Une banale discussion dans un Space twitter m’a fait sortir de ma torpeur vis-à-vis du Tchad. Elle m’a fait comprendre que je pouvais jouer un rôle, aussi infime soit-il, auprès des plus jeunes qui n’ont plus comme exemple qu’une classe politique corrompue et des ROLE_MODEL (artistes, sportifs, société civile, etc.) qui ont choisi de se taire.
Le blues du début d’année ! Vous savez, cette période durant laquelle on a du mal à redémarrer le cours de notre vie normale après les agapes et les bamboches de décembre. Cette période dure en générale une semaine, dix jours et ont revient à la réalité.
Cette année, le blues de janvier aura duré chez votre bloggeur préféré plus de trois mois…. Du 1er janvier au 3 avril. Durant cette période je ne me suis pas connecté une seule fois sur la page que pourtant j’adore alimenter. Point de lassitude. Aucun désintérêt pour l’actualité politique de l’Afrique. Encore moins un défaitisme quant au manque d’intérêt du public que je cible. Non rien de tout ça. Il s’agissait juste d’une ode à la paresse. Je faisais, durant cette période de plus de 3 mois, le strict minimum. A savoir me tenir en forme physiquement, bien me restaurer, m’informer sur l’essentiel (le strict minimum, ce qui m’a permis d’économiser de l’argent car je n’ai pas renouvelé mes abonnements pour les sites d’info), essayer de parfaire ma pratique religieuse et entretenir mes jardins secrets.
Mais cette nonchalance que je me suis accordée est une faute; même si à travers celle-ci je voulais être plus en phase avec moi-même en vivant moins au rythme de ces réseaux sociaux qui nous accaparent tous, au point que nous sommes devenus des êtres pavloviens voulant s’exprimer sur tout, à tout moment et montrer au monde que nous sommes des gens engagés, des produits de notre époque, cette ère de l’information furtive.
Partager ses modestes connaissances et son expérience
Nous avons pris les réseaux sociaux (leur utilisation) par le mauvais bout : le résultat n’est que confrontations, harangues, vindictes, attaques (malheureusement trop souvent ad hominem). Ouf !
Et puis il y a eu cet épisode de cette nuit du 3 au 4 avril. Entre 2 unités de prières, je me suis attardé sur un espace organisé par une femme tranchante, aux idée claires et à la gouaille souvent « tanceuse ». Ces quelques minutes durant lesquelles j’ai eu la chance de prendre la parole ont réanimé mon envie de partager, de « mentorer » les plus jeunes sur les seules questions qui valent la peine que l’on s’y attarde : le niveau de vie de la population, la scolarisation des plus jeunes, le développement économique et social du Tchad.
Ces milléniaux qui étaient dans cet espace Twitter ne m’ont pas attendu pour discuter de ces sujets centraux, mais ils étaient en quête de quelque chose… De balises ? De précisions ? De guidances autres ? Quoi qu’il en soit les remerciements chaleureux reçus après avoir posté une bibliographie m’indiquaient qu’une infime partie de la jeunesse tchadienne est encore alerte et souhaite évoluer dans le bon sens.
Sans le vouloir je suis devenu l’espaqce de quelques minutes un exemple. Un grand frère que j’ai toujours refusé d’être. Ne m’ouvrant que très peu aux autres, rejetant le débat car j’estime que les gens en face de moi n’avaient pas les pré-requis nécessaires. Mais voilà, cette posture somme toute pédante, n’est pas la bonne. Il faut garder le contact avec les gens, écouter, ne pas juger. Ne pas toiser et surtout apporter ces modestes connaissances acquises çà et là et partager l’expérience de la vie professionnelle. Sans porter de jugement sur les choix des uns et des autres, nous tâcherons de parler du Tchad, mieux le connaître, le présenter tel qu’il est et fournir les outils, les connaissances afin que ces jeunes gens se construisent des modèles.
Merci de m’avoir sorti de mon hibernation…


