Le potentiel de diversification économique du Tchad

Fortement dépendante des exportations de brut, le choc pétrolier externe de 2014 à fortement affecté la croissance économique du Tchad. Recettes publiques en baisse et dette intérieure en augmentation ont obligé le gouvernement à agir dans les sens de la diversification économique.

Au cours de ces 5 dernières années, des concertations avec l’ensemble des parties prenantes ont été organisées. Il y a eu notamment la Semaine nationale de réflexion pour la relance économique tenue sous l’égide de la Chambre de Commerce, de l’industrie, de l’Agriculture et de l’Artisanat (CCIAMA) et dont les recommandations ont permis de fortes avancées en matière d’ingénierie institutionnelle et d’ingénierie juridique pour amélioration du climat des affaires.

Dr Issa Doubragne, ministre de l’Economie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale.
Dr Issa Doubragne, ministre de l’Économie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale. Il mène un travail de fond auprès des partenaires du Tchad afin d’installer un climat de confiance. Photo : Tchadinfos

La stratégie de diversification du pays, s’appuie sur les potentialités sectorielles et filières dont dispose le pays. C’est à partir de l’existant et des marges de croissance de cet existant que se mettent en place les nouvelles pistes d’activités économiques du pays. Cette démarche est d’autant plus pertinente que le pays dispose d’immenses potentialités. La mise en valeur de ces potentialités permettra de façon certaine d’assurer l’essor de son économie et conduira le pays à poursuivre sa dynamique de développement.

Un marché à conquérir

Le Tchad est pourvu d’un potentiel naturel quasi unique : population jeune et situation géographique conjuguées à la marge de progression d’un tissu économique à industrialiser font de notre pays une des destination les plus priées pour les investisseurs – publics comme privés.

Une situation géographique unique

De part cette situation géographique unique, le Tchad est le véritable cœur du continent africain. Une position hautement stratégique pour les investissements. Pour quiconque souhaite créer des liens et développer des affaires, s’implanter à l’épicentre du continent est la meilleure option pour se rapprocher des différents marchés continentaux et conquérir une clientèle en forte croissance avec un pouvoir d’achat en augmentation.

Le Tchad fait partie de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC). Ce grand espace économique sous régional avec sa population de plus de 130 millions d’habitants, constitue un marché à conquérir.

En outre, le pays vient d’adhérer à la nouvelle Zone de Libre Échange Continental (ZLEC) d’Afrique, un espace commercial qui va représenter le troisième marché mondial de consommation derrière la Chine et l’Inde mais devant les 28 Pays de l’UE.

Enfin, le pays appartient à une zone monétaire régionale unique, la zone Franc CFA. Cette appartenance est un facteur de stabilité économique et financière.

Une population jeune et dynamique

Le gouvernement fait de l’investissement dans la jeunesse une de ses priorités afin de tirer profit à terme du dividende démographique. En outre, la population du Tchad est extrêmement jeune, plus de 45% des tchadiens ont moins de 15 ans. Cette jeunesse constitue un réservoir de main d’œuvre et un marché de consommation.

Un pays à bâtir

La Vision 2030 dénommée « le Tchad que nous voulons » impose la mise en œuvre d’importantes infrastructures socio-économiques dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’assainissement, de l’urbanisme, de l’habitat, des technologies de l’information, des communications, etc. Ce sont autant d’opportunités à saisir.

Un réservoir de ressources à exploiter

Le Tchad est, en plus des atouts cités en infra, un énorme ‘’silo’’ de richesses, allant du pétrole, aux minerais en passant par un cheptel qualifié de plus important au monde.

Pétrole

L’exploitation du pétrole a permis au Tchad d’amorcer son développement. D’importantes réserves restent encore non exploitées. Aussi, il importe pour le pays de poursuivre le développement de cette filière stratégique en s’inscrivant dans les chaines de valeur.

Énergie renouvelable

Avec un ensoleillement de 12 mois sur 12 (Nombre d’heures d’ensoleillement/an variant de 2 850 heures au sud à 3 750 heures au nord), traversé par des vents à forte puissance (Vitesse moyenne des vents variant de 2,5 m/s à 5 m/s du sud au nord) ; le photovoltaïque et l’éolien représentent des opportunités pour le développement de l’énergie verte. Réaliser des investissements sur ces sources d’énergie va permettre au pays de répondre à ses besoins énergétiques et accélérer à son développement industriel.

Minerais

Les minerais comme l’or, l’argent, le natron etc. sont exploités de manière artisanale. La mise en valeur de ces gisements constitue une aubaine pour les investisseurs et contribuera à accroitre la richesse.

Terres arables et ressources hydrauliques

Malgré une inégalité de répartition de la pluviométrie sur l’ensemble du territoire, le Tchad est un pays doté d’un réel potentiel de développement agricole en friche.

Le pays dispose de :

  • Plus de 39 hectares de terres arables, sous exploitées

  • 5,6 millions hectares de plaines aménageables

  • 5,6 millions de terres irrigables, dont 335 000 ha sont facilement irrigables ;

  • 263 à 455 milliards de m3 de ressources en eaux souterraines exploitables par an ;

  • Le « bassin du Lac Tchad », deux fleuves, le Logone et le Chari alimentant le Lac Tchad ;

  • 23,3 millions hectares de formations arboricoles naturelles et un écosystème naturel diversifié ;

Histoire, culture et biodiversité

De par sa position de carrefour continental, le Tchad connecte différents pôles géographiques de l’Afrique. Ce positionnement inédit est à l’origine de sa diversité culturelle. Le pays dispose d’un riche environnement naturel (relief, climat, faune, flore) qui bénéficie d’une bonne politique de protection. L’ensemble de ces facteurs fait du pays une niche touristique à très fort potentiel. On peut y développer de l’écotourisme et procéder à l’exploitation durable des ressources environnementales …

Les découvertes archéologiques de Toumaï, le plus ancien hominidé, les récentes exhumations de vestiges de SAO, le lac Tchad, les lacs d’Ounianga classés patrimoine mondial de l’UNESCO, Les oasis du Tibesti, les parcs de Zakouma et de Manda, le Guelta d’Archei et bien d’autres merveilles historiques et sites naturels du pays sont autant d’atouts permettant de bâtir et de faire croître une véritable industrie touristique dans cet îlot de paix régionale.

Chérif Adoudou Artine

COVID-19 : des mesures salutaires

A la cacophonie de ces derniers jours, le ministre de la Santé publique a répondu ce lundi matin en apportant des précisions qui pourtant figuraient sur le décret du 31 décembre 2020. Le gouvernement, en instaurant un confinement de la ville de N’Djaména (et non celui de ses habitants) en autres décisions, s’est montré proactif face à la recrudescence du virus et sa mutation, le tout afin de limiter une propagation de la maladie et de sauver des vies.

« Il vaut mieux une semaine de confinement que des mois de regret » ai-je pu lire sur un post Facebook ce samedi après-midi. Certainement une des rares réactions posées et distanciées par rapport à la décision du gouvernement tchadien de ramener l’heure du couvre-feu de 21 heures à 18 heures, de fermer les frontières terrestres à partir du 1er janvier 2021 et de boucler les frontières aériennes à compter du 4 janvier. Une certaine confusion a fait suite à la publication de ce décret, créant bon nombre de palabres dans les chaumières. Certains se demandaient si les mesures étaient effectives dès le vendredi 1er ou le jour suivant. Même cas de figure pour la fermeture de l’aéroport.

Le document officiel précise que les décisions en question sont limitées dans le temps et dans l’espace afin de limiter la propagation de la maladie et sauver des vies. En sus, il dit aussi que la ville de N’Djaména est confinée et non sa population –  les délimitations de la capitale sont également reprises dans ‘’l’édit’’ du 31 décembre. Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, n’a pas manqué de le rappeler ce lundi 4 janvier lors d’une conférence de presse très attendue après les approximations du week-end.

Le défaut du cycle de l’information au Tchad est que le citoyen lambda a pris l’habitude de s’informer par voie de décrets et plus rarement via les organes d’information ad hoc. Ces derniers sont (devront être) le relais logique entre les autorités et la population afin de vulgariser, expliquer, voir décrypter ces textes purement administratifs tournés parfois dans un Français…pas abordable pour la majorité. Mais rien n’y fait, chacun y va de son poste de décret et de son explication (de sa compréhension des textes…).

Vous savez, si à la Maison Blanche il y a un point presse quotidien pour les journalistes accrédités, ce n’est pas pour rien… C’est pour éviter au maximum les interprétations et leurs pendants : les spéculations, les récupérations, etc.

Information transmise vs Information comprise

Le gouvernement est proactif

Quant aux raisons du durcissement des mesures de riposte sanitaire décidées la veille du Nouvel An par le Maréchal du Tchad, elles répondent à une anticipation afin d’éviter le pire. En mars dernier, lorsque le premier cas de coronavirus avait été enregistré au Tchad, la réaction quasi immédiate du Président de la république et de son gouvernement a permis de répondre de la meilleure des manières à la propagation de cette maladie que certains de nos compatriotes négligeaient, minimisant ainsi les pertes humaines.

La mutation du COVID19 étant encore une grande inconnue, il ne s’agissait pas de tergiverser, d’attendre ou d’observer ailleurs…mais plutôt d’être proactif car personne ne sait ce qu’il en sera dans une semaine, dans un mois, dans trois mois…

Le variant anglais du COVID 19 (que l’on désigne par Variant VOC) a été enregistré depuis le mois de septembre 2020 en Grande Bretagne et depuis début décembre 2020 en Afrique du sud. Pour éviter tous risques, notre pays a décidé ce 29 décembre 2020 d’interdire l’entrée sur son territoire aux voyageurs en provenance de ces deux pays.

Le variant a été isolé majoritairement chez des personnes jeunes

Ce variant est-il plus dangereux ? Le site futura-sciences.com répond à cette question en restant très prudent : « Avant toute chose, il faut garder à l’esprit que les virus mutent à chaque fois qu’ils se répliquent. (…) La mutation est un processus biologique normal. Néanmoins, certaines mutations confèrent des avantages au virus. Dans le cas de VUI 202012/01 (le nouveau coronavirus ndlr), les informations sont encore limitées et de l’ordre de l’hypothèse, mais il est possible que les mutations aient augmenté la transmissibilité du virus. (Sa dangerosité) serait 0,4 fois supérieure, selon les modélisations d’un groupe de scientifiques, le Nervtag (New and Emerging Respiratory Virus Threats). À noter que ce variant a été isolé majoritairement chez des personnes jeunes, âgées de moins de 60 ans, qui sont moins à risque de faire des formes graves. »

Il est donc préférable de prévenir que de guérir…

Bonne année à tous.

Chérif Adoudou Artine

 

A l’action !

« Au service de la jeunesse tchadienne »

Profession de foi politique de Chérif Adoudou Artine

Au delà de la critique ex nihilo, qui est très souvent improductive, il y a l’action.

Le quadragénaire tchadien que je suis s’est posé la question de savoir comment passer du statut de simple observateur critique à celui de citoyen engagé pour son pays.

La réponse a été limpide. Elle est devant moi.

A l’instar de mon défunt père, Adoudou Artine Adil, et de mon frère, Amir Adoudou Artine, qui à travers leurs activités dans le monde des affaires et de la politique ont marqué leurs communautés, leur entourage professionnel et leurs familles, je me dois, si je veux agir, leur emboiter le pas. Durant 50 ans pour Adoudou Artine Adil et depuis plus de 15 ans pour Amir Adoudou Artine, ils ont sillonné le Tchad, ils ont côtoyé leurs compatriotes et ont essayé d’apporter des réponses aux attentes sociales, culturelles et économiques des femmes et des hommes qu’ils rencontraient. J’ai eu la chance de côtoyer au plus près ces deux hommes volontaires, visionnaires, travailleurs et patriotes. Leur exemple ne peut qu’être une inspiration.

Mon engagement politique n’est pas que militant. Il s’agit d’un engagement citoyen à travers la politique dans le sens ou je partage les attentes de mes compatriotes. En tant que Tchadien, leurs doutes et leurs espérances sont aussi les miens.

Je m’engage en politique pour apporter mon point de vue, ma vision et ma capacité de travail pour l’épanouissent de tous les Tchadiens en me fondant sur les préceptes d’une social-démocratie africaine.

Le Tchad appartient aux jeunes

Je souhaite qu’au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) nous réapprenions à parler à la jeunesse tchadienne afin de lui céder cette place prioritaire qu’est la sienne. Elle le mérite par sa vivacité, par son énergie, par son ingéniosité, par sa résilience à toute épreuve et surtout par son poids démographique. Nos compatriotes âgés de moins de 35 ans représentent 80,3% de la population tchadienne estimée en 2017 à 15 016 773*.

Le MPS, parti frondeur, parti libérateur, parti fondateur doit présenter un plan d’avenir à la jeunesse tchadienne et des politiques adaptées aux mutations que nous vivront. Ce plan doit être réaliste, mesurable et réalisable dans des délais raisonnables. Le MPS en a les moyens car il regorge de ressources qualifiées, expérimentées et connaissant ce pays sur le bout des doigts. Je me joins à ces femmes et à ces hommes pour relever les défis qui nous attendent pour l’avenir de notre population.

Nous devons donc nous adresser aux jeunes de manière franche et dans le respect qui s’impose car ce pays leur appartient. Nous devons par conséquent préparer ce pays pour que leurs rêves voient le jour sur le territoire tchadien, que leur avenir se dessine dans les 1 284 000 km de notre pays. Et non pas à chercher, par dépit, à se construire un avenir ailleurs.

Je souhaite qu’au terme de la décennie 2020 – 2030, quand un jeune tchadien quittera son pays, ce sera pour enrichir ses connaissances académiques, renforcer son réseau professionnel, faire briller l’image du Tchad à l’étranger ou juste pour ses loisirs.

Je m’engage pour une action politique « Au service de la jeunesse tchadienne ».

Chérif Adoudou Artine

 

 

 

 

 

 

*Source : https://fr.countryeconomy.com/demographie/structure-population/tchad