Ismaël Mahamat Adoum est de retour à la tête de la SNE (Société nationale d’électricité) depuis ce jeudi 06 août. Très apprécié des usagers, il est l’arbre qui cache la forêt. Car la société d’État n’a pas besoin d’un homme providentiel à temps partiel, mais plutôt d’un manager visionnaire qui marquera son action dans le temps.

« Le retour du redresseur » pouvait-on lire sur le fil d’actu des journaux en ligne tchadiens ce jeudi 06 août dans la soirée. Et les internautes de renchérir « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Tout cela pour commenter le retour à la tête de la SNE (Société nationale d’électricité) d’Ismaël Mahamat Adoum.

Extrait d’un article de cherifblogshow.com du 16 décembre 2015.

Il est vrai que le passage de ce dernier en qualité de Directeur général de la société d’État (de septembre 2015 à mars 2018) a marqué les Tchadiens (voir illustration ci-dessus).

Mais le retour tant apprécié de ce Docteur en Droit public ne doit pas cacher l’essentiel. A savoir la faillite du système de production, de transport et de distribution de l’électricité. En soi, pour les autorités tchadiennes, cette quasi unanimité sur une personne physique et tous les espoirs posés en elle est un échec. Car c’est tout le secteur de l’énergie qui est en branle.

Un système de gestion (qu’il soit pour une société telle que la SNE ou toutes autres organisations) est un mécanisme pour optimiser et améliorer de manière continue les services et le fonctionnement d’une entité (entreprise, administration, association, club) avec un cahier de processus tel que n’importe quel administrateur/gestionnaire avec un minimum de capacité managériale puisse mener le bateau.

Exemple

Quand en 2012, Marissa Mayer a été nommée PDG de Yahoo, pensez-vous qu’elle est venue dans les couloirs de Sunyvale et à créer de toute pièce le secret du succès ? Non ! Marissa Mayer a trouvé à son arrivée une organisation bien huilée. Elle a apporté ses innovations, ses idées et les a adaptés à l’ADN de la société. C’est certes son apport qui a permis à l’ex géant des réseaux de doubler son chiffre d’affaires en deux ans. Mais elle s’est appuyée sur l’existant.

Il aura besoin de temps

Quel est aujourd’hui l’existant de la SNE? Je serais tenté de dire « pas grand chose ». Le Re-nouveau DG doit travailler pour bâtir des fondations solides afin que le jour où il partira, un autre manager puisse bénéficier de son travail de fond.

Espérons qu’on lui donnera le temps. A cette condition, et uniquement à celle-là, I. Mahamat Adoum pourra donner la pleine mesure de ses capacités pour être le vrai « redresseur » de la SNE. La solution n’est donc pas une question de personne (contrairement aux hourras de ces dernières 24 heures), mais une question de système à mettre en place et à inculquer aux personnels. En d’autre termes, créer une culture d’entreprise basée sur le résultat. Tout salarié correctement aiguillé et sachant quelles sont ses responsabilités sera meilleur. Les directeurs, quant à eux, superviseront l’organisation et se consacrerons au développement.

En attendant que mes vœux soient réalité, l’ancien PDG de la Coton-Tchad devra réitérer ses performances appréciées lors de son second passage dans la maison avec cette formule qu’il aime à préciser : « méthode et rigueur ».

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *