Une maladie mystérieuse tue les dromadaires

Depuis près d’un an, des centaines de dromadaires meurent suite à des convulsions et des fièvres étranges. Les chameliers des alentours de N’Djaména sont dans le désarroi après avoir tout tenté. Témoignages…

Le désarroi se lit sur le visage éberlué d’Al Annaf Tahir, propriétaire d’un important troupeau de dromadaires installé à Dourbali, à une cinquantaine de kilomètres de N’Djaména (dans la région du Chari-Baguirmi). En moins d’un an cet éleveur « abbala » a perdu l’essentiel de son capital, à savoir ses animaux. La cause est la propagation d’une maladie inconnue qui s’attaque aux dromadaires et qui se répand depuis plus d’un an. Ce mal mystérieux n’a pas pu être diagnostiqué par les vétérinaires consultés par Al Annaf Tahir et les habitants de son ferrique.

Mais ils ne sont pas les seuls dans ce cas…

Après avoir tout essayé (centres de santé animale, achats de médicaments à l’étranger, etc.) ces éleveurs estiment ne plus avoir aucun recours, si ce n’est demander l’intervention du ministre en charge de l’Élevage et des Productions animales, Abdérahim Awad Ateïb, afin de sauver les animaux qui leur restent.

Une menace qui pourrait déstabiliser tout un pan de l’économie ?

Source : FAO – 2017

Selon un classement de la FAO (Fund agriculture organisation), le Tchad est le pays qui compte le plus de camelins. Mais cette position dominante pourrait bien être menacée par cette mystérieuse fièvre qui décime depuis à peu prés un an les troupeaux aux alentours de N’Djaména. Une menace qui pourrait déstabiliser grandement ce secteur économique si le phénomène n’est pas juguler et circonscrit dans la région du Chari-Baguirmi.

Chérif Adoudou Artine

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