Un talkshow taillé sur mesure

Talents d’Ici, « La première émission tchadienne 100% jeune », a été postée sur You Tube par Naïr Abakar. Ce programme souhaite donner l’occasion aux Tchadiens de s’exprimer sur l’entrepreneuriat, la citoyenneté et la culture .

Ayant grandi devant Antoine de Caunes, Philippe Gildas et les late show américains, je me suis souvent imaginé en anchorman de ces talk show généralistes qui transpirent la culture, l’actualité, le trendy et la déconne.

Dimanche soir je reçois un message WhatsApp de Nair Abakar qui me présente son nouveau projet en ces mots : « C’est une émission 100% tchadienne, 100% jeune, faite par les jeunes et pour les jeunes ».  Notre « serial » entrepreneur a le sens de la répartie.

Car quand on s’attarde sur sa courte mais riche trajectoire professionnelle, ce golden-boy tchadien du marketing social a toujours su, tel un funambule, surfer sur un fil conducteur de mots forts, c’est ça avoir le sens de la formule. Utiliser des mots simples, mais qui touchent une cible en quête de #RoleModel. Oui, #RoleModel, Costume de leader d’opinion que je pensais un peu trop grand pour lui à l’époque, mais qu’il a pourtant su tailler à sa mesure ; et ce depuis sa première grosse opération, le Salon international de l’étudiant africain en 2016.

Le format en question

Le programme concocté par Tiya Productions s’intitule Talents d’Ici. Un plateau très coloré qui reçoit des « jeunes » pour parler d’entrepreneuriat, de citoyenneté et de culture…avec une tranche humoristique sur la fin. Talents d’ici est un concept sur mesure pour donner un résonance supplémentaire aux actions citoyennes que l’actuel directeur général adjoint de l’Adetic (Agence de développement des technologies de l’information et de la communication) mène depuis quelques années avec sa plateforme « Citoyens sans frontières ».

Petite parenthèse

Jeune. Je déteste ce vocable car il inclus tout. Je pose la question à Naïr : « Est-ce que quand tu parles de jeunes tu as la même définition que les Editions du Lombard qui présentaient le magazine Tintin comme « le journal des jeunes de 7 à 77 ans », ou alors il y a une barrière d’âge. Si barrière d’âge il y a, quelle est-elle ? »

Marius Ab’ras, l’animateur du talk, est égale à lui-même : dynamique, chambreur et exubérant. Il donne un vrai ton, une signature singulière à l’émission. Mais est-ce que ce sera suffisant ? Car je trouve le format 20 minutes beaucoup trop long pour une émission entertainment sur le net.

Vingt minutes en télé pour un programme du genre c’est parfait. Mais 20 minutes pour un talkshow généraliste sur le net, c’est une éternité.

Quelle solution proposes-tu Chérif ?

Le format court, plus approprié à Internet. A l’exemple de Tarmac, un média culturel lancé par la chaîne belge RTBF, Talents d’Ici pourrait proposer des capsules courtes et ainsi assurer une périodicité plus récurrente afin d’occuper le terrain, générer du clic et au final gagner de l’argent.

La page d’accueil Instagram de Tarmac.be

Naïr Abakar souhaite se servir de cette première édition pour trouver des diffuseurs télé. On pense biens sûr à Télé Tchad et à Electron TV. Mais il ne faut pas se limiter au Tchad. Car je suis persuadé que si le concept est un affiné, un chouia recentré « Afrique » et bien marqueté, il pourrait intéresser des chaînes telles que A+ ou TV5 Monde Afrique.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Le MPS à la croisée des chemins

A l’aune de ses trente années d’existence, qu’il célébrera à Mongo dans la province du Guéra ce mercredi 11 mars 2020, le Mouvement patriotique du Salut doit amorcer sa mue afin d’embrasser un monde qui change pour demeurer le parti de gouvernement qu’il a toujours été.

Ce mercredi 11 mars 2020 le MPS fêtera ses 30 ans d’existence dans la ville de Mongo (Province du Guéra). 30 ans (à dix mois près) de pouvoir qui ont donné au parti de Bamina une étiquette de parti de gouvernement. Trois décennies. Trois périodes :

1990 – 2001, l’apprentissage du multipartisme.

2002-2014, l’ancrage populaire.

2015 à nos jours, à la croisée des chemins.

Penchons-nous sur cette dernière période, celle qui nous concerne.

Mahamat Zene Bada, Secrétaire général du MPS Photo : Vincent Fournier/JA

En confortant Mahamat Zene Bada lors du congrès extraordinaire de novembre 2019, le principal partie politique tchadien s’est rassuré en s’appuyant sur ses bases. Le Secrétaire Général étant un homme sur lequel peut s’appuyer le Président de la République Idriss Déby Itno pour resserrer les rangs et afin de mettre de l’ordre dans la maison en ces temps de tiraillements internes, de fronde sociale (jeunes, étudiants, fonctionnaires, corps judiciaire), de repli identitaire (une petite heure sur Facebook permet de s’en rendre compte), le tout conjugué à une relance économique en filigrane qui n’a pas encore de réels effets sur la population.

Le citoyen est un JRI 2.0

Mais au-delà de rassembler ses troupes, le MPS doit embrasser, faire siens les changements d’une époque, celle de la troisième révolution anthropologique de l’histoire de l’humanité. Au contraire de la deuxième révolution anthropologique (l’imprimerie au 15ème siècle), qui s’est déroulée dans une Europe triomphante ; celle que nous vivons n’est pas limité dans un espace géographique. Les schémas démocratiques qui ont rythmé la vie des démocraties occidentales volent en éclat, car le citoyen n’est plus celui à qui ont sert une dose d’information deux fois par jour et qui, dans la plupart des cas, s’en contente. Le citoyen d’aujourd’hui, qu’il soit Américain, Africain, Tchadien, est un JRI (Journaliste reporter d’images) d’un nouveau genre ayant en permanence une bibliothèque entre les mains, difficile donc de la gruger. Difficile également de le faire taire car il évolue en communauté. Bridez-en un, ce sont cent autres qui prendront le relais ; des homonuméricus comme aimait les appeler le philosophe Michel Serres.

Il ne faut donc pas que le MPS soit en déphasage avec cette nouvelle norme. Le parti doit, au delà d’une réflexion profonde sur son discours traditionnel, sur ses thèmes de prédilections (paix et unité) se détacher des recettes qui ont fait son succès et qui, sans doute, en apporteront d’autres. La dialectique du MPS doit désormais passer par des choix politiques de séduction afin de ne pas être en déphasage avec ce qui se passe dans les rues de N’Djaména, de Moundou, de Faya, etc.

Des politiques audacieuses

L’homogénéité du Bureau politique national (BPN), même si sa représentation féminine augmente, n’augure pas de grands changements. Mais le chambardement n’est pas pour tout de suite. Comme signalé plus haut, Il faut solidifier les bases. Mai parallèlement le MPS doit se doter de cercles de réflexions composés d’une ossature différente de son bureau politique. Un apport d’idées et de solutions issues d’horizons hétérogènes. Si cette voie de consultations n’est pas empruntée, le MPS laissera le terrain aux autres, ceux-là même qui promettent monts et merveilles sans avoir le gouvernail du pays. Le MPS quant à lui, gouvernera, certes, mais ne sera pas ce parti représentatif du pouvoir qu’il a entre les mains. Pour refléter l’image du grand parti qu’il est, la formation politique d’Idriss Déby Itno doit parler au Millennials, adopter leur langage, répondre à leurs attentes (formation et emploi). En somme leur offrir des perspectives en adoptant des politiques audacieuses. Loin du dogmatisme, Loin des idéologies. Loin des clivages partisans. Mais juste du pragmatisme et du bon sens (politique ?).

Mahamat Zene Bada, en animal politique aguerri (que l’on compare souvent à un cygne qui renait de ses cendres), en fin stratège, en leader éclairé doit s’ouvrir, consulter, offrir de nouvelles perspectives (à son parti et à ses concitoyens).

Aujourd’hui, à l’aune de son 30ème anniversaire, le MPS est à la croisée des chemins. A lui de choisir la voie de l’inclusion sociale à travers des plans taillés sur mesure pour 70% de la population. Alors, la rue tchadienne, si frondeuse, toujours acerbe, en permanence critique, fera elle-même la promotion du bilan social du MPS dans quelques années.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Safagri 2020, une autre ambition

La ministre de la Production, de l’Irrigation et des Équipements Agricoles, Mme Ruth Madjidian Padja, le Secrétaire Général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), Djimet Adoum et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA), Amir Adoudou Artine ont annoncé ce vendredi 31 janvier que le second Salon Africain de l’Agriculture (SAFAGRI) se déroulera bien à N’Djaména.

Photo : Neil Palmer (CIAT) / Flickr CC

Les trois têtes de proue du comité d’organisation du SAFAGRI (Salon Africain de l’Agriculture), Mme Ruth Madjidian Padja (gouvernement), Djimet Adoum (CILSS) et Amir Adoudou Artine (CCIAMA) ont annoncé ce vendredi 31 janvier à N’Djaména les dates de la rencontre des agriculteurs africains. Elle devrait se tenir du 10 au 19 avril 2020 dans la capitale tchadienne.

L’utilisation du conditionnel prévaut car selon les explication de Djimet Adoum, Secrétaire général du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel CILSS  : « Il faut encore confirmer ces dates avec les plus hautes autorités du pays ». La concordance de calendrier sera compliqué à trouver étant donné que l’édition 2020 sera couplée au sommet des Premières dames des pays du Sahel.

Au titre des ambitions, le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont très élevées. L’objectif à long terme du SAFAGRI est « d’avoir la présence des 54 pays africains à terme, car nous souhaitons que le SAFAGRI soit l’évènement de référence pour le secteur agricole en Afrique » a expliqué Amir Adoudou Artine. Mais en attendant cette unanimité continentale, « on souhaite au moins avoir le présence du Nigéria voisin » qui est un des grands acteurs de l’économie africaine a complété Djimet Adoum.

Ces velléités d’expansion sont en accord avec un des deux thèmes choisis cette année : « Préparer l’entrée en vigueur de la ZLECA (Zone de libre échange continentale africaine)« . En effet, la participation active du Nigéria au SAFAGRI 2020 et aux suivantes éditions donnerait une exposition médiatique nécessaire à ces rencontres encore trop francophones, lui accorderait cette crédibilité dont elle aura besoin pour se pérenniser et enfin serait (avec la présence du Nigéria) un terrain idéal de discussions sur le développement du futur proche de la ZLECA.

La ZLECA, qui en ce début d’année 2020, compte 29 pays ratificateurs sur 54 possibles. L’intégration économique de l’Afrique est en avance sur sa feuille de route car les observateurs avaient annoncé que la période de ratification par tous les signataires prendrait au moins 3 ans. Voici qu’en moins d’un an, plus de 50% des Etats ont validé le principe.

Le second thème est moins politique (ou plus d’ordre structurel), il s’agit de la « Stratégie de financement des chaînes de valeurs ». Il rejoint indirectement les débats à mener sur la ZLECA, car qui dit maîtrise de la chaîne de valeurs, dit compétitivité. Et c’est une lapalissade que d’affirmer que nos acteurs africains en manquent cruellement… Ce qui fait dire à certains spécialistes, tel que l’agro-économiste Jacques Berthelot, que la ZLECA ne fera que creuser le fossé qui existe entre les multinationales et les acteurs africains (de l’agriculture et du négoce).

Voilà ce qu’écrivait Berthelot dans un court rapport intitulé La folie suicidaire de la ZLECA et publié sur le site de l’association humanitaire SOL- Alternative Agroécologique et Solidaire le 7 novembre 2016.

« Loin de favoriser l’intégration régionale du continent [la ZLEC] ne pourra que le désintégrer fortement en ouvrant largement les portes aux firmes multinationales qui sont déjà largement présentes dans la plupart des pays et qui concentreront leurs activités dans ceux qui sont les plus compétitifs en exportant vers les autres. »

Les enjeux des débats sur la préparation de l’entrée en vigueur de la ZLEC prévus lors du prochain SAFAGRI revêtent une dimension qui va bien au-delà de l’unique secteur agricole.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Le MPS et les quatre éléments

Une organisation populaire qui souhaite dynamiser, moderniser et rendre plus bankable son image auprès d’une cible très large doit axer sa réflexion sur quatre éléments majeures de ce qui fait une bonne stratégie.

Voici quelques recommandations sur ce que pourrait entamer le MPS. Non pas que ce soit la panacée en la matière, mais ces pistes de réflexion serviront à dégager une ligne stratégique claire (avec ses codes, ses rythmes, ses moments, etc).

les digressions du planner stratégique

Quels sont ces quatre éléments RE-fondateurs ?

Le logo

Le cœur de l’identité visuelle du parti ne peut changer. Ne doit changer. Car il constitue son ADN depuis 1990. Il est connu dans tous les recoins (même les plus isolés) du pays.

Une légère évolution ? Je serais tenté de dire oui. Mais en fait, non. Sauf événement imprévisible, le logo du MPS restera tel quel. On ne badine pas avec un tel capital image.

Le positionnement

Tout d’abord il faut être prêt à moderniser (je n’utilise pas expressément le mot changement, qui peut souvent être perçu comme une agression face aux habitudes tenaces) l’ensemble de sa structure. Cela doit intervenir dans un cadre général. On ne modernise pas son image si les méthodes organisationnelles et de travail ne sont pas en phase. Il en va de même pour un changement de modus operandi qui ne serait pas accompagné par une image en cohérence.

logo pour la campagne
Exemple : logo unique qui serait utilisé par tous les candidats du parti et donnerait une unicité qui reflète la cohésion .

Ces modifications cosmétiques sont le point de départ pour un positionnement affiné, dans le sens marketing du terme.

Le(s) message(s)

Il faut les renouveler, les réinventer afin de parler aux différentes cibles. La qualité d’un message mainstream, au delà de l’information qu’il véhicule, est sa ‘duplicabilité’ : langue, support, période, contexte, média. Il doit répondre à cette équation complexe.

Les outils de communication

Peaufiner sa stratégie hybride est indispensable pour qui veut communiquer aujourd’hui (et demain).

Les rassemblements populaires et l’objet publicitaire Au MPS on connaît ! Pas besoins de révolutionner grand chose à ce niveau. Même si en se donnant un peu la peine, on peut apporter de la plus-value à certaines réunions afin d’enrichir la panoplie d’outils de com’ dont doit se doter le parti (voir par ailleurs).

Les supports imprimés. Il faut les uniformiser, afin de les rendre cohérents entre eux et ainsi optimiser la portée des messages et de leur enracinement dans les esprits.

Les médias. En période de campagne, le parti utilise principalement la radio, la télévision et l’affichage. Mais est-ce qu’un parti ne doit vivre que durant ces périodes ?

Médias électroniques. C’est le point faible du parti qui devra se doter d’une vrai plateforme digital responsive si elle veut toucher toutes ses cibles.

Le numérique et le traditionnel devront être complémentaires, afin de ne pas couper l’univers médiatique du parti en deux. C’est dans cette subtilité que réside un plan juste en communication hybride.

Au final, la combinaison de ces quatre éléments participe à construire une stratégie formalisée (une vision partagée et un regard apprêté pour le court, le moyen et le long terme).

Le Tchad étant au centre des enjeux sécuritaires dans le Sahel et le Président Déby un acteur principal de ces enjeux, les élections à venir, ainsi que les mois qui les précèdent, seront plus médiatisés que jamais . Il faut donc que le MPS se dote des meilleurs atouts pour confirmer son rang de parti central mais également refléter une image moderne et organisée de la politique tchadienne. Oui, l’image. Toujours l’image.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

Le MPS en ordre de marche

Réunis fin décembre autour du Président la République, les membres du nouveau bureau politique du MPS ont reçu les ultimes conseils et les dernières consignes avant les élections législatives et régionales prévues au courant de cette année 2020. 

Les élections législatives sont bel et bien dans les tuyaux. La réunion privée entre le Président de la République et les 131 membres du bureau politique du MPS (Mouvement patriotique du salut) de ce samedi 28 décembre 2019 en est, si besoin en était, la preuve.

Telle une dernière Cène, les acteurs de l’organe « législatif » du MPS ont reçu les derniers conseils et les ultimes consignes du chef. Cette probable dernière rencontre avant les échéances électorales n’était pas du tout religieuse (pas christique donc), elle était politique.

Le Président de la République tout d’abord, et le Secrétaire Général du MPS ensuite ont donné le ton pour les semaines à venir.

Le patron de la mouvance présidentielle a fixé le cap et en phase avec ses propos du 3 novembre dernier lors du 8ème congrès extraordinaire du MPS, il appelle ses troupes à resserrer les rangs et à prendre les échéances électorales à venir avec le plus grand sérieux afin de ne pas se faire surprendre.

Aujourd’hui majoritaire, le MPS doit garder à l’esprit que la victoire n’est pas acquise.

La composition de l’actuelle Assemblée nationale

Le MPS totalise 110 sièges sur 188. En plus des 6 occupés par son allié, le RDNT (Rassemblement national de démocrates tchadiens), la majorité présidentielle  pèse 61,7% des voix. La majorité des 2/3 (66%) n’est pas atteinte mais la mouvance « baministe » a toujours pu compter sur les votes des indépendants qui ont tous une forte tendance MPS.

La composition de l'actuelle Assemblée nationale avec une majorité PS

Panorama des forces en présence.

Les dangers de perdre cette confortable majorité, même s’ils existent, ne sont pas si effrayants que ça quand on regarde l’adversité qu’il y a en face.

Le principal parti d’opposition, l’UNDR (Union nationale pour la démocratie et le renouveau) de Saleh Kebzabo, ne pourra faire mieux que ses 11 sièges actuels. Tout simplement car il n’a aucune assise régionale en dehors de ses « fiefs » traditionnels. Les défaites à répétition semblent avoir essoufflées cette formation qui n’arrive pas à se renouveler, à trouver un nouveau leadership, à se trouver une nouvelle identité gagnante.

Même cas de figure pour les deux autres partis d’opposition représentés actuellement dans l’hémicycle du palais de la Démocratie de Gassi : l’URD (Union pour le renouveau et la démocratie) de Romadoumngar Félix Nialbé et le FAR (Fédération, Action pour la république) de Ngarlejy Yoroungar. Aucune représentation sur l’ensemble du territoire, ce qui au final, plombera forcément les résultats.

Des candidats indépendants attireront peut-être sur eux la lumière médiatique, mais ne pourront faire vaciller le MPS sur le terrain de la représentativité populaire. Je pense à Succès Masra, le leader de la communauté digitale Les Transformateurs, et quelques unes de ses têtes de proue. Nous pourrons également voir des accords se conclure entre ces derniers et un parti d’opposition pour intégrer quelques noms dans les listes de leurs candidats.

Si les troupes du MPS et leurs alliés sont disciplinés, sérieux dans le travail en amont des différentes campagnes et soudés, ces consultations populaires ne devraient être qu’une simple formalité. Je terminerai en reprenant cette conclusion d’Idriss Deby Itno : “soyez de bons perdants si vous perdez, de bons gagnants si vous gagnez.“.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

A l’action !

« Au service de la jeunesse tchadienne »

Profession de foi politique de Chérif Adoudou Artine

Au delà de la critique ex nihilo, qui est très souvent improductive, il y a l’action.

Le quadragénaire tchadien que je suis s’est posé la question de savoir comment passer du statut de simple observateur critique à celui de citoyen engagé pour son pays.

La réponse a été limpide. Elle est devant moi.

A l’instar de mon défunt père, Adoudou Artine Adil, et de mon frère, Amir Adoudou Artine, qui à travers leurs activités dans le monde des affaires et de la politique ont marqué leurs communautés, leur entourage professionnel et leurs familles, je me dois, si je veux agir, leur emboiter le pas. Durant 50 ans pour Adoudou Artine Adil et depuis plus de 15 ans pour Amir Adoudou Artine, ils ont sillonné le Tchad, ils ont côtoyé leurs compatriotes et ont essayé d’apporter des réponses aux attentes sociales, culturelles et économiques des femmes et des hommes qu’ils rencontraient. J’ai eu la chance de côtoyer au plus près ces deux hommes volontaires, visionnaires, travailleurs et patriotes. Leur exemple ne peut qu’être une inspiration.

Mon engagement politique n’est pas que militant. Il s’agit d’un engagement citoyen à travers la politique dans le sens ou je partage les attentes de mes compatriotes. En tant que Tchadien, leurs doutes et leurs espérances sont aussi les miens.

Je m’engage en politique pour apporter mon point de vue, ma vision et ma capacité de travail pour l’épanouissent de tous les Tchadiens en me fondant sur les préceptes d’une social-démocratie africaine.

Le Tchad appartient aux jeunes

Je souhaite qu’au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) nous réapprenions à parler à la jeunesse tchadienne afin de lui céder cette place prioritaire qu’est la sienne. Elle le mérite par sa vivacité, par son énergie, par son ingéniosité, par sa résilience à toute épreuve et surtout par son poids démographique. Nos compatriotes âgés de moins de 35 ans représentent 80,3% de la population tchadienne estimée en 2017 à 15 016 773*.

Le MPS, parti frondeur, parti libérateur, parti fondateur doit présenter un plan d’avenir à la jeunesse tchadienne et des politiques adaptées aux mutations que nous vivront. Ce plan doit être réaliste, mesurable et réalisable dans des délais raisonnables. Le MPS en a les moyens car il regorge de ressources qualifiées, expérimentées et connaissant ce pays sur le bout des doigts. Je me joins à ces femmes et à ces hommes pour relever les défis qui nous attendent pour l’avenir de notre population.

Nous devons donc nous adresser aux jeunes de manière franche et dans le respect qui s’impose car ce pays leur appartient. Nous devons par conséquent préparer ce pays pour que leurs rêves voient le jour sur le territoire tchadien, que leur avenir se dessine dans les 1 284 000 km de notre pays. Et non pas à chercher, par dépit, à se construire un avenir ailleurs.

Je souhaite qu’au terme de la décennie 2020 – 2030, quand un jeune tchadien quittera son pays, ce sera pour enrichir ses connaissances académiques, renforcer son réseau professionnel, faire briller l’image du Tchad à l’étranger ou juste pour ses loisirs.

Je m’engage pour une action politique « Au service de la jeunesse tchadienne ».

Chérif Adoudou Artine

 

 

 

 

 

 

*Source : https://fr.countryeconomy.com/demographie/structure-population/tchad

Le budget 2020 détaillé

Le projet de budget 2020 sera soumis au vote des députés ce vendredi 27 décembre 2019. Il s’élève cette année à 1 209, 6 milliards de francs CFA. Comment a-t-il évolué ? Comment sera-t-il financé ? Que financera-t-il ? A quel hauteur ? Que représentent les charges de la dette de l’Etat ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans une analyse minutieuse du projet de budget 2020.

Le projet de budget 2020 du Tchad a été présenté le lundi 9 décembre dernier lors d’un Conseil des ministres restreint. Après présentation et amendements éventuelles à la Commission Finances, Budget et Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, il devrait, selon toute vraisemblance, être adopté dans ses grandes lignes ce vendredi 27 décembre par les députés.

Après des baisses consécutives depuis 2015, le budget de notre pays enregistrera peut-être sa deuxième hausse en 6 ans.

Que peut-on (que doit-on) retenir de ce budget qui se chiffre à 1 209,6 milliards de francs CFA ?

Tout d’abord que ce projet de budget de 1 209,6 milliards représente les ressources prévisionnelles de l’Etat.

Les ressources sont composées de :

  • Recettes fiscales pour une prévision de                     707 474 594 256 francs
  • Dons, legs et transferts d’autres budgets public      163 665 000 000 francs
  • Autres recettes                                                              338 537 030 234 francs

Ce qui nous donne donc le total cité plus haut.

Les ‘’Autres recettes’’ sont par exemple celles perçues par les services des cartes d’identité, des passeports, des cartes grises de véhicule, du contrôle technique, etc.

Malgré une hausse prévue de son budget, le Tchad fait figure de petit pouçet au sein de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Loin derrière le Cameroun et juste devant la RCA. Mais il faut quand même signaler que le budget du Cameroun ne se calcule pas sur les mêmes bases que le budget tchadien. Yaoundé intègre dans le sien les recettes de certaines entités décentralisées. Tandis que chez nous le calcul se fait uniquement sur l’administration centrale.

 

Notre analyse portera sur les charges de l’Etat. Ce que coûte le train de vie des différents ministères et institutions financés par l’argent public (qui provient principalement des différents taxes et impôts que chacun d’entre nous paye et des différentes recettes que nous faisons rentrer dans les caisses de l’Etat).

Ces dépenses représentent 1 052,7 milliards. Soit 87,3 % des recettes escomptées par le projet de Loi des Finances présenté au début du mois. Les 12,7 points (soit 157 milliards) serviront à financer en partie les charges de la trésorerie notamment l’amortissement de la dette publique qui se chiffre à 273 milliards selon les chiffres du ministères des Finances et du Budget.

Quel est notre top 5 des dépenses budgétaires ?

Disséquons ce budget des dépenses qui s’élève à 1 052,7 milliards de francs CFA

Quel ministère pèse le plus dans ce projet de budget au niveau des dépenses ?

Avant d’évoquer cela, parlons de la nomenclature des postes budgétaires dans un tel projet de budget.

Les dépenses publiques sont subdivisées en 6 parties, chacune d’entre elles représente une nature de dépenses pour le budget du ministère (ou pour le budget global).

Charge 1 : Charges financières de la dette

Charge 2 : Dépenses du personnel

Charge 3 : Dépenses des biens et services

Charge 5 : Dépenses de transferts

Charge 6 : Dépenses d’investissements

Définition

Les dépenses de transfert

Je pense que c’est la seule charge qui nécessite une explication afin de bien saisir son rôle et ce qu’elle recouvre.

Les dépenses de transferts sont composées des subventions aux établissements publics (hôpitaux, écoles, police, agences), sociétés publiques (SNE, STE,…) et collectivités autonomes, des contributions aux organismes internationaux et nationaux, des prises de participation, etc.

Le top 5 de ce budget composé de 33 lignes budgétaires (ministère/institutions) ?

Numéro 1 du classement : Education

Budget : 153 542 125 000 francs CFA (14,59 % du budget des charges de l’Etat)

Il est le résultat du cumul de 3 ministères

  • Le ministère de l’Education nationale et de la Promotion civique
  • Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Le ministère de la Formation professionnelle et des Petits métiers

La ventilation de dépenses est la suivante

Le personnel pèse deux tiers des 153 milliards de l’Education.

Numéro 2 du classement : Défense

Budget : 145 948 557 francs CFA (13,86 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation de ses dépenses est la suivante

Les dépenses de personnel pèsent pour 77% du la manne attribuée au fonctionnement de ce département.

Numéro 3 du classement : Dépenses communes

Budget : 130 572 660 000 francs CFA (12,40 % du budget des charges de l’Etat)

Définition

Les dépenses communes

Partie intégrante du budget général, le budget des dépenses communes est constitué de l’ensemble des dépenses qui ne peuvent être imputées sur les budgets des départements ministériels ou institutions. Ladite section permet aussi à faire de la régulation budgétaire. Ce budget s’inscrit dans le cadre plus global des dépenses du budget général.

La ventilation des dépenses communes

On constate que les fonds destinés à soutenir les entités publiques ou privées représentent 78 % sur les 130 milliards.

Numéro 4 dans le classement : Santé publique

Budget : 91 063 882 000 (8,65 % du budget des charges de l’Etat)

La ventilation des dépenses

Le département de la Santé dépense 40% de son budget aux investissements (infrastructures, équipements, formation, etc).

Numéro 5 dans le classement : Infrastructures et Transports

Budget : 88 631 527 000 (8,42 % du budget des charges de l’Etat)

Ventilation des dépenses

Où l’on constate que les dépenses d’investissements représentent la quasi-totalité du budget.

Etant donné que le poste budgétaire des dépenses communes est venu s’immiscer dans notre top five, voici notre cinquième département ministériel le plus riche…

Numéro 6 dans le classement, mais numéro 5 dans les faits : Finances publiques

Budget : 86 580 921 000 (8,22 % du budget des charges de l’Etat)

Eclairage

On constate que la charge financière de la dette publique, imputée à ce département, représente 70% de ses dépenses.

Pourquoi est-ce que ces 62 milliards ne sont pas affectées aux dépenses communes ?

« Parce qu’elle est administrée par la Direction en charge de la gestion de la Dette publique qui est au sein du ministère des Finances et du Budget » nous explique Abakar Billal, spécialiste en Finances publiques.

Le quintette de tête de ce projet de ‘’budget dépenses’’ est composé des départements suivants :

  1. Education (trois ministères regroupés),
  2. Défense,
  3. Santé publique,
  4. Infrastructures & Transports
  5. Finances

Un classement somme toute logique…

Pour conclure

Voici le tableau complet des dépenses dans lequel vous trouvez tous les ministères et institutions concernés.

33 lignes budgétaires initiales regroupées en 31.

Un budget marqué par une grande disparité :

  • 3 départements disposent de budgets supérieurs à 100 milliards.
  • 5 départements disposent de budgets compris entre 50 et 100 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 10 et 50 milliards.
  • 10 départements disposent de budgets compris entre 1 et 10 milliards.
  • 3 institutions disposent de budgets inférieurs à 1 milliard.

Les dépenses courantes du budget total sont principalement dévolues aux salaires des fonctionnaires et autres travailleurs contractuels de l’Etat à hauteur de 35% du budget de dépenses (1, 058,6 milliard). Avec 32% du budget, les dépenses d’investissements viennent en deuxième position.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé

 

Au revoir 2018, bonjour 2019

L’année 2018 se termine. Que nous a-t-elle réservé de beau au Tchad ? Pas grand chose, elle aura été bien morose. Que ce soit en sport, en culture ou en politique nous n’avons pas eu beaucoup d’occasion de nous réjouir. Malgré cela, il subsiste quelques poches d’espoir pour 2019… et au delà.

Lundi est le dernier jour de l’année 2018. La seule chose qui me vient en tête est « enfin finie » !

Même si le passage à l’année nouvelle n’est que symbolique, je me dis que symboliquement nous allons oublier un cru 2018 très morose.

En remontant le calendrier de l’actualité 2018 au Tchad, il n’y a pas eu beaucoup de faits très réjouissants pour le quidam qui vit à N’Djaména, Moundou, Abéché, Sarh, Faya ou Ati.

Les Sao basket

De temps en temps nos sportifs (de seconde zone aussi, il faut le reconnaître) nous rapportaient quelques breloques ou titres de sous compétitions continentales. Ça concourait à flatter nos petits égos flagorneurs. En 2018, rien. Même Casimir Ninga n’a pas secoué Facebook ces derniers mois. Les joueurs du Sao basket ont néanmoins pris le relais du footballeur après une campagne honorable lors des éliminatoires pour la coupe du monde qui se jouera en 2019 en Chine. Ils sont actuellement 6ième …dans un groupe de 6. Et il parait que ces sportifs ont représenté le pays dans cette phase qualificative grâce à des fonds privés. Et le ministère des Sports dans tout ça ?

Limites artistiques ?

Du côté de la Culture, même son de cloche. On s’est contenté de produire des niaiseries qui n’ont été distribuées nulle part, si ce n’est sur les ondes de nos moribondes stations FM, à l’IFT, au Centre Don Bosco, etc.  Notre fameuse « diversité culturelle » n’inspire pas ceux et celles que l’on qualifie d’artistes. Terme galvaudé. Il y a le très original Afrotronix qui tire son épingle du jeu. Avec lui, quelques uns, dont Tony Ives, Lynci ou Sultan, tentent de faire vivre la musique urbaine tchadienne, mais le public n’accroche pas (pas encore). A qui la faute ? A leurs propres limites artistiques ou à un manque de promotion/mécénat qui leur permettrait de passer un cap ?

Immobilisme

Les politiques, fidèles à eux-mêmes, ont été d’une inefficacité criante. Ceux qui sont en fonction cherchent à tirer à eux la couverture afin de briller aux yeux du Président de la République et ainsi espérer pérenniser leurs strapontins. Les décisions qui permettraient aux Tchadiens de souffler un tant soi peu sont par contre le dernier de leurs soucis. Ils sont en représentation. En permanente recherche de médiatisation. Pour remplir les cases du journal télévisé de Télé Tchad, ils brasent de l’air et récitent des antiennes creuses et éculées. Si cette clique disparaissait de la surface du pays, cela ne changerait rien à notre quotidien, car elle ne pilote pas le Tchad, elle le laisse voguer tel un bateau ivre. Attentisme et immobilisme sont les adjectifs qui qualifient le mieux notre vie politique. La même dialectique vaut pour ceux qui attendent dans l’antichambre du gouvernement (car c’est la finalité) et ceux de l’opposition.

Si on remplaçait le nom France par Tchad dans cet extrait d’Hexagone, écrit et chanté par l’anarchiste Renaud Sechan, serions-nous dans le vrai ?

« Ils s’embrassent au mois de janvier car une nouvelle année commence,

Mais depuis des éternités elle n’a pas vraiment changé la France.

Passent des jours et des semaines, y a que le décore qui évolue.

La mentalité est la même, tous des tocards, tous des faux-culs. »

Il y a deux mondes

Quand je dis que tout est morose, j’exagère. Dans ce spleen ambiant, il y a quand même des lueurs d’espoir. La motivation et l’énergie de certaines personnes pour développer des idées novatrices, monter des start-up dans tous les domaines tout en essayant de se frayer un chemin vers l’autonomie financière constatés dans certains milieux de N’Djaména, donne beaucoup d’espoir. Ce mouvement d’autoentrepreneurs, certes encore très brouillon, sans réelle ligne directrice et disparate, gagne de plus en plus les millennials. Une génération bénie car elle a grandi avec les technologies les plus adaptées à ses besoins, les mieux pensés pour qu’une personne puisse s’épanouir socialement, économiquement et idéologiquement. Ses ainés n’ont jamais connu ces leviers économiques impressionnants. Ses benjamins connaîtront sans doute un outil qui sera édulcorée de son essence ‘‘libertaire’’ tôt ou tard. Ce Tchad là turbine de toute ses forces pour se faire une place dans l’écosystème mondial en cherchant à se mettre à niveau par rapport à ses voisins, qui vivent dans le ‘’village global’’, thèse développée en 1967 par l’économiste Marshall McLuhan et qui prévoyait la mondialisation économique, technologique et médiatique. Ce Tchad de tous les possibles se trouve opposé à un Tchad traditionnel, replié sur lui (régionaliste, ethniciste, voire même clanique), replié sur ces méthodes de gouvernance économique et sociale qui ont fait leur temps et qui ont montré leurs limites. C’est ce que j’appelle le Tchad de l’ancien monde.

Loin de moi l’idée d’opposé ces deux approches, même si je penche pour l’un, plutôt que pour l’autre. Il n’y a dans mon cheminement intellectuel aucun manichéisme, juste un constat. Celui d’un Tchad qui a les ouvert, qui sait, qui veut mais ne peut pas grand chose faute de structures et de moyens financiers. Car il est encore balbutiant. Et d’un Tchad qui peut tout, mais est engoncé dans un système de corruption et de clientélisme duquel il ne peut se départir, de peur de voir sa mécanique de fonctionnement voler en éclat. Rapprocher ces deux Tchad serait-il une bonne idée ? Oui et non ?

Oui car aucun changement notoire ne peut se faire sans les pouvoirs publics, qui décident des politiques et des règlements. Le gouvernement doit tenir compte de ce frétillement économique naissant (formel ou informel) lui donner un cadre légal pour qu’il se développe. La machine administrative occupera alors un rôle de régulateur, percevra ses impôts et se chargera de ses devoirs régaliens. Cette approche libertarienne, le moins d’Etat possible dans les affaires économiques, est, au passage, soutenue par les géants de la Silicone valley. Un exemple à suivre ? Une question qui mérite débat.

Non car si on laisse trop de place à la machine administrative dans cet écosystème, elle le biaiserait par ses vielles méthodes, sa corruption et sa pression fiscale.

Le Giga à 1 500 francs

Si je concluais ce billet sans parler de la baisse du prix d’Internet j’aurais été impardonnable. Fin octobre, Airtel, l’un des deux opérateurs de téléphonie, a décidé de passer de 12 000 francs à 1 500 francs pour 1 Giga. Une véritable révolution. Une sorte d’aumône pour toute la population. Internet, comme je l’écrivais plus haut, est un levier économique sans pareil. Certaines personnes se sont plaint que c’est encore trop cher. Ils ont peut être raison. Mais c’es déjà pas mal.

La question que je me pose par contre est : ‘’S’ils peuvent se permettre de vendre le Giga de connexion à 1 500 francs aujourd’hui, pourquoi l’ont-ils vendu depuis toutes ces années à 12 000 francs ?’’

Tchadiens, je ne vous souhaite pas une bonne année 2019. Mais plutôt beaucoup de courage pour 2019.

Chérif Adoudou Artine, leader numérique autoproclamé