À l’occasion du 30 juin 2025, jour de fête nationale en République Démocratique du Congo, Benjamin Babunga nous invite à un retour critique sur l’histoire de son pays. Son analyse met en lumière une troublante récurrence : celle d’espoirs déçus face à des promesses non tenues. Entre l’euphorie naïve de 1960 et les attentes suscitées par le récent « Accord de Washington », l’économiste dénonce une boucle d’illusions dont le peuple congolais peine à s’extraire, appelant à une prise de conscience collective. Ce texte, à la fois hommage et avertissement, mérite une lecture attentive pour comprendre les défis persistants d’un pays une fois de plus fragilisé.
Ce texte a été publié par l’économiste Benjamin Babunga sur son compte X le 30 juin 2025
30 juin 1960, Jour de l’Indépendance
27 juin 2025, Signature de l’Accord de Washington
L’ILLUSION…. CE VIEUX POISON CONGOLAIS
L’histoire a une manière étrange de se répéter, surtout dans les pays qui refusent d’en tirer des leçons. La RD Congo, notre cher pays, en est une illustration presque parfaite. Souvenez-vous de 1960. L’indépendance venait d’être proclamée. Les rues étaient en liesse. On dansait, on chantait, on criait « Lipanda! » avec une foi quasi mystique. Beaucoup croyaient, sincèrement, que l’indépendance allait transformer le Congolais en une sorte de « Belge noir ». On imaginait déjà aller occuper les villas cossues de Kalina (Gombe), les voitures qui appartenaient aux européennes, et nos vies basculant subitement dans le confort, le respect et la prospérité. C’était beau… MAIS C’ETAIT FAUX.
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Benjamin Babunga

