra avoir le #mindset approprié.

La ministre en charge des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a été limogée ce vendredi 11 janvier 2019. Le fauteuil est par conséquent vacant. Le (la) prochain(e) ministre devra dépoussiérer ce département. Oui dépoussiérer, déjà ! Car malgré son jeune âge (dans son intitulé actuelle et sa fonction novatrice), ce ministère traine avec lui une grande partie de ce que le Tchad compte d’anachronismes. Créé à l’occasion du remaniement du 21 janvier 2013, le ministère aura connu trois ministres. Le premier d’entre eux a été Daoussa Déby. Il y a eu ensuite Mahamat Louani Goadi et Mahamat Allahou Taher. Mme Madeleine Alingué, actuellement sur le strapontin de la Culture, a assuré la fonction jusqu’au 8 mai 2018. Mme Alixe Naïmbaye étant la dernière occupante de la fonction. On attend le (la) suivant(e)…

Le ministère des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication doit se dépoussiérer. Tout d’abord il doit se débarrasser de son appellation surannée. Pourquoi en 2018 parle-t-on encore de ‘’nouvelles’’ technologies de l’information et de la communication ? Elles étaient nouvelles il y a 15 ans. Le monde aujourd’hui utilise l’acronyme TIC en Français ou les initiales IT en Anglais. Tout simplement parce que ces technologies font partie intégrante de notre quotidien. En l’état, son intitulé n’exige rien de lui. C’est le ministère des Postes. C’est le ministère des NTIC. C’est peu être ça la cause de cet immobilisme de façade : un état d’esprit.

Un état d’esprit

Ce département de l’exécutif qui a hébergé depuis 6 ans cinq ministres doit ensuite transformer La Poste, ou ce qu’il en reste. Transformer cette institution ‘’argentivore’’ que nous traînons comme un boulet accroché à la cheville du condamné. Ailleurs dans le monde, les postes sont des entreprises innovantes et prospères. Elle se sont adaptées aux mutation de l’économie. Que dis-je, des économies qui l’entourent. Elles scrutent la libéralisation des secteurs d’activité et les investissent. Les voilà qui deviennent des VMO en téléphonie, des banques de dépôt…tout en gardant et en adaptant à l’ère du numérique leur cœur de métier.

Maîtrisez les enjeux de l’économie numérique

Au Rwanda, au Mali, au Niger, au Bénin ou encore au Gabon pour ne citer que ceux la, ce département est appelé ministère de l’économie numérique. C’est tellement plus smart, tellement plus explicite. Car ne nous trompons pas, l’économie numérique n’est pas juste la vente de connexions Internet et de communications téléphoniques comme pourraient le faire croire les actions très limitées de nos instances dirigeantes. Selon une définition de l’ACSEL (Association pour le commerce et les services en ligne), ‘’L’économie numérique comprend le secteur des télécommunications, de l’audiovisuel, du logiciel, de l’Internet et les secteurs qui les utilisent en tant que cœur ou support de leur activité. Toutes les activités qui utilisent un support numérique sont donc concernées. L’économie numérique résulte de l’interaction d’un grand nombre d’intervenants. Il s’agit d’un système intégré où la tâche de chacun participe au système global.’’ Le champ d’application de cette économie (scindée en deux secteurs : les servies TIC et les industries TIC) est donc quasi infini. « « La numérisation, qui permet de très forts gains de productivité dans le stockage, le traitement et la transmission d’informations (…) se traduit par un développement très rapide avec moins d’intermédiation’’ explique un article du site spécialisé frenchweb.fr citant l’étude ‘’Digital dividends’’ publié par le Banque mondiale en janvier 2016. Le poids moyen de l’économie numérique dans les pays de l’OCDE représentait en 2016, 6% du PIB. Ce qui, de prime abord, semble faible. Mais, toujours selon Frenchweb : ‘‘ (…) Si l’on arrive à évaluer la pénétration d’Internet, on ne mesure pas encore les bénéfices indirects du digital, que les auteurs de l’étude appellent les « dividendes digitaux ». Ces externalités positives existent pourtant. Du numérique découle par exemple : le gain de temps, une meilleure expérience-client, un accès à un savoir plus large. Ces bénéfices sont difficiles à quantifier.’’

Des obstacles

Le succès rwandais, plus proche que nous de part son histoire récente, dans les TIC le rapproche des données citées en infra. Sans vouloir tomber dans la caricature, nous devons calquer nos politiques de développement de l’économie numérique sur celles appliquées depuis une décennie par le pays des milles collines.

En ce qui concerne le Tchad, le chantier est énorme. Cela semble même infaisable vue l’état de délabrement des structures d’Etat. Une approche trop théorique serait un échec car le projet sera confronté de nombreuses pierres d’achoppement.

Des obstacles sociologiques tout d’abord :

  • Les Tchadiens, dans leur majorité, ne sont pas imprégnés de culture digitale ;
  • La peur de l’inconnue si ces technologies (nouvelles pour le coup) ne sont pas apportées de manière appropriée ;
  • Les niveaux d’éducation disparates – il y a les citadins et les ruraux, les diplômés du supérieur, les semi-lettrés/illettrés – qui compliqueraient (mais ce n’est pas rédhibitoire pour son développement) l’action en amont qui est celle du plaidoyer auprès de la population.

Des obstacles structurels et humains ensuite :

  • Le Tchad part de zéro, les préalables au développement de l’économie numérique sont inexistants ;
  • Les intérêts particuliers et la corruption qui freinent les prises de décision qui à terme profiteront à tous.

Une approche trop technique serait donc suicidaire. Optons alors pour une approche plus pratique avec comme cible principale l’utilisateur le moins enclin actuellement à utiliser les TIC. Car l’objectif finale n’est pas seulement de se doter d’infrastructures, mais que le maximum de Tchadiens puisse les utiliser et en profiter. De plus l’’expérience nous montre que l’adaptation aux outils connectés est très rapide. Parallèlement à cela, l’enseignement fondamental devra être le laboratoire par excellence pour les TIC. Ces deux approches ne signifient pas que les autres pans de l’économie traditionnelle doivent être oubliés.

Cette approche est basée sur le long terme. Travailler sur au moins une décennie pour bénéficier des premières retombées.

L’économie numérique est un état d’esprit et sa gestion au sein de l’exécutif ne peut pas, ne doit pas être confiée à un politique pur jus. Mais plutôt a un profile de personne agile qui connaît ses codes, qui les comprend, les décrypte et les appliquent en fonction de ses réalités de terrain. Une personne avec une stratégie à long terme en somme !

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Youssouf croupit en prison depuis 4 ans

Youssouf Mahamat Allamine a été arrêté dans la ville indienne de Maharajan en février 2015 à cause d’un titre de séjour apocryphe. Il est derrière les barreaux depuis cette date. Toutes les tentatives menées par son père, Mahamat Allamine Tahier, ont été jusqu’à la veines. Il s’exprime pour la première fois sur le combat qu’il mène afin de faire libérer son fils.
Affiche éditée par les amis et soutiens de Youssouf Mht Allamine

Avant de suivre l’interview que nous a accordée Mahamat Allamine Tahier, père de Youssouf Mahamat Allamine incarcéré depuis le 06 février 2015 à Maharajan en Inde, nous souhaitons préciser quelques détails de cette affaires qui a complètement perturbé la vie de toute une famille.

Né le 02 août 1992, Youssouf Mahamat Allamine obtient un visa d’étude pour poursuivre son cursus dans une école supérieure de Bangalore (dans le sud de l’Inde) en 2011. Le jeune homme est décrit par ses proches comme une personne calme et pieuse. Au troisième trimestre 2014, il obtient une licence en Relations Internationales, mais séjourne quelques mois en Inde. Il décide de regagner les Tchad au début de l’année 2015 en transitant par l’Arabie Saoudite pour le pélerinage de la Oumra.

C’est lors d’un contrôle de police dans la ville de Maharajan, à l’extrême sud de l’Inde, qu’il est arrêté car son titre de séjour et son visa pour le royaume wahhabite sont jugés comme des faux. En compagnie de huit autres étudiants africains, il se retrouve derrière les barreaux avec une condamnation de 5 ans sans appel.

A-t-il été jugé ? A cette question son père répond que cela a été une comparution immédiate.

Courrier transmis par le Ministère des Affaires étrangères au Consul honoraire du Tchad en Inde pour intervention.

 

Le fils et le père

 Avec beaucoup de dignité, il revient sur ces quatre dernières années durant lesquelles son seul objectif était de faire revenir son fils au Tchad. Dans cet entretien, il se livre à coeur ouvert et appelle toutes les bonnes volontés, parmi lesquelles le Président de la République du Tchad et la Fondation Grand Coeur, à lui venir en aide pour la libération de son fils.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

(avec Mahamat Haroun Saleh)

COTON TCHAD – OLAM

Scandale ou business as usual ? 

Ce lundi 14 janvier marque la fin du feuilleton COTON TCHADOLAM. Le groupe d’agro-industrie singapourien et la République du Tchad ont finalisé une convention de reprise et de garantie du passif de la société cotonnière. OLAM confirme donc son acquisition de 60% de la COTON TCHAD. Les 35 milliards de passif sont par contre à la charge du Tchad.

Voici la ventilation de la dette en question (source : tchadinfos.com)

  • Fiscales : correspondant à la somme de 13 690 433 306 FCFA ;
  • CNPS 2 898 379 481 FCFA ;
  • Cotonculteurs 6 680 476 207 FCFA ;
  • Fournisseurs et prestataires d’exploitation 12 193 100 151 FCFA. Ce qui fait un total 35 462 389 145.

Scandale ou business as usual ? 

J’ai posé la question à un financier (un contribuable tchadien) et j’attends vos réponses…

Vidéo

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Qui m’accompagne aux Adicomdays 2019 ?

Les professionnels africains du marketing digital se retrouveront à Abidjan pour les Adicomdays 2019 (Africa Digital Communication Days) les 22 et 23 mars pour humer les dernières tendances du secteur, trouver les meilleurs insights et resauter.

Les Adicomdays (Africa Digital Communication Days) se présentent comme le rendez-vous incontournable de la communication digitale en Afrique. Organisées par l’agence Totem (spécialisée dans l’Influence marketing et le Brand content) depuis 2017, la troisième édition se déroulera les 22 et 23 ars prochains à Abidjan. La première s’étant tenue à Paris, la seconde déjà à Abdijan.

La ville d'Abidjan est magnifiée
L’affiche officielle des Adicomdays 2018
Les influenceurs au détriment des pros ?

Cet événement, que j’estime clé pour l’identité numérique africaine, regroupera plus de 400 participants, des professionnels du marketing issus des plus grande sociétés ‘’Brick and Mortar’’, mais aussi, et c’est évident, de ‘’Pure Player’’. Le parterre des intervenants était particulièrement riche, impressionnant (autant qualitativement que quantitativement) lors des deux précédentes éditions. Parallèlement il y aura également des influenceurs net. Ceux que je ne désigne pas comme des professionnels du marketing, mais plutôt comme des acteurs de ce marketing digital.

En échangeant avec les organisateurs via leurs réseaux sociaux, j’ai pu partager une de mes observations en ce qui concerne le traitement médiatique de l’évènement. J’estimais que les Adicomdays donnaient plus d’importance aux influenceurs (certes tous talentueux dans ce qu’ils font) au détriment des professionnels. Sans doute une envie compréhensible de créer de l’engouement autour de ces personnalités. Mais la médiatisation à tout prix n’est-elle pas un piège ? En adoptant cette voie, les Adicomdays entreraient plus dans la sphère de l’Entertainment que dans celui des rencontres professionnelles.  On perdrait alors cette essence qui pourrait faire de ce rendez-vous annuel un must de marketing digital, non pas seulement en Afrique, mais dans le monde.

Retour sur investissement

Le programme 2019 n’étant pas encore disponible, intéressons-nous au menu qui était proposé l’an dernier pour se faire une idée de ce qui nous attend dans deux mois. En 2018, les intervenants ont parlé de social média, de brand content et ont partagé les dernières pratiques du (des ?) secteur(s). Dans ce maelstrom de sujets, les KPI et le ROI ont été au centre des discussions. Le site internet des Adicomdays annonçait la couleur en écrivant : «l’ensemble des sujets étudiés sera à travers le prisme du retour sur investissement» car le thème était « Comment optimiser le retour sur investissement de sa communication digitale en Afrique ? ». Le planner stratégique en manque de débats et de challenge que je suis aurait trouvé de quoi se réjouir.

J’aime beaucoup le concept et le fait de rencontrer des femmes et des hommes aguerris aux dernières techniques du marketing m’emballe vraiment. C’est pour cela que je compte me rendre à Abidjan fin mars 2019 pour humer les tendances du marketing en Afrique et profiter des insights, du réseautage et des échanges humains que peuvent offrir les Adicomsdays. Par la même occasion je représenterai le Tchad au sein du microcosme continental, en compagnie certainement de la brillante Sandrine Naguertiga…et peut être d’autres.

Les Adicomdays (www.adicomdays.com) se tiendront les 22 et 23 mars 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Un salon africain de l’agriculture au Tchad en mars.

N’Djaména accueillera du 12 au 15 mars 2019 le 1er Salon africain de l’agriculture (SAFAGRI) organisé conjointement par le CILSS (Commission inter-états de lutte contre la sécheresse au Sahel) et la République du Tchad.

La note conceptuelle du Salon africain de l’agriculture (SAFAGRI) exprime comme motivation principale, la convergence de toute une batterie de programmes, projets ou politiques existants vers les objectifs de l’Agenda 20163.

Cette feuille de route, adoptée en janvier 2015 à Addis Abéba lors du sommet des Chefs d’Etats de l’Union africaine, est une sorte de vision et plan d’action pour faire de l’Afrique un continent prospère et pacifique : « Une plateforme qui oriente le continent afin de consolider les progrès en cours et d’exploiter stratégiquement les possibilités qui s’offrent à court et à moyen termes, pour assurer une transformation socio-économique positive dans les cinquante années à venir.» explique le site internet aux accents écologistes mediaterre.org.

Afin donc d’aligner toutes les initiatives régionales existantes au calendrier de l’UA, le CILSS s’est investit pour lever toutes les entraves à un développement du secteur agricole africain encore trop souvent soumis aux aléas économiques, climatiques et sécuritaires. Le comite siégeant à Ouagadougou lance donc le SAFAGRI, « une vitrine d’échanges à l’échelle continentale en mars 2019 à N’Djaména, en marge de (ses) instances statutaires.

Le salon tentera de stimuler « les politiques nationales et régionales de transformation des chaines de valeur agricole » partout en Afrique.

Ses objectifs factuels sont les suivants :

  • Créer un cadre d’échanges et de partage d’expérience entre différents acteurs;
  • Mettre en réseau les différents acteurs de l’agriculture africaine afin de renforcer l’intégration et contribuer à la fluidification des échanges commerciaux;
  • Contribuer à réduire les barrières aux transactions régionales;
  • Contribuer à améliorer la santé humaine en incitant à la consommation de produits locaux et sains;
  • Exposer des produits de l’agriculture africaine;
  • Organiser des panels de discussions pour échanger sur des thèmes visant à la promotion de l’agriculture africaine.

L’aspect organisation du SAFAGRI sera cogéré.

Au niveau régional :  par le CILSS, à partir de son siège au Burkina Faso, avec un président de comité d’organisation en la personne de Mohammed Abdellah Ebe (au quotidien directeur général de l’institut du Sahel, un des organes spécialisés du CILSS).

Au niveau local : par le ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles avec une coordination nationale.

 

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

50 chiffres à connaître sur les RS en 2019

Chaque année, nous publions un récapitulatif des statistiques des réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, LinkedIn… cet article permet de visualiser les forces en présence et les dynamiques des réseaux sociaux. Au cours de l’année, pour accéder aux chiffres régulièrement mis à jour, rendez-vous sur cette page : Chiffres réseaux sociaux – 2018.

Les chiffres clés des réseaux sociaux en 2019

Selon les derniers chiffres compilés par l’agence We Are Social et Hootsuite (octobre 2018), nous sommes 7,6 milliards d’habitants sur Terre. On dénombre :

lire suite ici 

Festival Dary

Le concept j’adore!

En pratique j’abhorre !

Le Festival Dary tombera le rideau ce mercredi 2 janvier. Un espace de rencontre qui a accompagné vers 2019 les Ndjaménois durant la dernière décade de décembre. Entre danses, concerts et brochettes, retour sur un concept unique, mais aux procédés iniques*.

  • *Comprenez « iniques » dans le sens de « injustifiés ».

Je n’aurais dû être que dithyrambique vis à vis du Festival Dary, qui se tient depuis le samedi 22 décembre 2018 à la Place de la Nation à N’Djaména. Car c’est un espace de distraction grand public qui n’est que trop rare au Tchad, un pays où l’Entertainment est le dernier des soucis actuellement. Et pourtant, c’est en temps de crise que nos dirigeants devraient s’appuyer sur la célèbre sentence accordée au Xème siècle par le poète Juvénal à l’empereur romain Néron pour qualifier sa politique d’évergétisme*, Panem et circenses (traduit par ‘’Du pain et des jeux’’) pour distraire et tenir la plèbe loin des affaires de l’Etat. Je suis d’avis pour qu’on renouvelle cet exercice tous les trimestres. Dans les trois grandes villes du Tchad. Non pas par cynisme politique, comme a pu le faire l’empereur romain qui régna de l’an 54 à l’an 68 de notre ère, mais juste pour permettre aux Tchadiens de se distraire simplement et à moindre coût.

Avec ce festival qui met en avant la diversité culturelle tchadienne, on s’y rapproche. Des prix abordables, des animations pour les petits et les grands, des danses traditionnelles, des concerts quotidiens et de la restauration pour toutes les bourses. Equation parfaite pour une fête populaire et familiale réussie. Sur la forme c’est parfait. Dans les faits cela se passe relativement bien depuis le début. Mais sur le fond, c’est un peu plus compliqué et moins reluisant.

La première de mes deux critiques porte sur le fait que ce festival « offert » aux Tchadiens par la République soit financé en grande partie par des sponsors privés (l’Office national de promotion du tourisme et de l’artisanat (ONPTA) a, selon mes informations, contracté un emprunt à hauteur de 200 millions à une banque). Plus qu’une critique, c’est un constat amer de la déliquescence de notre pays. Nous vivons sous perfusion. Une perfusion alimentée en amont de la chaîne par ces machins de Washington qui nous saignent à blanc (FMI et BM). Sous perfusion ensuite des partenaires « traditionnels », qui font tout ce qu’ils peuvent pour nous maintenir dans cette situation. Si tout cela ne suffisait pas, voila que des entreprises de téléphonie ou de services bancaires nous servent la soupe pour faire danser notre population. Ou s’arrêtera la chute ? Arriverons-nous dans les abysses qu’a connu la Colombie des années 1990, quand les cartels de la drogue étaient les principaux pourvoyeurs de fonds des municipalités ? Au secours, mon pays coule.

Ma seconde critique réside dans un questionnement sur le dessein réel des organisateurs. Le Festival Dary est-il une entreprise à but lucratif ? Les organisateurs doivent-ils espérer générer un profit ou doivent-ils juste se soucier que la fête se déroule dans les meilleures conditions ? Ayant integré à titre bénévole l’équipe d’organisation pour apporter mon aide, j’ai eu le sentiment profond que le festival n’est rien d’autre qu’une « entreprise à but lucratif ». Mes idéaux déclinés en en infra tombent à l’eau. Naïf que je suis. Le Festival Dary n’est donc pas organisé pour faire danser le Tchadien. Non, c’est une occasion de plus de se sucrer sur son dos. Je ne suis pas juriste et je ne connais pas les textes qui régissent l’ONPTA. Mais est-ce que je me trompe en pensant que la vocation première de cet office n’est pas de mettre en place un business ? Qu’il tâche d’abord de s’acquitter des ses prérogatives initiales par des voies plus orthodoxes avant de vouloir révolutionner la roue. Si des sociétés d’Event ou de Spectacles avaient initié ce genre de festival, j’aurais compris. Et elles auraient été dans leur droit de générer du profit. Pas l’ONPTA ! Nous sommes dans un mélange de genres, comme d’habitude dans ce pays.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

*L'évergétisme consiste pour un notable, à faire profiter ses concitoyens de sa richesse

Au revoir 2018, bonjour 2019

L’année 2018 se termine. Que nous a-t-elle réservé de beau au Tchad ? Pas grand chose, elle aura été bien morose. Que ce soit en sport, en culture ou en politique nous n’avons pas eu beaucoup d’occasion de nous réjouir. Malgré cela, il subsiste quelques poches d’espoir pour 2019… et au delà.

Lundi est le dernier jour de l’année 2018. La seule chose qui me vient en tête est « enfin finie » !

Même si le passage à l’année nouvelle n’est que symbolique, je me dis que symboliquement nous allons oublier un cru 2018 très morose.

En remontant le calendrier de l’actualité 2018 au Tchad, il n’y a pas eu beaucoup de faits très réjouissants pour le quidam qui vit à N’Djaména, Moundou, Abéché, Sarh, Faya ou Ati.

Les Sao basket

De temps en temps nos sportifs (de seconde zone aussi, il faut le reconnaître) nous rapportaient quelques breloques ou titres de sous compétitions continentales. Ça concourait à flatter nos petits égos flagorneurs. En 2018, rien. Même Casimir Ninga n’a pas secoué Facebook ces derniers mois. Les joueurs du Sao basket ont néanmoins pris le relais du footballeur après une campagne honorable lors des éliminatoires pour la coupe du monde qui se jouera en 2019 en Chine. Ils sont actuellement 6ième …dans un groupe de 6. Et il parait que ces sportifs ont représenté le pays dans cette phase qualificative grâce à des fonds privés. Et le ministère des Sports dans tout ça ?

Limites artistiques ?

Du côté de la Culture, même son de cloche. On s’est contenté de produire des niaiseries qui n’ont été distribuées nulle part, si ce n’est sur les ondes de nos moribondes stations FM, à l’IFT, au Centre Don Bosco, etc.  Notre fameuse « diversité culturelle » n’inspire pas ceux et celles que l’on qualifie d’artistes. Terme galvaudé. Il y a le très original Afrotronix qui tire son épingle du jeu. Avec lui, quelques uns, dont Tony Ives, Lynci ou Sultan, tentent de faire vivre la musique urbaine tchadienne, mais le public n’accroche pas (pas encore). A qui la faute ? A leurs propres limites artistiques ou à un manque de promotion/mécénat qui leur permettrait de passer un cap ?

Immobilisme

Les politiques, fidèles à eux-mêmes, ont été d’une inefficacité criante. Ceux qui sont en fonction cherchent à tirer à eux la couverture afin de briller aux yeux du Président de la République et ainsi espérer pérenniser leurs strapontins. Les décisions qui permettraient aux Tchadiens de souffler un tant soi peu sont par contre le dernier de leurs soucis. Ils sont en représentation. En permanente recherche de médiatisation. Pour remplir les cases du journal télévisé de Télé Tchad, ils brasent de l’air et récitent des antiennes creuses et éculées. Si cette clique disparaissait de la surface du pays, cela ne changerait rien à notre quotidien, car elle ne pilote pas le Tchad, elle le laisse voguer tel un bateau ivre. Attentisme et immobilisme sont les adjectifs qui qualifient le mieux notre vie politique. La même dialectique vaut pour ceux qui attendent dans l’antichambre du gouvernement (car c’est la finalité) et ceux de l’opposition.

Si on remplaçait le nom France par Tchad dans cet extrait d’Hexagone, écrit et chanté par l’anarchiste Renaud Sechan, serions-nous dans le vrai ?

« Ils s’embrassent au mois de janvier car une nouvelle année commence,

Mais depuis des éternités elle n’a pas vraiment changé la France.

Passent des jours et des semaines, y a que le décore qui évolue.

La mentalité est la même, tous des tocards, tous des faux-culs. »

Il y a deux mondes

Quand je dis que tout est morose, j’exagère. Dans ce spleen ambiant, il y a quand même des lueurs d’espoir. La motivation et l’énergie de certaines personnes pour développer des idées novatrices, monter des start-up dans tous les domaines tout en essayant de se frayer un chemin vers l’autonomie financière constatés dans certains milieux de N’Djaména, donne beaucoup d’espoir. Ce mouvement d’autoentrepreneurs, certes encore très brouillon, sans réelle ligne directrice et disparate, gagne de plus en plus les millennials. Une génération bénie car elle a grandi avec les technologies les plus adaptées à ses besoins, les mieux pensés pour qu’une personne puisse s’épanouir socialement, économiquement et idéologiquement. Ses ainés n’ont jamais connu ces leviers économiques impressionnants. Ses benjamins connaîtront sans doute un outil qui sera édulcorée de son essence ‘‘libertaire’’ tôt ou tard. Ce Tchad là turbine de toute ses forces pour se faire une place dans l’écosystème mondial en cherchant à se mettre à niveau par rapport à ses voisins, qui vivent dans le ‘’village global’’, thèse développée en 1967 par l’économiste Marshall McLuhan et qui prévoyait la mondialisation économique, technologique et médiatique. Ce Tchad de tous les possibles se trouve opposé à un Tchad traditionnel, replié sur lui (régionaliste, ethniciste, voire même clanique), replié sur ces méthodes de gouvernance économique et sociale qui ont fait leur temps et qui ont montré leurs limites. C’est ce que j’appelle le Tchad de l’ancien monde.

Loin de moi l’idée d’opposé ces deux approches, même si je penche pour l’un, plutôt que pour l’autre. Il n’y a dans mon cheminement intellectuel aucun manichéisme, juste un constat. Celui d’un Tchad qui a les ouvert, qui sait, qui veut mais ne peut pas grand chose faute de structures et de moyens financiers. Car il est encore balbutiant. Et d’un Tchad qui peut tout, mais est engoncé dans un système de corruption et de clientélisme duquel il ne peut se départir, de peur de voir sa mécanique de fonctionnement voler en éclat. Rapprocher ces deux Tchad serait-il une bonne idée ? Oui et non ?

Oui car aucun changement notoire ne peut se faire sans les pouvoirs publics, qui décident des politiques et des règlements. Le gouvernement doit tenir compte de ce frétillement économique naissant (formel ou informel) lui donner un cadre légal pour qu’il se développe. La machine administrative occupera alors un rôle de régulateur, percevra ses impôts et se chargera de ses devoirs régaliens. Cette approche libertarienne, le moins d’Etat possible dans les affaires économiques, est, au passage, soutenue par les géants de la Silicone valley. Un exemple à suivre ? Une question qui mérite débat.

Non car si on laisse trop de place à la machine administrative dans cet écosystème, elle le biaiserait par ses vielles méthodes, sa corruption et sa pression fiscale.

Le Giga à 1 500 francs

Si je concluais ce billet sans parler de la baisse du prix d’Internet j’aurais été impardonnable. Fin octobre, Airtel, l’un des deux opérateurs de téléphonie, a décidé de passer de 12 000 francs à 1 500 francs pour 1 Giga. Une véritable révolution. Une sorte d’aumône pour toute la population. Internet, comme je l’écrivais plus haut, est un levier économique sans pareil. Certaines personnes se sont plaint que c’est encore trop cher. Ils ont peut être raison. Mais c’es déjà pas mal.

La question que je me pose par contre est : ‘’S’ils peuvent se permettre de vendre le Giga de connexion à 1 500 francs aujourd’hui, pourquoi l’ont-ils vendu depuis toutes ces années à 12 000 francs ?’’

Tchadiens, je ne vous souhaite pas une bonne année 2019. Mais plutôt beaucoup de courage pour 2019.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

La #Blockchain, une solution pour le Tchad ?

A l’heure où l’ADETIC, organisme créé pour installer le Tchad dans l’ère du numérique 3.0, se débat encore avec des problèmes d’énergie pour maintenir ses serveurs à flot, le monde a déjà embrassé la technologie blockchain, une révolution dans la sauvegarde, la sécurisation des transactions et des informations qui en découlent.

Tout d’abord, expliquons ce qu’est exactement la technologie blockchain. Dans un essai on ne peut plus exhaustif intitulé Les Blockchains. De la théorie à la pratique, de l’idée à l’implémentation écrit par un trio français (Billal Chouli – mathématicien, Fréderic Goujon – informaticien spécialisé dans le Big Data et Yves-Michel Leporcher – financier) on apprend cette définition : Une blockchain est une base de données distribuée et sécurisée, dans laquelle sont stockées chronologiquement, sous forme de blocs liés les uns aux autres, les transactions successives effectuées entre ses utilisateurs depuis sa création.

Quelle est la nouveauté dans tout cela me direz-vous ? Elle réside dans l’inviolabilité des informations encodées dans la chaine de blocs. L’horodatage, la confidentialité et l’inviolabilité d’une chaine de bloc sont les éléments qui permettent à cette jeune technologie de bénéficier de tous ces superlatifs (‘’une révolution’’, ‘’la solution du futur’’, ‘’une innovation’’, etc.). Car une fois ajouté à la chaîne, un bloc d’informations ne peut plus être ni modifié ni supprimé, ce qui garantit l’authenticité et la sécurité du réseau. Ce n’est pas le cas aujourd’hui avec les stockages en cloud (sur des serveurs).

Pour ceux qui voudraient en connaitre plus, MON ouvrage de référence sur cette technologie « offre une vision à 360 degrés de l’état de l’art de la technologie Blockchain, son environnement et son potentiel, à un public désireux d’en faire sa spécialité. Derrière le projet Bitcoin, qui fût en 2009 la première application complète de la Blockchain, se cache une pépite de technologie, des concepts cryptographiques bien implémentés, une architecture décentralisée totalement exploitable, et un potentiel dont seule l’inventivité humaine pourra définir les limites. » Ça laisse rêveur !

La confiance

Pourquoi est-ce que cette technologie qui est utilisé depuis moins de 10 ans est aujourd’hui au centre de toutes les convoitises et est qualifiée de nouvelle révolution technologique ? « Parce que c’est le réseau de confiance dont Internet a toujours eu besoin mais n’a jamais possédé » explique Marc Andreessen, créateur de Netscape, un des pionniers des moteurs de recherche. Au vu des répercussions qu’ont eu les failles récentes sur la messagerie Yahoo et le réseau social Google+, on comprend aisément que la notion de confiance est centrale dans le succès de la blockchain.

Une image vaut mille mots… Trois infographies : la première, en Anglais, explique le fonctionnement de la Blockchain (www.columnfivemedia.com), la seconde compare le système de stockage en cloud à celui en blockchain (nirolution.com) et la troisième livre quelques applications possibles (www.clubic.com).

RDV après ces trois infographies pour parler du Tchad et de technologie blockchain.

Transparence financière et lutte contre la corruption

Développer la blockchain au Tchad, est-ce si saugrenu, est-ce de la pure folie ?

Idriss Deby cherche une solution pour éviter le détournement de fonds publics et la corruption ? En voilà une qui ferait du ministère des Finances et ses différentes régies des citadelles inviolables. « C’est la solution par excellence. Aucune triche possible, une traçabilité assurée sur des années. Personne ne pourra se départir de ces choses. Un quitus fiscal par exemple ne pourrait pas être délivré si les données encodés dans la chaine d’information ne le permettent pas. » assure le mathématicien Bilal (nom d’emprunt car la personne ne veut pas être citée), spécialiste en crypto-monnaie. Aussi futé, aussi roublard que puisse être le Tchadien, il sera confronté aux règles de la véracité et de l’inviolabilité des chiffres qu’impose la blockchain.

Notre pays est-il prêt pour la blockchain ? La question a été posée à notre mathématicien, qui connaît très bien les rouages de l’administration tchadienne : « Le Tchad était-il prêt pour le logiciel Sydonia imposé au ministère des Finances ? Il ne l’était pas. Et pourtant plus de 15 ans après nous continuons à l’utiliser. ». Et de poursuivre « On peut s’accaparer de cette technologie (…) par étape et ne pas croire que les choses se mettront en place du jour au lendemain. » Quand on aborde la fâcheuse question du financement de cette démarche (l’Etat n’a plus d’argent nous dit-on), Bilal évoque les Partenariats publics-privés. « En y mettant du sérieux on peut attirer des fonds à travers des sociétés qui ne demandent qu’à mettre un pied en Afrique. Pour ça il faut des préalables : une feuille de route exhaustive, une vision à long terme et une volonté politique affirmée. »

Si le secteur des crypto-monnaies, qui a été le premier à utilisé la blockchain pour protéger ses transactions, a pu maîtriser les blocs de chaînes, le Tchad, en tant qu’Etat souverain, doit pouvoir mettre en place cette technologie.

Dubaï et Israël

Ailleurs dans le monde, deux pays se démarquent dans le développement de cette innovation. L’émirat de Dubaï et Israël. Depuis fin 2016, les autorités dubaïotes ont décidé de migrer toute leur administration sur une technologie blockchain (finances, cadastre, état civile, justice, etc.) En 2017, la société israélienne Zim a mené une expérience de connaissement numérique en utilisant la blockchain.

La France, les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Union européenne (qu’on pourrait croire à la pointe) ont de leur côté un temps de retard sur ces deux pays. Ils en sont encore au stade de commissions et/ou de missions d’informations sur la chaîne de blocs.

En Afrique, au Ghana plus précisément, Bitland, une ONG britannique, a utilisé la technologie blockchain pour créer un cadastre virtuel.

Alors que les états commencent timidement à s’intéresser à cette technologie, les sociétés privées semblent elles déjà convaincues. Ainsi l’Américain General Electric, au travers de Xage, une start up du groupe, a créé des empruntes numériques des machines industrielles afin d’identifier et sécuriser le réseau électrique.

Les banques, voyant venir sur leur terrain les crypto-monnaies, ont embrassé l’innovation. Elle leur permettrait de réduire les coûts de transactions. Pour se faire, 25 d’entre-elles, réunies dans un consortium, ont confié à R3, une société américaine, la gestion via la blockchain de leurs transactions financières. Le groupe britannique Citibank quant à lui travaille sur la création de sa crypto-monnaie, le Citicoin. Depuis 2015, le suisse UBS a ouvert à Londres un laboratoire de recherches sur les applications bancaires/financières des chaînes de blocs. « Le groupe qui parviendra le premier à sortir une technologie éprouvée sera à même de facturer son propre service auprès des autres acteurs du domaine financier » explique le quotidien économique britannique The Economist dans un article paru en octobre 2015.

La blockchain permet également d’améliorer les systèmes prédictifs utilisés par les assurances, voire même de créer des assurances «peer-to-peers» (c’est à dire que le client ne dépendrait plus de son assureur mais disposerait d’informations directement sur une plateforme afin de calculer le coût de sa police d’assurance).

Que ce soit en banque, au cadastre, dans la finance ou dans les assurances, les enjeux semblent énormes.

Mon cher Tchad, si tu te posais pour une fois en pionnier ?

Le laboratoire WENAKLABS organise ce vendredi 16 novembre 2018 une conférence sur la Blockchaine et l’IA. RDV à l’incubateur WenakLabs, avenue El Nimery, à partir de 16 heures.

Chérif ADOUDOU ARTINE, leader numérique autoproclamé