Les putschs ne seraient donc pas juste une spécialité africaine ?
« C’est la chienlit dans ce Sahel » se serait certainement écrié de Gaulle s’il voyait la situation dans laquelle se trouve cette zone géographique aux confins méridionaux du Sahara. général de Gaulle, celui-là même qui a déjoué en 1961 le coup d’état que l’histoire désigne comme « Le putsch des colonels ». C’était un 21 avril. C’était à Alger, dans laquelle séjournait le Président de la république française depuis 24 heures. C’était en réaction à la politique du gouvernement Debré. C’était en opposition au résultat du referendum d’autodétermination algérien. Les fomenteurs de ce « coup » dénonçaient « la trahison et les mensonges du gouvernement » et mettent en garde : « Le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et républicain gravement compromis par un gouvernement dont l’illégalité éclate aux yeux de la nation. » Mais fort heureusement pour De gaulle et la IV République, les putschistes et leurs fidèles regagnèrent les casernes 4 jours plus tard, le 26 avril.
Les coups d’Etat ne seraient donc pas une spécialité uniquement africaine comme semble nous le dire Twitter depuis jeudi (un site à dénombré plus de 200 putschs depuis 70 ans pour corroborer cela.
En 2023, Dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 juillet à Niamey, c’était également des putschistes, des militaires qui tentaient dans un vain discours de justifier leur action, celle de la prise de pouvoir par les armes qui a renversé le Président élu en avril 2021, Mohamed Bazoum. Malgré les informations contradictoires des uns et des autres qui accentuaient le flou ambiant autour de cette journée, le coup de force a été confirmé avec une annonce dans la nuit.
Chérif Adoudou Artine, blogueur politique


