Etat des lieux des lieux de l’économie numérique (2/2)

Le renforcement de l’écosystème numérique

En maître d’ouvrage du développement numérique, le ministère des Postes et de l’Économie numérique a mis en place une organisation censée mener le Tchad vers sa transformation digitale. Cet agencement repose sur 3 composantes : réglementation, infrastructures et capital humain.

Le Ministère des Postes et de l’Économie Numérique est le maître d’orchestre de la stratégie de développement de l’économie numérique au Tchad. Il est en charge de matérialiser la vision du Maréchal Idriss Déby Itno à travers la mise en œuvre par toutes ses composantes d’actions pour l’atteinte des objectifs de la vision 2030. Ainsi, sur ces cinq dernières années, le département dirigé par le Dr Idriss Saleh Bachar a œuvré au développement de l’écosystème du secteur. Ses actions ont porté de manière incrémentale sur trois composantes majeures de l’écosystème du numérique à savoir la réglementation, les infrastructures et le capital humain.

La réglementation

Le développement du numérique doit s’accompagner de la nécessaire mise en place d’une réglementation adaptée. Facilitant les investissements, mais aussi permettant de protéger les usagers et de contrôler les acteurs du secteur. Depuis 2016, il y’a de grandes avancées dans le secteur.

  • La régulation du secteur

Il a été mis sur pied une autorité de régulation du secteur, l’ARCEP, (née des cendres de l’OTRT en 2014) qui est chargée de s’assurer du respect des normes par les acteurs du numérique au Tchad. Le contrôle des tarifications, l’audit qualité des opérateurs, l’ingénierie juridique du secteur, l’attribution des droits d’exploitation, et toutes autres actions favorisant de développement de l’économie numérique sont l’apanage de cette agence tutélaire du ministère des postes et de l’économie numérique.

  • La sécurité et protection des usagers

Cependant bien qu’offrant de nouvelles possibilités en termes d’accès et de diffusion d’information, les citoyens sont exposés à la cybercriminalité et aux dérives de tout genre sur les réseaux sociaux qui nécessitent une législation et un contrôle des activités afin de garantir leur sécurité et la cohésion sociale.  La mise en place par la Loi N°006/PR/2015 du 10 février 2015 de l’Agence de Nationale de Sécurité Informatique et de Certification Électronique (ANSICE) ; répond à cet impératif.

A cette institution s’ajoute la création d’un Centre Unique de Contrôle des Trafics des Communications électroniques du Tchad (CUCTRACOM) par le décret N°1712/PR/MPNTIC/2018, du 27 octobre 2018.

Cette dernière institution est d’autant plus importante que la « viralité » des communications sur les réseaux sociaux est croissante.

Les infrastructures

D’importantes réalisations ont été faites en matière d’infrastructure numérique. Portées par la volonté et l’investissement publique autant que par les investissements des acteurs privés en présence.

  • Les Centres de Multimédias Communautaires (CMC)

Le gouvernement a entrepris la démocratisation de l’accès aux services numériques en les apportant au plus près des populations. Avec un projet de 23 CMC a implanter dans les 23 Provinces, 6 sont achevés et opérationnels, 2 sont en chantier, représentant 35% de réalisation.

Ces structures sont plus que pertinentes. Elles permettent aux populations n’ayant pas les moyens de s’offrir des équipements personnels d’avoir accès aux services numériques, augmentant ainsi l’inclusion numérique. Elles auront un impact réel sur la dynamique socioéconomique des localités où elles sont implantées.

  • L’augmentation de l’offre d’accès à internet

De fait de la faiblesse de l’infrastructure, l’offre d’accès à internet était très limitée et fort onéreuse. D’importants investissements ont été réalisés pour pallier cela.

  • Augmentation du kilomètre de fibre optique : Le Tronçon de fibre optique N’Djamena-Adré

Jusqu’en fin 2016, le Tchad disposait de 870 km de fibre optique (N’Djaména – Mbéré), traversant les grandes villes du sud. Ce réseau est géré par le groupe Sotel. Par la suite, le Gouvernement, à travers l’Autorité́ de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), a déployé́ 1 217 km de fibre entre N’Djamena et Adré, permettant de desservir 13 nouvelles localités jusque-là vierge, réduisant la fracture numérique entre la capital et l’arrière-pays.

Cette réalisation a permis de porter à environ 2100 km, le nombre de kilomètres de fibre optique déployés au Tchad soit une augmentation de substantielle de 166,7%.

  • L’amélioration de la qualité et les ajustements de coûts

Les différents investissements réalisés ont eu une incidence positive sur l’offre tant en termes de coûts, que de quantité et de qualité disponible.

En 2019, les acteurs du mobile ont amélioré la couverture 3G désormais de 43% (doublement de la couverture de la population) et 4 G désormais de 19% (doublement de la couverture). Grâce à cela, près de la moitié́ de la population tchadienne est en mesure d’accéder à Internet à partir d’une téléphonie mobile compatible.

Le prix de connexion Internet au Tchad est parmi les plus élevés de la sous-région. En 2017, la mise en place de droits d’accises a entraîné une augmentation de 20% du prix du giga. Il est passé de 10 000 à 12 000 francs. A partir de de l’année 2018, ces tarifs ont baissé, passant de 12 000 à 1 500 francs. Soit une recule de plus de 80%.

En 2020 la suppression du droit d’accises sur les communications internet, a permis une nouvelle baisse des coûts de connexion internet. Le prix du giga est donc passé désormais de 1500 FCFA à 1200 FCFA, soit une baisse supplémentaire de 20%.

Pour satisfaire la demande croissante des utilisateurs et pallier au problème de la qualité́ de service, les opérateurs de téléphonie mobile et fournisseurs d’accès internet (FAI) ont augmenté́ leur bande passante internet de 1,2 à 18,9 Gbps. La capacité́ de transmission internationale d’internet a donc été multipliée par 15 alors que le prix du giga a été divisé par 7.

L’évolution dynamique de ces variables ont impacté positivement le chiffre d’affaire du secteur. Il a ainsi fortement progressé en passant de 17,3 milliards de FCFA à 27,1 milliards de FCFA, soit une progression de plus de 55%.

  • La digitalisation des institutions et services publics

Ces 5 dernières années, des réalisations appréciables sont observées. Il s’agit de :

  • L’interconnexion des Gouvernorats d’Abéché́ et de Mongo à leur Ministère de tutelle ;

  • L’interconnexion des hôpitaux de référence régionale d’Abèché et de Mongo à l’Hôpital de la mère et de l’Enfant de N’Djaména ;

  • L’interconnexion des régies financières et des bureaux des services de Douanes d’Adré, d’Abéché et de Mongo au Ministère des Finances et du Budget ;

  • L’interconnexion des Universités et Instituts supérieurs d’Abèché et de Mongo à l’Université́ de N’Djaména et à l’Université́ Virtuelle.

  • Un réseau métropolitain à fibre optique dédié à l’Administration publique a été construit à N’Djamena, connectant ainsi plus de 42 Institutions ;

  • 76 sites de Service Universel ont été construits dont 66 par les opérateurs qui ont bénéficié́ des allègements fiscaux et 8 sur le fonds de service universel ;

  • Un centre d’appel d’urgence (1313) a été mis en place pour renforcer la lutte contre la COVID-19 ;

  • Des sites-web des départements ministériels et institutions de l’Etat ont été créés,

  • Une plateforme « www.edutchad.td » dédiée aux contenus pédagogiques a elle aussi été déployée

  • L’interconnexion de 10 bureaux de Postes au siège de la STPE à N’Djamena a été réalisée;

  • Et enfin le siège et 3 bureaux de postes ont été réhabilités

 

Le capital humain

  • L’Enastic

Les autorités publiques, conscientes du fait que développement de l’économie numérique au Tchad ne peut se poursuivre durablement que si il y’a du capital humain pour répondre à la demande de travail du secteur ; que si le pays dispose du main d’œuvre en capacité de concevoir, développer et manager des produits et services numériques adaptés aux besoins de développement du pays. C’est pourquoi, il a été créé en 2017 l’école Nationale Supérieure des Technologies de l’Information et de la Communication (ENASTIC) pour atteindre cet objectif.

L’ENASTIC renferme les cycles Licence, Master et Doctorat.  Les cycles Licence et Master étant déjà opérationnels. Le cycle licence comprend 2 pools :

Le cycle de licence est constitué́ de deux pools : Ingénierie et Management.

Le pool ingénierie comprend les Licences :

  • Informatique en Génie logiciel et Cyber-sécurité ;
  • Télécommunications en Radiocommunications, Réseaux & Télécoms et Électronique & Système Embarqué ;
  • MultiMedia en Infographie, Prise de Vue et Prise de Son.

Le pool management est composé de la Licence en :

  • E-marketing et économie du numérique ;
  • Management et gestion des projets ;
  • Technico-commerciale. Le pool ingénierie est constitués des Licences.

Conformément à l’impératif de décentralisation de l’éducation conduite par le gouvernement, l’ENASTIC a ouvert des campus dans les provinces du pays pour certaines de ses formations notamment le DTS à Sarh dans le Sud et la licence pro à Amdjarass dans le Nord.

Les investissements à venir

  • La dorsale transsaharienne

Financé par l’union européenne sous forme d’un don d’une valeur de 30 millions d’euro, le projet de la Dorsale transsaharienne (composante Tchad) a pour objectif de réaliser l’interconnexion de la fibre optique du Tchad avec celle du Niger dans le but ultime d’atteindre, via l’Algérie, les câbles sous–marins situés sous la Méditerranée.

Il vise la sécurisation de la connectivité́ internationale tout en assurant la desserte de toute la partie ouest du Tchad.

Les activités de ce projet comprennent les volets suivants :

  • Extension de la dorsale nationale à fibre optique sur une longueur de 503 km comprenant le tracé : Massaguet – Massakori – Ngouri – Mao – Rig Rig – Daboua ;
  • Construction d’une boucle locale urbaine à fibre optique à N’Djamena ;
  • Construction d’un mini-centre de données (Data center) ;
  • Installation de plateformes d’administration électronique et de la mise en œuvre des Systèmes Intégrés de Gestion de l’Identification Électronique des Personnes (SIGIEP) ;
  • Appui institutionnel à plusieurs institutions étatiques.
  • Le campus de l’Enastic

D’une valeur de 12 milliards de francs CFA, l’Etat envisage de renforcer les capacités opérationnelles de l’ENASTIC par la construction et l’équipement d’une infrastructure de pointe ; pouvant accueillir 500 étudiants au sein duquel des innovations pourraient émerger.

  • Le développement des sites internet et applications mobiles

Au Tchad, l’on compte très peu de sites web fonctionnels. L’Etat à travers l’ADETIC a créé le nom de domaine « .td ».  A ce jour on n’enregistre très peu de …. (de 300 en 2016, nous sommes aujourd’hui à environ 600 sites avec extension « .td »)

Cette situation traduit une faible communication sur le produit, mais surtout la non maturité du marché.  Cependant, l’augmentation de l’offre, le développement du capital humain, le développement des incubateurs et autres initiatives stimulants l’entrepreneuriat numérique permet d’envisager le développement de l’e-commerce, des applications dans les services (transports, livraison, santé, etc.).

Chérif Adoudou Artine

Etat des lieux de l’économie numérique (1/2)

L’économie numérique (et plus largement des métiers liés au numérique) a connu un véritable bond durant le quinquennat en cours du Président Idriss Déby Itno. Au-delà des progrès que l’on aperçoit dans notre quotidien, il y a les chiffres…qui sont étayés dans le Bilan d’étape 2016-2020 publié par le ministère des Postes et de l’Économie numérique. En plus des données macros que nous analysons dans ce dossier, ce document présente la stratégie 2020-2030 de développement du secteur.

Dans ce premier volet nous parlons de l’environnement tchadien du numérique, de ses capacités à un être un catalyseur pour l’économie et des opportunités qu’il ouvre à la jeunesse.

Dr Idriss Saleh Bachar, ministre des Postes et de l’Économie numérique. Photo : Tchadinfos

A la tête du département depuis 2019, ce diplômé de l’Université de Limoges sait que la transformation numérique du Tchad n’est pas un sprint. Il avance avec calme et assurance pour l’atteinte des objectifs fixés par sa feuille de route Bilan d’étape 2016-2020.

 

 

Regard à rebours

La révolution numérique, composée du trident téléphonie mobile, informatique et internet a été, avec l’exploitation du pétrole, l’un des facteurs du changement majeur de la structure de l’économie du Tchad. Introduite il y’ a aujourd’hui une vingtaine d’années, dans le sillage des autres économies africaines, elle a connu une évolution significative qui a profondément modifié la façon de travailler et dans une certaine proportion le mode de vie des populations. Infrastructures, nouveaux usages, emplois créés, richesses générées, réglementation, institutions d’appui au développement de contrôle, nous permettent d’affirmer qu’il existe une économie numérique au Tchad.

Le secteur impacté par la crise a connu une récession mais est demeuré résilient. Les autorités locales l’ont positionné comme étant une des 5 grandes priorités en matière de développement pour réussir à mettre le pays sur la voie de la croissance inclusive et durable à l’horizon 2030. Sur ces cinq dernières années, l’économie numérique au Tchad s’est montrée plus que dynamique ; ces années ont été marquées par d’importantes réformes, innovations et investissements.

  1. Le paysage des TIC au Tchad de 2016 à 2020

Leapfrog

La cartographie de l’économie numérique au Tchad est dominée par la présence de deux majors de la téléphonie mobile (Airtel du groupe Indien Bahariti et Tigo de Millicom, aujourd’hui Moov détenu par Maroc Télécom) qui génère l’essentiel du chiffre d’affaire sectoriel. A ces deux grands se greffent sept fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et l’opérateur public, la SOTEL Tchad.

Ces acteurs offrent les services de messagerie (SMS), de voix (appels), d’accès à l’internet fixe/mobile, d’intranet, d’hébergement de données et enfin de portefeuilles numériques (phone banking).

Le Tchad a en matière d’adoption du numérique réalisé un « saut de grenouille » ou Leapfrog. Ce qui signifie qu’il a brûlé certaines étapes de développement d’un secteur d’activités en adoptant et en vulgarisant les outils et usages des nouvelles technologiques comme jamais auparavant.

Une baisse des lignes fixes

Alors que le pays comptait très peu de lignes téléphoniques, le taux de pénétration de téléphone portable n’a cessé de croître à « grande vitesse » depuis son introduction aux débuts des années 2000.  Entre 2016 et 2019 Le nombre d’abonnés est passé de 5,6 millions à 7,7 millions, ce qui représente une progression de 40%.

Parallèlement, le nombre d’abonnés du fixe a régressé, passant de 18 092 à 6 524, entraînant une baisse globale du chiffre d’affaire de 5,8 milliards de FCFA à 3,4 milliards de FCFA. Cette situation traduit une migration des consommateurs vers les nouvelles technologies.  Le taux de pénétration du réseau fixe est durant cette période passée de 0,13% à 0,04% de la population.

2) Un secteur porteur de croissance

 Le secteur des TIC au Tchad malgré une croissance économique atone depuis 2014, du fait de la chute du cours du brut, présente une des situations les plus satisfaisantes. Il est le premier contributeur direct aux recettes intérieures de l’état avec une part de PIB passée de 3 à 4% entre 2018 et 2019.

2.1) Les ventes d’équipements numériques

La dynamique du secteur avec l’apparition continue de nouveaux produits entraîne un rythme accéléré du renouvellement des équipements numériques (ordinateurs, téléphone, tablettes, logiciels), tant pour les entreprises que les ménages; générant ainsi des chiffres d’affaires pour les commerçants et par la même occasion des ressources pour les finances publiques (TVA, des impôts, taxes diverses).

2.2) L’inclusion financière

Le taux de bancarisation au Tchad est très faible, impactant les possibilités de transferts de fonds. Le développement de nouveaux services numériques par les acteurs de la téléphonie (Tigo cash et Airtel Money) et les transferts bancaires mobiles et électroniques ont généré de nouvelles ressources pour le secteur et offert la possibilité d’inclure des personnes qui étaient jusqu’à la exclues des circuits financiers. Cette innovation a eu un fort impact social, les citadins ont ainsi pu assister leurs familles dans le monde rural plus rapidement par de biais des porte monnaies téléphoniques. Par ailleurs, ces évolutions ont aussi permis de sécuriser les transferts des structures d’aides (ONGS et autres) vers les populations cibles en permettant une traçabilité des fonds.

2.3) L’emploi

Les activités liées au numérique génèrent des emplois directs et indirects. Cependant, il apparaît une dynamique contraire de l’évolution des effectifs. En 2016, le secteur comptait 966 emplois directs et 215 000 emplois indirects. En 2019 Le nombre d’emplois directs du secteur des communications électroniques est passé de 966 en 2016 à 653 en 2019, soit une baisse de 32,4%. Le nombre d’emplois indirects par contre a augmenté de 16,3% en passant de 215 000 à 250 000.

La baisse du nombre d’emplois directs est le résultat de l’externalisation de certains services des opérateurs de téléphonie mobile d’une part, et à la mise en œuvre du plan social du Groupe Sotel Tchad qui s’est traduit par un nombre assez important de départs volontaires d’employés (70%), d’autre part. Il faudra aussi ajouter les départs volontaires encouragés par Airtel entre fin 2015-2016 et de ceux de Tigo pendant la transaction avec Maroc Télécoms.

Bien que le secteur génère de la richesse, il apparaît qu’il est très peu pourvoyeur d’emplois directs. Néanmoins son utilisation augmente les performances des autres secteurs d’activités entraînent ainsi une augmentation des effectifs dans ces autres secteurs.

3) Innovation et entrepreneuriat numérique

Au-delà des usages traditionnels des technologies du numérique, le gouvernement a entrepris de stimuler l’émergence d’une industrie locale du numérique.

A travers la loi N°012/PR/2014 du 14 mars 2014, portant création de l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC), le gouvernement a matérialisé sa volonté de développer l’économie numérique dans le pays.

Libérer le potentiel de la jeunesse tchadienne

L’agence organise des compétitions de projets innovants et finance les lauréats de ces concours.

En plus de cette initiative étatique, des acteurs privés et organisations non gouvernementales encouragent les démarches numériques locales en organisant de nombreux challenges portant sur différents thèmes.

Ce sont entre autres :

Tigo Tchad (Moov Africa) avec Kellou Digital Challenge

Total Marketing Tchad avec Challenge Startupper de l’année

Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) : à travers le lancement de son Innovation Lab fait la part belle à la promotion de projets digitaux apportant des réponses aux défis du développement.

D’autres structures, des initiatives privées, s’installent et prennent de l’ampleur. Il s’agit des incubateurs WenakLabs et Chad’s Innvovation qui doivent leur présence et leur développement rapide aux conditions mises en place par les politiques gouvernementales.

Toutes ces initiatives ont contribué à installer une culture du numérique dans le pays. Dans les médias, pas une semaine ne passe sans que l’on entende ou lise des expressions de l’univers du numérique telles que « incubateurs », « start up », « applications ».

Aujourd’hui, on peut affirmer qu’il y a l’amorce de la construction d’un écosystème à même de libérer le potentiel latent de cette jeunesse.

Mardi nous analyserons les actions gouvernementales pour renforcer le secteur de manière institutionnelle, par la formation de ressources humaines et par l’optimisation des infrastructures.

Chérif Adoudou Artine